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Si Versailles m'était compté

14/12/2006 - par Pascale Caussat

Grand succès, le film Marie-Antoinette de Sofia Coppola a suscité un engouement pour l'imagerie du Siècle des lumières. Le château de Versailles, Ladurée et la publicité, entre autres, en ont profité.

Pendant le tournage, c'était Ladurée et Dom Pérignon à volonté ! » Ce témoignage du chef-opérateur du film Marie-Antoinette, cité dans le magazine Première de juin 2006, en dit long sur les obsessions de la réalisatrice Sofia Coppola. Celle-ci a raconté à longueur d'interview comment les couleurs pastel des macarons de Ladurée l'ont inspirée pour les décors et costumes de son film sur les jeunes années de la reine. Le célèbre pâtissier a livré plus de mille macarons, soit environ dix-sept kilos de friandises, sur le plateau. Les effets du film, sorti en mai en France, se font toujours sentir : « Beaucoup de curieux viennent dans nos boutiques, témoigne Aude Schlosser, attachée de presse de Ladurée. Dans tous les pays où le film est sorti, Royaume-Uni, Allemagne et Espagne, nous avons eu beaucoup de presse. En janvier, il sort au Japon, où nous serons présents dans le grand magasin Mitsukoshi. » Une razzia sur le camée rose et le carrosse de la reine en chocolat y est déjà annoncée.

Ladurée n'est pas le seul à avoir bénéficié du succès de Marie-Antoinette (plus d'un million d'entrées en France). La malheureuse reine elle-même est la première à avoir été réhabilitée par le film, qui la dépeint comme une adolescente dépassée par les événements. La biographie d'Antonia Fraser, qui a servi de base au scénario, s'est vendue à 60 000 exemplaires, « un énorme succès pour un livre historique », selon Flammarion. La publicité s'est emparée de la tendance, à l'instar du spot Labeyrie (agence Devarrieuxvillaret), dans lequel des comtesses font du roller devant la caméra de Patrice Leconte, réalisateur des Bronzés 3, certes, mais aussi de Ridicule, évocation du siècle des Lumières.

Le buzz a entretenu l'intérêt

Le château de Versailles, où se déroule l'essentiel de l'action du long métrage, a tout autant profité de cet engouement. La grosse machine américaine a rapporté 15 000 euros par jour de tournage au monument. Le service de presse estime que les quelque 4,5 millions d'entrées payantes enregistrées en 2005 seront dépassés cette année du fait de l'actualité cinématographique. D'autant plus que la sortie du film a coïncidé avec la réouverture du Domaine de Marie-Antoinette, lieu d'évasion de la souveraine lorsqu'elle était lasse du protocole de la Cour. Près de 265 000 visiteurs se sont pressés autour du Petit Trianon, du Pavillon français et autres Belvédère entre juillet et octobre 2006, contre un peu plus de 178 000 personnes à la même période de l'année dernière, lorsque seuls les Trianons étaient ouverts.

Le dynamisme du château de Versailles, engagé dans une vaste politique de rénovation avec mécénat à la clé (12 millions d'euros pour les travaux de la galerie des Glaces, financés par Vinci), explique sans doute ce regain d'intérêt. Mais le buzz entourant Marie-Antoinette, entretenu par les numéros spéciaux des magazines, y a aussi contribué. Ce n'est pas tout : après l'édition du parfum Sillage de la Reine, en partenariat notamment avec Baccarat, l'horloger Breguet annonce qu'il va recréer la montre de Marie-Antoinette. Et dire que les Japonais n'ont pas encore vu le film !

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