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Des organisations de défense des droits humains, des médias, l'UE et des gouvernements - notamment français - s'indignaient lundi 19 juillet des révélations sur l'espionnage de militants et de journalistes au moyen du logiciel Pegasus, conçu par l'entreprise israélienne NSO. Introduit dans un smartphone, ce logiciel permet d'en récupérer les messages, photos, contacts et même d'écouter les appels de son propriétaire. L'enquête qui renforce les soupçons pesant de longue date sur cette société, publiée dimanche par un consortium de 17 médias internationaux (Le Monde, The Guardian, The Washington Post...), se fonde sur une liste obtenue par le réseau Forbidden Stories («histoires interdites»), basé en France, et l'ONG Amnesty International, et compte selon eux 50 000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016. La liste comprend les coordonnées téléphoniques d'au moins 180 journalistes, 600 hommes et femmes politiques, 85 militants des droits humains et 65 chefs d'entreprise. Des correspondants de plusieurs grands médias, dont le Wall Street Journal, CNN, France 24, El Pais, ou l'AFP en font partie, d'après l'analyse du consortium qui a localisé beaucoup de numéros au Maroc, en Arabie saoudite ou au Mexique. «Nous ne parlons pas ici juste de quelques États voyous, mais d'une utilisation massive d'un logiciel espion par au moins une vingtaine de pays», a expliqué lundi la secrétaire générale d'Amnesty, Agnès Callamard, à la BBC. Mis en cause, le Maroc comme la Hongrie ont démenti lundi le recours au logiciel Pegasus. Mediapart et le Canard enchaîné ont annoncé porter plainte à Paris.

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