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Communication de crise

Finalement, Decathlon suspend son «hijab» face à la polémique

27/02/2019 - par TP/AFP

Après avoir défendu sa position sur les réseaux sociaux, la marque Decathlon renonce à son vêtement de sport «couvre-tête» qui a suscité nombre de réactions violentes sur les réseaux sociaux, et l'opposition de membres du gouvernement, mardi 26 février.

Mise à jour du 26/02/19 à 18h50

Décathlon renonce à commercialiser son «hijab» de sport qui suscite la polémique en France, a annoncé Xavier Rivoire, directeur de la communication de l'équipementier sportif, le 26 février, sur RTL. «Nous prenons effectivement la décision en toute responsabilité en ce mardi soir, de ne pas commercialiser à l'heure qu'il est ce produit en France», a-t-il annoncé.

 

Plus tôt dans la journée, Xavier Rivoire avait affirmé à l'AFP assumer «complètement le choix de rendre le sport accessible pour toutes les femmes dans le monde». Le «hijab» de sport, déjà commercialisé au Maroc, devait prendre place dans les rayons des Decathlon de France dans les prochaines semaines. «Nous assumons complètement le choix de rendre le sport accessible pour toutes les femmes dans le monde. C'est presque un engagement sociétal, si cela permet à des coureuses de pratiquer la course à pied, nous l'assumons avec sérénité», avait affirmé Xavier Rivoire. «L'engouement pour le produit a fait que nous nous sommes posé la question de le rendre disponible» ailleurs qu'au Maroc, avait-il détaillé, soulignant que «ce couvre-tête laisse le visage libre et visible».

Responsable du jogging chez Kalenji, la gamme de course à pied de l'enseigne, Angélique Thibault, qui a conçu le Hijab Kalenji, s'est dit «mue par la volonté que chaque femme puisse courir dans chaque quartier, dans chaque ville, dans chaque pays, indépendamment de son niveau sportif, de son état de forme, de sa morphologie, de son budget. Et indépendamment de sa culture».

Polémique

 Sur Twitter, Decathlon a indiqué que son service client a reçu «plus de 500 appels et mails depuis ce matin», ajoutant : «Nos équipes dans nos magasins ont été insultées et menacées, parfois physiquement.»

Interrogée mardi sur RTL, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a souligné qu'un tel produit n'est «pas interdit par la loi». Mais «c'est une vision de la femme que je ne partage pas. En tant que femme c'est comme ça que je le vis. Tout ce qui peut amener à une différenciation me gêne. J'aurais préféré qu'une marque française ne promeuve pas le voile», a-t-elle ajouté. «Personnellement, je n'ai pas envie qu'on favorise la différenciation entre les femmes et les hommes», a mis en avant la ministre.

Pour Aurore Bergé, porte-parole de La République en marche, «le sport émancipe. Il ne soumet pas. Mon choix de femme et de citoyenne sera de ne plus faire confiance à une marque qui rompt avec nos valeurs. Ceux qui tolèrent les femmes dans l'espace public uniquement quand elles se cachent ne sont pas des amoureux de la liberté».

Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, a pour sa part déclaré : «J'ai deux filles et je n'ai pas envie qu'elles vivent dans un pays où la place des femmes dans la société régresse comme en Arabie Saoudite. J'appelle au boycott de la marque #Decathlon».

À noter que l'équipementier sportif Nike commercialise déjà un Hijab pour femme, en noir, gris ou blanc, au prix de 30 euros.

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