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Régions

10 personnalités qui comptent hors de Paris

03/04/2019 - par Vincent-Xavier Morvan @vincentxaviermo

De Marseille à Rennes en passant par Nice, Toulouse ou Strasbourg, les régions regorgent de talents de la communication, des médias ou de la tech. La rédaction vous en présente dix dans les dix plus grandes villes de l’Hexagone, hors capitale. Galerie de portraits.

LYON

Olivier Ginon, à la fête 

« Nous sommes l’un des cinq premiers groupes mondiaux dans l’événementiel et il n’y a pas d’entreprise plus importante que nous dans ce métier en France. » Le constat est avancé sans émotion apparente par Olivier Ginon, le président de GL Events. On sent davantage de fierté à l’annonce des derniers résultats du groupe. GL Events a dépassé en 2018 la barre symbolique du milliard d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise, dont le siège est basé à Lyon, est déployée dans 25 pays et 90 villes. Le groupe emploie 5 000 collaborateurs, dont 1 500 sur les bords de Saône, où l’entreprise est née en 1978. « J’avais 20 ans, j’étais étudiant en droit, j’ai eu cette idée d’entreprise et j’ai foncé », se souvient Olivier Ginon, 61 ans, que rien ne prédestinait au métier des salons et des expositions.

Ouvert d’esprit, le papa, notaire, laisse faire. « Il faut y aller ; si tu veux monter ta boîte, tu la crées », encourage le paternel, déjà assuré de la relève avec un autre rejeton en droit. Ce qui s’appelle encore Générale Location ouvre des agences en France puis à l’étranger pour aller vendre des aménagements aux organisateurs de salons. « On s’est lancés ensuite dans l’événementiel lors des Jeux olympiques d’Albertville en 1992, puis avec la Coupe du monde de football en 1998 », retrace le Lyonnais, amoureux de rugby et propriétaire du club local. « Ensuite on a voulu remonter la chaîne de valeur et gérer des parcs d’exposition et des palais des congrès », raconte-t-il.

Cette stratégie d’intégration trouve son aboutissement avec un troisième métier : l’organisation des salons. « On prenait certains parcs d’exposition en gestion et on avait besoin de contenus », justifie-t-il. « J’adore la campagne, je fais du vélo et je vis à Lyon », livre-t-il, reconnaissant consacrer beaucoup de temps à son travail. « J’ai été deux fois en Chine en quinze jours, hier j’étais à Cannes, la veille, à Rennes, je me déplace en permanence », glisse-t-il avant de reprendre la route. Ce qui le motive à se lever chaque matin ? « La passion des hommes et des femmes qui travaillent dans le groupe et le contact permanent avec toutes sortes de personnes. » Ombre au tableau, les révélations de Mediapart sur des ristournes accordées au candidat Macron pour des meetings. « Il n’y a pas d’histoire puisque la commission des comptes de campagne a dit trois fois de suite qu’il n’y avait pas de sujet », coupe Olivier Ginon. Pas de quoi gâcher la fête.

• Et aussi à Lyon : Michael Peters (Euronews), Thibaut Gressin (Publicis LMA), Sébastien Conte (Insign), Nicolas Claraz (La Cuisine du Web), Franck Solomiac (Nouveau Monde), Didier Maïsto (Lyon Capitale), Emmanuelle Sysoyev (OnlyLyon), Pierre Fanneau (Le Progrès), Emmanuel Roye (BFM Régions), François Sapy (La Tribune de Lyon), Florian Grill (Cospirit Mediatrack), Frédérique Jambon (Havas Media), Adrien Jehanno (Agence 79)…

 

MARSEILLE

Julie Basquin, l’aficionada 

Elle a la passion de la corrida dans le sang. « Je ne sais pas si je peux le dire, mais je suis une enfant de la Camargue, avec des éleveurs de taureaux dans la famille. Je suis une aficionada », avoue Julie Basquin. La Nîmoise de 51 ans partage plus librement en revanche ce qui l’anime au quotidien, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée, le fameux Mucem, dont elle est la directrice de la communication. Inauguré en 2013, l’établissement a changé en quelques années la face de la ville. « Les Marseillais n’y croyaient plus car il a longtemps été une Arlésienne. Le projet scientifique les intéressait peu. Après tout, le Mucem reste le bébé de l’ancien Musée national des Arts et Traditions populaires de Paris et il est né de la volonté du ministère de la Culture d’en transférer le fonds à Marseille. Certains se disaient : “Pourquoi nous met-on cette collection poussiéreuse d’armoires normandes ?” », raconte Julie Basquin, débarquée un peu par hasard sur le Vieux-Port, dans les années 90, en y suivant son conjoint.

