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Marketing d'influence

Procès entre youtubeurs: EmmaCakeCup donne sa version

04/06/2019 - par Garance Bailly

Accusée d'avoir arnaqué ses abonnés en faisant la promotion de sites e-commerce ne livrant pas leurs commandes, l'influenceuse EmmaCakeCup revient en vidéo sur la succession de scandales qu'elle et son compagnon Vlad Oltean ont provoquée depuis novembre, et la vague de haine qui l'a submergée.

«De voir tous ces scandales, ça m'a clairement détruite de l'intérieur», raconte la jeune femme de 22 ans, assise sur son lit, le regard face à la caméra. Dans une vidéo d'une trentaine de minutes intitulée «LA VÉRITÉ», publiée dimanche 2 juin sur sa chaîne, Emma Charatz, connue dans le monde de l'influence sous le pseudonyme EmmaCakeCup, présente sa version des faits pour, explique-t-elle, regagner la confiance de ses abonnés. Début avril, deux autres youtubeurs, Dairing Tia et Antony Valero, avaient annoncé être attaqués en justice par la jeune femme pour diffamation

Partenariats douteux

«Il faut savoir que nous, influenceurs, nous sommes contactés par énormément de personnes, et des personnes qui sont souvent malveillantes, qui veulent se faire de l'argent sur notre dos (...) et souvent on est mal accompagnés (...). Nous, les créateurs de contenus, on n'a pas forcément fait d'études dans le milieu (...) des erreurs peuvent arriver», justifie la jeune femme à propos du partenariat de son compagnon noué avec une marque de montres peu scrupuleuse, des commandes n'ayant pas été honorées.

L'influenceuse aborde ensuite le premier scandale la concernant directement. Durant la période du Black Friday, le frère de son manager lui aurait fait signer deux partenariats –sans s'être renseigné au préalable sur les sociétés– qui se sont avérés être des escroqueries. EmmaCakeCup se dit désolée d'avoir fait la promotion de ces sites, contre lesquels elle aurait déposé des mains courantes. Elle n'aurait pas obtenu de rémunération pour cette promotion et refuse la responsabilité de cette arnaque, se présentant comme une victime de l'incompétence du frère de son manager.

EmmaCakeCup en vient ensuite au second scandale concernant la vente d'écouteurs fabriqués en Chine. La jeune femme explique avoir voulu aider un ami qui lançait son site d'e-commerce de drop shipping(livraison assurée par le fournisseur et non le vendeur). Elle assure avoir été transparente avec sa communauté d'abonnés, expliquant qu'il s'agissait bien d'une alternative aux AirPods d'Apple. Une fois encore, la jeune femme fait valoir sa bonne foi et sa crédulité. Suite à la publication d'une photo, il y aurait eu une méprise : les internautes auraient pensé que le site marchand appartenait à Vlad Oltean et EmmaCakeCup. L'influenceuse fait part de son sentiment d'injustice : «Moi et Vlad on a pris pour tout le monde», clame-t-elle, à propos des sites de drop shipping en prenant l'exemple des partenariats de personnalités de téléréalité.

Harcèlement en ligne

L'influenceuse passe ensuite à la promotion de magasins de luxe réalisée pour Vallée Village pour laquelle elle a publié sur un réseau social la photo d'un manteau Burberry à 600 euros après rabais. Suite à cette publication, la jeune femme a été victime d'un torrent de haine, captures d'écran à l'appui, et d'articles et de vidéos YouTube qu'elle juge diffamantes: «On nous incrimine de quelque chose qu'on n'a pas fait. On nous dit "vous avez fait ça", on n'a jamais fait ça». Selon EmmaCakeCup, «des gens sortis de nulle part» ont incité à la haine et tenté de «buzzer» sur son bad buzz. Elle se dit innocente et victime d'un acharnement. «Mon manager m'a lâché. Il faut dire que c'était en partie de sa faute (...) C'était horrible, j'ai perdu 60% de mon chiffre d'affaires. J'avais plus envie d'être là. D'être sur les réseaux sociaux, d'être sur cette Terre», se remémore-t-elle les larmes aux yeux.

Concernant les assignations en justice, EmmaCakeCup se montre déterminée: «Il y a la liberté d'expression bien sûr, mais il y a la diffamation et ça c'est quand vous allez trop loin en fait. (...) Les assignations que j'ai envoyé c'est parce que des gens n'ont pas respecté la Loi.» Si elle gagne le procès, l'influenceuse au 1,5 million d'abonnés assure qu'elle fera don de l'argent à des associations contre le cyberharcèlement et pour la cause animale. Il faudra attendre plus d'un an, en septembre 2020, pour connaître le verdict.

 

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