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28/02/2008 - par Cathy Leitus

Blog, web-TV, présence sur Facebook et autres réseaux sociaux... Les candidats aux municipales de mars apprivoisent Internet et ses outils 2.0. De nouveaux moyens de séduire l'électeur.

En 2005, le « non » l'emporte au référendum sur la constitution européenne. Les politiques et les médias français, qui avaient en majorité soutenu le « oui », réalisent hébétés qu'ils ont négligé, voire méprisé, la campagne des « nonistes » sur le Web. La leçon est retenue. En 2007, les candidats à l'élection présidentielle font d'Internet une pièce maîtresse de leur dispositif de campagne : Ségolène Royal valorise la démocratie participative en ligne, Nicolas Sarkozy promeut la web-TV et l'interactivité. Les candidats aux municipales empruntent à cet héritage. « Le référendum et la séquence électorale du printemps 2007 ont marqué l'avènement de l'Internet politique, que ce soit pour s'informer, participer au débat ou mobiliser les soutiens, confirme Yves-Marie Cann, de l'Ifop. En 2008, plus de la moitié des électeurs français surfent sur la Toile. Les candidats aux municipales ne peuvent l'ignorer. » De fait, ils ont au minimum un site « plaquette », qui est aussi un point de contact pour informer de l'agenda et du programme.

Tchats en direct

Durant la période de précampagne, certains candidats ont utilisé Internet comme outil de consultation afin de recueillir avis et propositions de leurs concitoyens, à l'instar de Bertrand Delanoë (PS), Françoise de Panafieu (UMP) ou Marielle de Sarnez (Modem) à Paris. Dans le IVe arrondissement parisien, la maire sortante (PS) Dominique Bertinotti, membre de l'équipe Désirs d'avenir de Ségolène Royal, a gardé l'esprit de la campagne présidentielle et lancé en septembre dernier un appel à contributions auprès des habitants. Il a été suivi d'un débat public pour construire son projet.

Cette démarche se retrouve un peu partout en France, de Baptiste Grangeon, candidat à Courthézon (Vaucluse) au journaliste Christophe Grébert, candidat à Puteaux (Hauts-de-Seine). L'interactivité, c'est aussi des tchats en direct comme sur le blog de campagne de Jean-Noël Guérini, candidat (PS) à la mairie de Marseille ou des forums sur le site de Gilbert Meyer, maire sortant (UMP) de Colmar. Mais ces initiatives restent rares. « Les partis politiques et la plupart des maires sortants ne favorisent pas le débat participatif : ils ne voient pas l'intérêt de partager le pouvoir que leur confère la démocratie représentative », affirme Christophe Grébert. Les commentaires publiés - quand ils sont autorisés - sont en général tous favorables au candidat.

Pour Stéphane Schmaltz, vice-président d'Euro RSCG C&O, responsable du pôle public, les choses ont néanmoins évolué. « En 2001, le simple fait d'être sur Internet avec un site "plaquette" et une adresse électronique était un attribut de modernité, se souvient-il. Aujourd'hui, Internet est utilisé comme un média avec des vidéos, de l'information, des témoignages. Il s'agit de raconter l'actualité de la campagne pour nourrir la relation avec les électeurs et répondre à leurs attentes d'information en temps réel. » Un média à soi pour communiquer à sa guise sans aucun filtre journalistique et contradictoire : le rêve de tout politique ! Les candidats qui en ont les moyens font ainsi la part belle à la web-TV, qui les suit dans leurs déplacements et donne la parole aux colistiers, aux soutiens et aux témoins. Mais, si l'habillage peut faire illusion, le contenu laisse encore souvent à désirer...

Autre « must » de cette campagne, le blog politique a donné du même coup de la visibilité à tous les blogs intéressés par la vie de la cité. Le plus bel exemple est celui du blogueur Christophe Grebert, qui après avoir ouvert en 2002 monputeaux.com sans avoir jamais été conseiller municipal, a fini par se porter candidat à la mairie. « Il est plus facile pour les candidats de tenir un blog qu'un site Web, confirme Christophe Ginisty, candidat du Modem à Issy-les-Moulineaux, lui aussi venu à la politique par Internet. Le blog est un mode d'expression directe qui permet de publier des notes au fil de l'eau. »

« Delanoë a 6 000 amis »

Faut-il maintenir actif son blog personnel à côté de son blog de campagne ? Les avis sont partagés. Christophe ­Ginisty plaide, comme Dominique Bertinotti, pour un blog de campagne collectif et le maintien du blog personnel qui permet de raconter la campagne et de livrer ses impressions à la première personne. Jean-Luc Moudenc, maire sortant (UMP) de Toulouse, a choisi de suspendre son blog. Stéphane ­Schmaltz conseille la fusion pour éviter une déperdition d'audience.

Si la présidentielle a consacré les sites de partage de vidéos, les municipales ne résistent pas à la vogue du fameux réseau d'amis Facebook. « C'est le gadget du moment, commente Stéphane ­Schmaltz, mais c'est un canal original et très rapide pour diffuser de l'information ou lancer des groupes de discussion. » « Facebook permet d'aller à la rencontre de gens, plus jeunes, qui ne viennent pas dans les débats publics, raconte Olivier Pacto, coresponsable du site ­bertranddelanoe.­net. Delanoë a 6 000 amis sur Facebook. C'est un Zénith plein ! »

Le candidat Delanoë n'a d'ailleurs négligé aucun des outils 2.0 : Google agenda, Google Map, revue de presse du Web alimentée par les internautes... « On est sur Twitter pour donner en temps réel l'agenda, on poste les vidéos sur Daily Motion, les photos sur Flickr », poursuit Olivier Pacto. Loin de Paris, à Aix-en-Provence, la candidate (sans étiquette) Maryse Galland-Mourbrun, conseillée par David Tessier de l'agence Publicom, a elle aussi son profil Facebook. Elle a même acheté sur Google, en géolocalisé sur la région, tous les noms des autres candidats, et décliné son site de campagne sur l'Iphone. « Le terrain, c'est le coeur de la campagne, rappelle Olivier Pacto. Si on ne sait pas ce qu'Internet rapporte en voix, on est sûr que de ne pas y être en fait perdre. »

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