Le coup de génie, en communication, aura été de laisser de côté, dans un premier temps, le projet muséal pour tout miser, dans un esprit d’ouverture, sur le bâtiment lui-même. « Dès qu’il est sorti de terre, on a tout de suite senti l’adhésion du public, et on s’est servi de ça. Les Marseillais aimaient l’OM, il fallait qu’ils aiment aussi le Mucem », justifie-t-elle. Les habitants deviennent alors, à coup de campagnes testimoniales placardées sur les murs de la ville ou de visites de chantier, les ambassadeurs du chef-d’œuvre de Rudy Ricciotti.

Le pari est gagné : 1,4 million de visiteurs par an, dont 400 000 payants, et un public pour moitié régional. Longtemps- attachée de presse – elle entre, avec un bagage en histoire de l’art à la Sorbonne et un diplôme de l’école Euro RSCG Communication tout juste fondée par Jacques Séguéla, au bureau de presse Claudine Colin, avant de créer son agence à Marseille –, Julie Basquin ne regrette pas l’aventure. « Dix expositions par an et, entre projections de cinéma, conférences, 200 autres manifestations… c’est beaucoup de rencontres et de diversité. Et monter un musée, ça n’arrive pas tous les jours, il a fallu tout imaginer, c’était une période extrêmement grisante », s’enthousiasme celle qui faisait déjà partie, en 2010, de l’équipe de l’association de préfiguration du Mucem.

• Et aussi à Marseille : Bernard Tapie (La Provence), Franz-Olivier Giesbert (La Provence), Aline Moreau (Caisse d’Epargne) Alexandre Contencin (Marsatwork), Jean-Marc Béhar (La Marseillaise), Nathania Cahen (Marcelle), Julien Vinzent (Marsactu), Olivier Mathiot (The Camp)…

 

TOULOUSE

Ludovic Le Moan, à la conquête du nouveau monde 

« Quand j’ai rencontré en 2011 mon associé Christophe Fourtet, que je surnomme “le Mozart de la radiocommunication”, et qu’il m’a dit : “je suis capable d’envoyer des messages très loin avec très peu d’énergie”, je me suis fait la réflexion que si c’était vrai, on allait pouvoir changer le monde. » Huit ans plus tard, Ludovic Le Moan, CEO de Sigfox, a révolutionné les pratiques des entreprises en leur permettant de faire communiquer entre eux des objets grâce à l’installation d’un réseau de télécoms à bas débit. Il espère chambouler celles du grand public, notamment dans le domaine de la domotique. Les antennes, que la licorne toulousaine – qui a levé 300 millions d’euros, un record en France – installe dans le monde, couvrent 60 pays, un milliard de personnes et six millions d’objets. L’été prochain, une fusée décollera pour placer en orbite un satellite Sigfox, qui permettra de mailler déserts et océans.

« On se concentre aujourd’hui sur l’asset tracking, avec par exemple la possibilité pour un fabricant de pneus de localiser son produit mais aussi de détecter à distance une crevaison », commente ce Havrais de 55 ans, qui a emprunté des chemins de traverse pour « rivaliser, en termes d’ambitions mondiales, avec Google ou Facebook ». Après avoir grandi dans un quartier défavorisé, il passe un CAP de tourneur et un BEP de mécanicien-monteur avant d’être poussé par un professeur vers « math spé » dont il sort major, puis une école d’ingénieur à Grenoble. Il suit sa femme à Toulouse, y crée Anyware Technologies, éditeur d’une solution logiciel en matière de « machine-to-machine », l’ancêtre de l’IoT, puis Goojet devenue Scoopit.

Aujourd’hui, Sigfox, 60 millions d’euros de CA, emploie 450 personnes dans le monde, dont 250 au siège de Labège, près de Toulouse, où Ludovic Le Moan, désormais Parisien, se rend souvent. L’entreprise partage ses locaux avec d’autres start-up au sein d’une IoT Valley qu’il a imaginée. Visionnaire, il prédit que « le monde physique va fusionner avec le monde virtuel », pour effacer « la distinction entre le cloud et l’humain ». Mais il n’oublie pas ses origines. « Nous sommes dans un système capitaliste, il va falloir rendre l’argent qu’on nous a prêté, mais la technologie doit aussi servir des causes sociales ou humanitaires », prône-t-il. C’est le sens de sa fondation, qui mène des projets non commerciaux pour la sauvegarde des espèces ou la création d’emplois. 

