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Merci Amélie

Huit millions vingt-trois mille trois cent une entrées ! après trente semaines d'exploitation, Amélie Poulain quitte le box-office français avec panache. Tout en poursuivant son fabuleux destin à l'étranger... Les États-Unis, l'Allemagne (plus de deux millions d'entrées), l'Espagne, la Yougoslavie et le Québec ont eux aussi succombé. Au Royaume-Uni, le film est le deuxième plus grand succès en langue étrangère après La Vie est belle. Aux États-Unis, Amélie from Montmartre (distribué par Miramax) représentera la France aux Oscars dans la catégorie Meilleur film étranger. La pétillante brunette traîne dans son sillage trois films français au-dessus des cinq millions d'entrées en 2001 : La Vérité si je mens !2, avec Richard Anconina, Le Placard, de Francis Veber, et Le Pacte des loups, de Christophe Gans. Yamakasi de Julien Séri (orchestré par Luc Besson), Une hirondelle a fait le printemps, avec Mathilde Seigner et Michel Serrault, La Tour Montparnasse infernale, avec Éric et Ramzy, ainsi que Belphegor avec Sophie Marceau, ont, quant à eux, rejoint le club fermé des films ayant réalisé plus de deux millions d'entrées.

Le cinéma français séduit

Plusieurs facteurs expliquent ce retour d'affection pour le cinéma français, même si en fin d'année la sortie du blockbuster américain Harry Potter à l'école des sorciers pourrait modifier à lui seul la donne. Première et principale raison de ce succès : le renouveau de la production, avec notamment l'écurie Besson, et des réalisateurs, comme Christophe Gans, férus de grand spectacle. Pour eux, le cinéma français ne se résume pas à la mise en scène des tribulations nombrilistes de personnages thésards en philosophie, traînant leur spleen entre Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. La carte UGC, et celle de ses concurrents, ont sans doute joué un rôle, en incitant les spectateurs à découvrir des films - français, par exemple - qu'ils ne seraient pas allés voir sinon.

L'année 2002 s'annonce déjà sous les meilleurs auspices. Tanguy, d'Étienne Chatiliez, a réalisé un excellent démarrage. On attend également beaucoup du film d'Alain Chabat, Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre (sortie le 30 janvier), dont le budget de 45 millions d'euros (300 millions de francs) constitue le plus gros de l'histoire du cinéma pour un film en français. Autres succès annoncés, Taxi3 (Gérard Krawczyk), en octobre 2002, et 18 ans après de Coline Serreau, la suite de Trois Hommes et un couffin, l'un des plus gros cartons français des vingt dernières années.

Huit millions vingt-trois mille trois cent une entrées ! après trente semaines d'exploitation, Amélie Poulain quitte le box-office français avec panache. Tout en poursuivant son fabuleux destin à l'étranger... Les États-Unis, l'Allemagne (plus de deux millions d'entrées), l'Espagne, la Yougoslavie et le Québec ont eux aussi succombé. Au Royaume-Uni, le film est le deuxième plus grand succès en langue étrangère après La Vie est belle. Aux États-Unis, Amélie from Montmartre (distribué par Miramax) représentera la France aux Oscars dans la catégorie Meilleur film étranger. La pétillante brunette traîne dans son sillage trois films français au-dessus des cinq millions d'entrées en 2001 : La Vérité si je mens !2, avec Richard Anconina, Le Placard, de Francis Veber, et Le Pacte des loups, de Christophe Gans. Yamakasi de Julien Séri (orchestré par Luc Besson), Une hirondelle a fait le printemps, avec Mathilde Seigner et Michel Serrault, La Tour Montparnasse infernale, avec Éric et Ramzy, ainsi que Belphegor avec Sophie Marceau, ont, quant à eux, rejoint le club fermé des films ayant réalisé plus de deux millions d'entrées.

Le cinéma français séduit

Plusieurs facteurs expliquent ce retour d'affection pour le cinéma français, même si en fin d'année la sortie du blockbuster américain Harry Potter à l'école des sorciers pourrait modifier à lui seul la donne. Première et principale raison de ce succès : le renouveau de la production, avec notamment l'écurie Besson, et des réalisateurs, comme Christophe Gans, férus de grand spectacle. Pour eux, le cinéma français ne se résume pas à la mise en scène des tribulations nombrilistes de personnages thésards en philosophie, traînant leur spleen entre Saint-Michel et Saint-Germain-des-Prés. La carte UGC, et celle de ses concurrents, ont sans doute joué un rôle, en incitant les spectateurs à découvrir des films - français, par exemple - qu'ils ne seraient pas allés voir sinon.

L'année 2002 s'annonce déjà sous les meilleurs auspices. Tanguy, d'Étienne Chatiliez, a réalisé un excellent démarrage. On attend également beaucoup du film d'Alain Chabat, Astérix et Obélix, Mission Cléopâtre (sortie le 30 janvier), dont le budget de 45 millions d'euros (300 millions de francs) constitue le plus gros de l'histoire du cinéma pour un film en français. Autres succès annoncés, Taxi3 (Gérard Krawczyk), en octobre 2002, et 18 ans après de Coline Serreau, la suite de Trois Hommes et un couffin, l'un des plus gros cartons français des vingt dernières années.