
23/06/2011
«Qui est ce Jules aujourd'hui?» C'est la question existentielle à laquelle l'agence Sid Lee Paris a répondu lors du brief de l'enseigne de prêt-à-porter masculin du même nom. Face à Grey et Marcel, le bureau français de l'agence indépendante canadienne vient de remporter le budget de communication globale (publicité, PLV, numérique, etc. ) de Jules, après une compétition orchestrée par le cabinet VT Scan.
Elle a mis en avant le rapport de l'homme à la mode, singulièrement renouvelé depuis l'an 2000, époque de la création de la marque. «Aujourd'hui, l'heure n'est plus aux métrosexuels, mais d'une certaine manière à des aspirations plus viriles, explique Sophie Ozoux, responsable de la stratégie chez Sid Lee Paris. Si le métrosexuel se construisait au travers de son rapport avec la femme, il en va différemment désormais. La femme et l'homme jouent avec leurs attributs sexuels, mais dans un rapport apaisé et d'égalité. Dans les défilés de mode, on voit apparaître des barbus et des moustachus, tandis que des séries TV comme Mad Men ou Californication mettent en avant des hommes qui affirment leur masculinité.»
La première campagne sera diffusée cet été, d'abord auprès des clients de l'enseigne à travers les boutiques et les vitrines. Jules vient du Nord de la France et appartient à l'association familiale Mulliez (propriétaire d'Auchan, entre autres). Sur le créneau du milieu de gamme, les quelque 400 magasins français de Jules ont pour concurrents Celio, Delaveine, Esprit, H&M ou Zara. «Bien que leader sur son segment, l'enseigne se remet en question», note Sophie Ozoux.
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Mots-clés :
Jules, Sid Lee Paris, prêt-à-porter, Grey, Marcel, VT Scan, mode, métrosexuels, Sophie Ozoux, femme, homme, sexuels, défilés, barbus, moustachus, séries TV, Mad Men, Californication, Mulliez, Auchan, Celio, Delaveine, Esprit, H&M, Zara