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Droits télé : toujours plus haut, toujours plus cher ?

15/01/2018 - par Gilmar Sequeira Martins

L’inflation des droits de retransmission des Jeux olympiques ces dernières années met les chaînes de télévision françaises dans l’expectative pour Paris 2024. Un nouvel acteur pourrait bien s'inviter dans le jeu, les Gafa.

On les croyait inséparables. Depuis son essor, la télévision était devenue la meilleure arme de diffusion massive du sport, transformant les Jeux olympiques [JO] en événement mondial. Ce compagnonnage a fait bondir le montant des droits de retransmission exigés par le CIO [Comité international olympique] : en juin 2015, le groupe de médias américain Discovery, propriétaire d’Eurosport, a déboursé 1,3 milliard d’euros pour l’intégralité des droits de retransmission pour l’Europe de tous les JO de 2018 à 2024.

Inflation galopante

 

Cette acquisition a conduit à une inflation galopante des droits télé. Selon Les Echos, Discovery aurait fixé la mise à prix à 150 millions d’euros pour les JO de Paris 2024, trois fois plus que le montant officiel déboursé par France Télévisions pour les JO de Rio en 2016. Difficile pour le groupe public, traditionnel diffuseur de cet événement, de s’aligner alors même qu’il s’engage dans un plan d’économie drastique de 50 millions d’euros, dont 10 à 15 millions de moins pour le sport (sur un budget total de 230 millions d’euros).

Les jeux ne sont pas faits pour autant. France Télévisions assure ne pas renoncer aux JO même s’il ne peut pour l’instant « envisager une quelconque proposition financière ». Nicolas de Tavernost, président du directoire de M6, y voit de son côté une opportunité, n'écartant pas l’idée d’un ticket commun, présenté comme « un moyen pour le service de faire des économies ».

Du côté de TF1, la chaîne n’a pas retransmis les JO depuis ceux d’Atlanta en 1996, se contentant des cérémonies d'ouverture et de clôture de Londres en 2012. Son PDG, Gilles Pélisson, envisage un schéma similaire, avec des séquences à « durées déterminées », mais pas « à n’importe quel prix ». Le patron de SFR, Alain Weill, a, lui, laissé toutes les options sur la table lorsqu'il était interrogé sur le sujet fin novembre : « On regardera. On peut imaginer un partenariat ».

Les Gafa entrent en jeu

Avait-il en tête la montée en puissance des acteurs digitaux ? Aux États-Unis en tout cas, c’est un camouflet que Twitter a infligé à l’opérateur Verizon en avril 2016 en décrochant pour 10 millions de dollars les droits numériques de 10 des 16 matchs de football américain du jeudi soir. Cette année, Amazon lui a succédé en proposant 50 millions de dollars. Et même si ces retransmissions numériques sont complémentaires des chaînes traditionnelles (NBC, CBS, Fox et ESPN [chaîne de télévision sportive américaine]), elles marquent l’irruption des Gafa dans le jeu des droits télé, et avec, de leur force de frappe financière.

En 2016, Facebook a proposé 600 millions de dollars pour les droits de diffusion numérique de l'Indian Premier League de cricket, finalement raflés par le groupe Star India pour 2,6 milliards de dollars. Un simple ballon d’essai ? Difficile à croire : Facebook a diffusé plus de 3500 événements sportifs en 2017.

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