• Et aussi à Toulouse : Thierry Leblanc (Couleur Citron), Jean-Michel Baylet (La Dépêche du Midi), François Garcia (Mirum Europe du Sud), Jean-Christophe Tortora (La Tribune), Véronique Creissels (Airbus), Odile Basquin (Dentsu Aegis Network Regions)... 

 

NICE

Claire Peradotto, Madame Bonheur 

« Si je devais me caractériser, ce serait l’art d’être heureux. » À 51 ans, Claire Peradotto, gérante de Peradotto Publicité, respire le bonheur. Installée dans la plaine du Var, à Nice, sa société, qui figure parmi les leaders de la signalétique, dispose de l’un des plus grands parcs de machines d’impression numérique en France. Kakemonos ou vitrophanies pour la RATP, le tramway niçois ou la ville de Paris, enseignes lumineuses pour le stade de l’Allianz Riviera, voisin de son usine-atelier, ou réplique en polystyrène de la Coupe du monde de football exposée à Clairefontaine, rien ne lui échappe en matière d’identité visuelle. La gérante a aussi lancé un site marchand pour le grand public ou l’hôtellerie en quête de décor sur-mesure ou d’oeuvres d’artiste.

Sa philosophie de vie repose sur un paradoxe apparent : pour être heureux, il faut, selon elle, être un « égoïste altruiste ». « J’ai l’impression d’être comme Obélix tombé dans la potion magique quand il était petit. Moi, je sais instinctivement ce qu’il faut faire pour être bien », affirme la Niçoise. Très tôt, sa société, qui compte aujourd’hui 45 salariés pour 4 à 5 millions d’euros de chiffre d’affaires, a aussi adopté des normes environnementales strictes, utilisé des encres non polluantes et recyclé ses chutes. Celle qui avait commencé sa carrière chez feue Colorado, à Paris, comme chef de pub, avant de reprendre en 2000 l’entreprise créée en 1963 par son père Roger Peradotto, peintre en lettres pour le cinéma, ne rêve aujourd’hui que de transmettre à son tour l’entreprise. L’une de ses deux filles travaille déjà dans la maison. En attendant, laissons Claire à son bonheur : « Le matin je me lève et quand je vois les arbres en fleurs comme actuellement à Nice, je crois que je suis dans le plus bel endroit du monde. » 

• Et aussi à Nice : Charles Cohen (Bodyguard), Jessica Marcou et Laetitia Rossi (Comback), Ariel Morali et Bruno Valentin (Pôle Company), Jean-Marc Pastorino (Nice-Matin), Hervé Raynaud (Azur TV)…

 

NANTES

Stéphanie Dufour, la boussole 

Arrivée dans les années 2000 au sein du groupe familial The Links, qui se déploie à Nantes dans les études ou le télémarketing, Stéphanie Dufour, 46 ans, dirige aujourd’hui l’agence de communication, devenue l’une des enseignes phare de la région. Rejetant « le vieux modèle dans lequel les agences de pub traditionnelles sont enfermées », elle plaide pour « une culture de l’hybridation ». Le groupe The Links, qui rassemble 250 collaborateurs pour 20 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont la moitié pour l’activité communication proprement dite, accueille ainsi dans ses locaux plusieurs start-up. Sous sa houlette, The Links a aussi ouvert l’an dernier à Paris, rue de Vaugirard, « Le Hangar à -Paname », clin d’œil au lieu culturel local Le Hangar- à -bananes, un lieu d’« open innovation » hébergeant les équipes parisiennes de l’agence ou encore une start-up spécialisée en intelligence artificielle.

Stéphanie Dufour, maman de deux enfants, qui n’a pas hésité à suivre un MBA quand elle a pris les rênes de l’agence il y a cinq ans, garde les pieds sur terre : « On veut aussi investir dans l’intelligence naturelle, les idées, et surtout, on en a marre des questions qui ne mènent à rien et des one shots. » Face à des clients qu’elle dit « déboussolés » par les changements technologiques, elle a la volonté de « remettre la marque au centre » et de « donner envie de bosser avec [l’agence] parce que [les équipes] travaillent différemment. » Un discours valable aussi pour les collaborateurs. Cinq ou six recrutements sont prévus avant la fin de l’année. 

