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Application

Clear Fashion, le Yuka de la mode

19/09/2019 - par Ambrine Ziani

Depuis le 10 septembre 2019, l'application mobile Clear Fashion propose aux consommateurs de scanner leurs vêtements pour connaître leur impact environnemental et sociétal. Rencontre avec Marguerite Dorangeon, sa co-fondatrice.

C'était l'un des grands sujets abordés au dernier G7, à Biarritz : l'impact environnemental de l’industrie textile. Deuxième industrie la plus polluante au monde, derrière l’industrie du pétrole, elle est responsable de 10% des émissions de CO2 dans le monde et de 20% des rejets d'eaux usées, d’après l’ONU. Mais derrière ces chiffres alarmants, la technologie tente d'apporter de la transparence.

Et à l’image de cette jeunesse engagée pour le climat, Marguerite Dorangeon et Rym Trabelsi apportent leur contribution avec une application mobile : Clear Fashion (anciennement Clothparency). Tout commence en 2017, lorsque les deux jeunes entrepreneures de 26 ans répondent à un appel à projet à la fin de leur cursus à l’école d’ingénieurs AgroParisTech. «Notre point de départ était le suivant. Quand on achetait nos vêtements, on n’avait pas d’information et on ne pouvait pas privilégier des produits qui étaient plus éco-responsables que d’autres», explique Marguerite Dorangeon.

S'est ensuivi, début 2018, des enquêtes en ligne touchant 1 500 personnes, afin de «bien comprendre les habitudes d’achats et de connaître les éléments sur lesquels les consommateurs voulaient avoir des informations». Une première version simplifiée de l’application est lancée en juillet 2018 et est éléchargée par 15 000 testeurs. La version définitive voit le jour le 10 septembre 2019.

Comment ça marche ?

Avec l’appui d'experts, notamment des personnes impliquées dans la mode durable et ayant travaillé sur les travaux d'étiquetage environnemental, l’outil classe l’impact environnemental et sociétal des vêtements en quatre catégories : l’humain, la santé, l’environnement et les animaux. «On a identifié grâce à la version test les marques prioritaires les plus recherchées en termes d’achats et on est venu chercher leurs informations publiques, comme par exemple un rapport RSE ou un code de conduite fournisseur. Ces informations nous ont permis de renseigner une grille de questions et de déterminer un score sur les quatre catégories», détaille Marguerite Dorangeon.

Soit le consommateur scanne l’étiquette de composition (et non le code-barres), soit il renseigne manuellement les données, pour connaître la note attribuée et les informations détaillées en fonction des quatre catégories. À noter que l'application Good on You, développée en Australie et lancée en Amérique du Nord et en Europe, dont la France, proposait déjà de noter les marques de mode ; et non les vêtements.

Un scoring en projet 

Pour continuer d’aider les consommateurs à acheter leurs vêtements de manière plus éclairée, la start-up souhaite proposer aux marques d’intégrer le scoring de Clear Fashion, à leur boutique ou e-shop. La base de données de l’application repose déjà sur soixante-dix marques (Zara, H&M, Lacoste, Petit bateau, Levi’s, Maje…) dont vingt marques «ambassadrices», ayant directement fait la démarche de transmettre des données à la start-up sur leurs pratiques.«Dans une démarche fair play nous envoyons les informations trouvées par notre équipe aux marques, pour qu’elles puissent nous tenir au courant des mises à jour ou des changements à y faire en nous apportant des informations complémentaires.» D'autres marques seront référencées dans les prochains mois, dont des acteurs éco-responsables, qui peuvent d'ailleurs renouveler leur fiche produit. «Dans le cas des marques qui ne nous répondent pas, l’évaluation est donc basée uniquement sur les informations publiques [dont H&M, Zara ou Nike], mais on considère que ce n’est pas injustifié, car si nous n’avons pas plus d’informations que ça, ça veut dire qu’il y a un risque potentiel et qu’elles peuvent aussi corriger cette note en nous apportant des informations complémentaires.» Depuis 2011, des marques représentant 15% de la production mondiale du textile se sont engagées en suivant le programme Detox de Greenpeace. 

 

À lire :
- Yuka, l'appli qui fait trembler les marques

Les marques doivent s'engager pour survivre

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