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Sport

Renault F1 : «Nous devons recréer du spectacle»

28/10/2019 - par Propos recueillis par Marie-Caroline ROYET

Interview de François Renard, directeur marketing mondial du groupe Renault, qui revient sur l'importance de l'engagement en Formule 1 de Renault, des retombées sur la marque et du positionnement en communication pour toucher les jeunes.

Enzo Ferrari disait que le Grand Prix de F1 le dimanche était la meilleure publicité pour vendre des voitures le lendemain, est-ce toujours d’actualité ? 
Pour la marque Renault, la Formule 1 représente un vrai capital notamment en termes de notoriété de marque. La F1 est l’un des sports automobiles les plus regardés dans le monde avec 500 millions de téléspectateurs, un sport qui croît surtout au sein des nouveaux marchés tels que le Brésil, la Russie et la Chine avec +200% de téléspectateurs. La marque Renault est légitime pour parler F1 car pour rappel le premier Grand Prix a été remporté par la marque française en 1906. Depuis de nombreux grands prix ont été remportés. Sans oublier que la F1 est le meilleur laboratoire technologique.


Pourtant, on ne peut pas dire que la puissance ou la vitesse soient encore des arguments de vente.
Renault est pionnière dans le domaine de l’électrique puisque nous adoptons le mouvement depuis une dizaine d’années. Actuellement, nous sommes les premiers au niveau européen. Avec le temps, nous nous sommes positionnés sur l’hybride, un autre type de moteur qui permet à un plus grand nombre de clients de rentrer dans le domaine de l’électrique. D’ailleurs en 2014, tous les moteurs de Formule 1 ont dû converger vers l’hybride. C’est une stratégie de fond, cela va au-delà de vendre des véhicules sportifs car la technologie développée dans les modèles qui se retrouvent après dans les voitures de série. D’ici trois ans, nous allons lancer huit modèles purement électriques et douze hybrides.


Alors pourquoi Renault n’est plus présent en Formule E ?
Certes, Renault a gagné beaucoup de prix mais nous avons fait un choix stratégique au sein de l’alliance Nissan-Renault pour que la marque se concentre uniquement sur la Formule 1, et Nissan sur la Formule E.


Le retour du Grand Prix de France a-t-il une influence sur le rayonnement de la marque auprès des consommateurs ?
C’est un peu comme retourner à la maison. Ce Grand Prix représente un élément d’activation et un levier pour le business en France. Mais pas que ! Un des pays stratégiques pour nous reste la Chine, c’est un des GP majeur. Pour preuve, le GP de Shanghai a pris énormément d’ampleur entre 2004 et aujourd’hui.

 

Avec les nombreux sponsors, on en oublie souvent la marque qui se cache sous le capot.
La marque Renault est à la fois motoriste et écurie, nous ne rencontrons pas forcément ce problème. Peu de constructeurs ont des écuries en Formule 1, cela représente un vrai engagement car le fait d’en posséder une permet de mettre l’accent sur la marque.


N'est-ce pas anachronique de vouloir parler F1 à des jeunes réputés de plus en plus engagés pour le climat ?
Nous sommes conscients des problématiques éco-responsables de plus en plus grandes des jeunes. C’est pourquoi nous sommes extrêmement actifs sur les réseaux sociaux dont Instagram afin d’expliquer nos actions, ainsi que le fonctionnement de nos voitures. La série Netflix Formule 1 : Drive to survive, qui n’est au départ pas une initiative de Renault, a fortement participé à la prise de connaissance de ce sport auprès des plus jeunes générations. Le fait de montrer des pilotes « abordables », leur vie, leurs victoires, leurs échecs… tout cela participe à redorer l’image de ce sport mais c’est aussi un bon moyen de lui redonner du spectacle.

 

Lire aussi : Comment Alpine régénère sa marque avec la compétition

Une question à Jérôme Stoll, président de Renault Sport

 

Pourquoi était-ce important pour l’écurie Renault d'être en Formule 1 en tant que constructeur ?

Lorsque j’étais numéro 2 chez Renault en 2013, la croissance était au beau fixe avec deux chiffres mais il manquait encore quelque chose. Ça fait 40 ans que Renault est en Formule 1 en tant que motoriste mais nous avons décidé que c’était le moment d’y retourner en équipe. Avec notre retour en 2015, nous partions de très bas, nous le savions. Il fallait beaucoup d’efforts à fournir et il en faut encore. Nos concurrents continuent d’avancer et nous avons encore du progrès à faire. Mais je crois que la performance se trouve dans un bon moteur, un bon chassis, un bon pilote et un bon environnement. Il y a eu beaucoup d’investissement, notamment au niveau du recrutement avec 1 200 embauches en trois ans. Notre équipe composée des pilotes Daniel Ricciardo et Nico Hülkenberg est une dream team et je suis persuadé qu’elle pourrait prétendre au podium. Nous devons recréer du spectacle car l’aspect budgétaire est très important pour le grand public et tout est très cher quand c’est ennuyeux.

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