• Et aussi à Nantes : Céline Marcillac et Philippe Robin (Notchup), Sandrine Charpentier (Digitaly), Nicolas Papuchon (Antigel), Matthieu Fuchs (Presse Océan), Adrien Poggetti (La Cantine), Manuel Cornet (Nouvelle Vague), Frédéric Chaigne et Emmanuel Miani (LMWR)…

 

MONTPELLIER

Loïc Soubeyrand, renversant 

On l’avait perdu de vue en 2017 au moment de la vente de la société Teads (dont il était l'un des cofondateurs) à Altice pour un montant record de près de 300 millions d’euros. Revoilà Loïc Soubeyrand, toujours fidèle à Montpellier, sa ville de naissance, et de nouveau à la tête d’une start-up qui compte bien, comme Teads avec son format de vidéo publicitaire « in read », « renverser » le marché. En l’occurrence celui, plus inattendu, des titres-restaurant.

La société Lunchr, qu’il a fondée il y a un an, part à l’assaut d’un secteur que Loïc Soubeyrand, 33 ans, décrit comme « oligopolistique », avec des acteurs historiques qui n’ont aucun intérêt, selon lui, à ce qu’il change. « Notre but est de dématérialiser les 85 % du marché encore basé sur le papier avec un pitch très simple : “Passez par nous, et vos employés vont bénéficier d’une carte bancaire pour payer dans tous les points de vente et, en plus, ils pourront bénéficier de réductions en groupant leurs commandes sur une plateforme en ligne”. »

Lunchr, installée depuis peu dans le nouveau quartier d’affaires Odysseum, a déjà embauché 70 personnes, convaincu 2 000 entreprises et levé 43 millions d’euros auprès « de gens qui croient en l’histoire », relève le CEO, ancien étudiant en informatique et contrôle de gestion, qui se dit à la fois « mono-tâche » et « touche-à-tout ». Il n’y a qu’à bien se tenir… 

• Et aussi à Montpellier : Bernard Maffre (Midi Libre), Éric Pantera et Gilles Moncaubeig (Teads), Frédéric Lopez (Alt shift), Rachel Delacour (business angel), Olivier Reynaud (ex-Teads, créateur d’une nouvelle start-up sur l’IA et la vidéo)…

 

STRASBOURG

Frédéric Cronenberger, l’as d’Alsace 

Il a créé sa première « agence de pub » alors qu’il n’était encore qu’en 1re au lycée à Strasbourg, sa ville de cœur. Il s’agissait de participer à un concours organisé par Jérôme Bonaldi sur Canal+. Quelques années plus tard, à la tête de l’agence Novembre qu’il a rejointe en 2004, après avoir créé sa propre structure, Frédéric Cronenberger, 49 ans, est plus que jamais un « fils de pub ». Il œuvre notamment pour des centres commerciaux, des banques ou encore pour Lidl, une enseigne pour laquelle Novembre a déjà écrit plus de 400 spots radio et s’est distinguée avec le carton « On est mal ».

Mais Frédéric Cronenberger est aussi un fils d’Alsace, auteur d’un livre, L’Alsace des as, dans lequel il rendait hommage aux plus belles marques du cru, telle Caddie à Schiltigheim. Selon lui, l’Alsacien, s’il produit de la belle ouvrage, est trop « humble » pour s’en vanter. À ses heures perdues, Frédéric Cronenberger est aussi chanteur et guitariste dans un groupe de rock, mais l’homme préfère rester discret sur sa part d’ombre. On ne se refait pas… 

• Et aussi à Strasbourg : Nicolas Godard (Reymann), Thomas Azan (Goodway), Jean-François Lanneluc (Ville de Strasbourg), Michel Franck (Crédit Mutuel), Olivier Kubler (Advisa), Philippe Carli (groupe Ebra)…

 

BORDEAUX

Philippe Massol, aimant à touristes 

Il a la recette pour déplacer les foules. L’été dernier, à peine deux ans après son ouverture, la Cité du Vin, que Philippe Massol dirige à Bordeaux, a franchi le million de visiteurs. De quoi pérenniser le modèle économique de la fondation d’utilité publique qui, avec ce projet à 80 millions d’euros, veut raconter la grande histoire mondiale du vin dans un bâtiment ultra-moderne posté sur la Garonne, à l’entrée nord de la ville.

