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Relations publiques

En France, des guest-stars pas toujours bienvenues

07/02/2003

Le marché du conseil en choix de célébrités accueille un nouvel acteur, Glamour Speakers. Mais les entreprises françaises restent méfiantes vis-à-vis des stars.

Bill Clinton, ancien président des États-Unis et... invité de marque de Monoprix. C'était le 14 novembre 2001 dans le grand amphithéâtre Léonard de Vinci du Cnit, à La Défense. L'événement, abondamment repris dans les médias, est resté dans les mémoires. Lors d'un colloque réunissant ses fournisseurs et directeurs de magasins, le distributeur français n'avait pas hésité alors à s'offrir la star présidentielle pour promouvoir son engagement en faveur du développement durable. Encore limitée en France, la technique des « speakers » a fait ses preuves, notamment outre-Atlantique où elle est représentée par une flopée de sociétés spécialisées, à commencer par le leader du secteur, Washington Speakers Bureau (WSB).

Fondée voilà plus de vingt ans et employant aujourd'hui une soixantaine de personnes, WSB a décidé de s'intéresser de plus près au marché français. Le représentant exclusif de Madeleine Albright, Rudolph Giuliani, Al Gore, Peter Jennings, John Major et autre Sugar Ray Leonard a en effet signé un accord commercial avec une toute nouvelle agence lancée par Vincent Fischer, Glamour Speakers.

Ancien responsable du développement et du pôle entertainment de l'agence Capital Events à New York puis à Londres, Vincent Fischer projette de s'appuyer sur le carnet d'adresses de son allié américain, mais aussi sur des accords avec des sociétés de marketing sportif tel le britannique SEM, agent, entre autres, du footballeur Thierry Henry, du top model Caprice et du boxeur Lennox Lewis. Quant à sa propre base de données, elle compte 350 personnalités françaises comme le navigateur Philippe Monnet, l'astronaute Jean-François Clervoix ou le présentateur TV Mac Lesggy.« Contacter une star, c'est simple. Mais trouver une personnalité en parfaite adéquation avec les objectifs de l'entreprise, c'est plus difficile. Là est notre valeur ajoutée », assure Vincent Fischer, qui souhaite s'appuyer sur des études comme il en existe sur le marché américain où l'on connaît, par exemple, le profil d'achat précis des gens qui s'identifient à telle ou telle célébrité.

Des précurseurs

Glamour Speakers n'arrive pas tout à fait en terrain vierge. Précurseur en France, Plateforme, créée en 1985 par Nathalie de Rochechouart, affichait en 2001 un chiffre d'affaires de 4,2 millions d'euros avec près de 1 500 opérations par an et une base de données riche de quelque 3 000 noms.« Les sociétés anglo-saxonnes ont toujours eu du mal à s'implanter en France, comme l'a montré la tentative avortée il y a six ou sept ans du London Speakers Bureau. Les entreprises françaises ne sont pas prêtes à dépenser beaucoup pour ce genre d'opérations », note Nathalie Aupetit, directrice chez Plateforme. De fait, si la fourchette des prix en France oscille entre 3 000 et 130 000 euros selon l'intervenant, celle pratiquée par les cabinets américains ou britanniques est généralement trois fois plus élevée.« Par ailleurs, une trop grande célébrité risque de faire passer au second plan le message de l'entreprise. Notre mission consiste aussi à faire comprendre au client qu'avant de penser à Aimé Jacquet ou David Douillet, mieux vaut travailler sa problématique », ajoute Stéphane Waller, président de Meltis, acteur sur ce marché depuis quatre ans et qui s'est développé également dans la création d'événements. Doit-on en déduire que Monoprix s'est vu éclipsé par Bill Clinton ? Une chose est sûre, le distributeur, contacté sur le sujet, ne souhaite pas aujourd'hui revenir sur ce mégashow, diversement apprécié, semble-t-il, en interne.

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