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« Le paroxysme du client roi » 



Dans son roman N’en fais pas une affaire personnelle (Eyrolles), Paula Marchioni donne à voir le pire des relations agences/annonceurs 



Même si elle prétend pouvoir parler « sereinement », Paula Marchioni a privilégié un pseudo pour son premier roman N’en fais pas une affaire personnelle, dans lequel s’écrit la descente aux enfers de Bobette, publicitaire lessivée par la toute-puissance d’un annonceur tyrannique du secteur des cosmétiques. On n’est jamais trop prudent. Surtout lorsque les ressemblances n’ont rien de fortuit. « Les raisons sont juridiques, le livre s’inspirant de mon parcours, mais tiennent aussi à mes 30 années d’expérience au sein de grands groupes ou comme directrice générale d’agence, qui justifient une approche systémique plutôt que personnelle », désamorce la première intéressée, qui s’est attachée à « l’analyse des causes » du mal-être existant entre agences et annonceurs. « Le livre met en scène une cliente toxique comme tout publicitaire expérimenté en a déjà croisé. C’est le paroxysme du client roi. Un certain nombre de peurs existent à ce niveau côté agences mais aussi côté annonceurs, avec une culture du silence s’expliquant pour diverses raisons », relève-t-elle. Première d’entre elles : la « précarité économique » induite par la « logique du profit à court terme » et plus largement la « financiarisation » des modèles actuels. « Outre le fait qu’une marque se construit dans le temps et pas uniquement à coups d’indicateurs économiques, cela se traduit par des réductions d’honoraires. Qui débouchent elles-mêmes sur des réductions de structures en agences, où l’on observe aujourd’hui principalement des seniors et des juniors. Il n’existe plus grand-chose entre les deux. Les agences pâtissent aussi du décalage qui existe entre la réalité et l’image d’antan ainsi que de la défiance par rapport à la valeur de leur travail. À ce titre, même si le numérique est formidable, il n’a pas forcément accéléré les pratiques dans le bon sens en débouchant sur une logique productiviste et immédiate qui fait des agences de simples exécutants », constate l’ancienne dirigeante.  



Sorlin Chanel 

 

 

VERBATIMS



« Une cliente dans une start-up de transports m’avait demandé un pitch pour début janvier alors je l’ai prise au mot et je lui ai proposé une restitution en fin de journée le 24 décembre. Sa réponse fut que ce sera compliqué car elle fêtait Noël, mais qu’on pouvait se parler le 25… Elle n’avait même pas compris que je me moquais d’elle ! » 

 

« Quand j’étais directeur du newbiz, j’ai assisté à des réunions où le mec te tord le bras et te dit qu’il peut te compromettre, qu’il sait que tu trompes ta femme. » 



« Parfois on dirait que ce patron du marketing a Gilles de la Tourette ou un syndrome préfrontal… Il a une telle agressivité verbale, mais aussi physique : un jour, mécontent qu’une vidéo ne charge pas lors d’une présentation avec l’agence, il a fermé ses poings et explosé son ordinateur au point que l’écran se détache. »



« Le client a une boulimie de création. Il adore ça, il va à tous les tournages mais aussi parce qu’il ne fait confiance à personne. Il est si obsessionnel qu’il peut imprimer un PowerPoint et tracer une ligne à la main pour montrer que le titre n’est pas aligné d’un demi-millimètre en ferrage gauche. »



« Les réunions commençaient à 8 heures, parfois plus tôt, et finissaient à 18h30. Il faisait des journées non-stop sans manger. Il prenait juste un latte. Moi, une banane. Un collègue allait aux toilettes avec son PC… »



« Quand une boîte de prod ramenait des actrices pour un casting, il faisait des commentaires sur leur physique. Il aimait les fortes poitrines et les photos avec des décolletés. Une fois en réunion, alors qu’il y avait un acteur connu qui tournait dans nos pubs, il a lancé : "Si j’ai pas envie de la baiser, je la choisis pas." »

 

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