Ce Toulousain de 53 ans, parti faire ses études à Poitiers, a été à bonne école en rejoignant le Futuroscope dès son ouverture en 1989 pour y devenir le directeur d’exploitation, jusqu’au rachat par le groupe Amaury. Aujourd’hui, le départ d’Alain Juppé de Bordeaux, ajouté au mouvement des Gilets jaunes qui plombe la fréquentation touristique de la ville, l’inquiètent quelque peu. Pour se défouler, Philippe Massol pourra toujours aller taper quelques balles à la Villa Primrose, l’historique club de tennis de la ville, dont il est vice-président. 

• Et aussi à Bordeaux : Patrick Venries (Sud-Ouest), Thierry Passemard (New Compact), Bernard Magrez (groupe Bernard Magrez), Lionel Lepouder (Invest in Bordeaux), Stephan de Faÿ (Bordeaux -Euratlantique), Philippe Hugon (Vinternet), Allan Sichel (CIVB), Maryse Bernard (Citron Pressé)…

 

LILLE

Cathy Collart-Geiger, la battante 

Est-ce l’influence d’un papa militaire de carrière ? En tout cas, Cathy Collart-Geiger se définit elle-même comme « une battante ». « Je suis déterminée, c’est vrai, j’aime fédérer les équipes et les emmener très loin ! », reconnaît celle qui est aujourd’hui, à 48 ans, directrice client, innovation, marque et concepts commerciaux, et membre de la direction générale d’Auchan Retail France, entité qui regroupe tous les formats du distributeur installé à Villeneuve-d’Ascq. Du caractère, cette Lilloise va en avoir besoin. Au début du mois, le groupe a annoncé plus d’un milliard d’euros de pertes pour 2018. « Au-delà du triste constat, je vois ça aussi comme une opportunité pour inventer de nouveaux chemins pour revenir dans le cœur des Français », énonce-t-elle.

De fait, depuis ses débuts chez Auchan à 23 ans, comme chef de rayon après un diplôme de l’IPAG, elle n’a jamais hésité à « sortir de sa zone de confort », pour reprendre son expression. Devenue directrice d’hypermarché, elle s’est expatriée en Chine pour un poste de directrice régional de l’enseigne, « à 10 000 km de la maison », avec son mari et son fils. Après un détour par Boulanger puis le concurrent Intermarché, où elle était parvenue jusqu’à la direction générale par intérim, les dirigeants d’Auchan sont finalement venus la chercher l’été dernier pour « rentrer à la maison ». Du pain sur la planche en perspective. Ce qui n’empêchera pas cette épicurienne de rester, comme elle dit, « la reine des apéros festifs dînatoires »

• Et aussi à Lille : Jacques Trentesaux (Mediacités), Gabriel d’Harcourt (La Voix du Nord), Yan Claeyssen (Publicis ETO), Frédéric Clipet et Guillaume Ruckebusch (DPS Les Indés), Frédéric Grignion, François-Charles Debeunne et Arnaud Monier (Altima Agency)…

 

RENNES

Killian Tribouillard, champion en titres

L’aventure a commencé comme une blague de potaches. Venu suivre un DUT de journalisme à Lannion, Killian Tribouillard, en Normand d’origine, en même temps qu’il s’acclimatait à la Bretagne, découvrait le mensuel La Presse Bisontine pendant son cursus et décidait, avec quelques camarades de promo, d’en prendre modèle pour lancer à leur tour, en 2004, Le Mensuel du Golfe du Morbihan. « Petit à petit, le projet d’étudiant, destiné au départ à ajouter une ligne à notre CV et à valoriser notre expérience, s’est mué en projet d’entreprise », se souvient le directeur de la publication de 38 ans.

En 2009, il se lance à la conquête de la capitale régionale avec Le Mensuel de Rennes qui obtient, là encore, « un très bon accueil ». Preuve que ce contre-modèle de magazine papier, payant et ciblé sur les acteurs d’un territoire en quête d’une information « vérifiée et contextualisée » est viable, même si, après des difficultés financières, la petite entreprise est devenue une filiale du groupe Télégramme. Pas de quoi freiner les ardeurs du jeune journaliste qui partage sa vie entre Vannes et Rennes, toujours déterminé à « avancer avec des projets »

• Et aussi à Rennes : David Godest (Dolmen), Benoit Roby (Phileas), Louis Échelard (Ouest-France), Olivier Méril (MV Group), Jérôme Armbruster (Hellowork), Marie Fillatre (Release)…

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