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Télécoms

La tension monte autour des équipements 5G

10/02/2020 - par Emmanuel Gavard, avec AFP

Alors l’ambassade de Chine en France a mis en garde le pays contre d’éventuelles « mesures discriminatoires » à l’encontre de Huawei, le groupe Illiad (Free) a demandé au gouvernement de clarifier sa position, dans le but de conserver de la « flexibilité » dans ses choix d’équipements.

Le groupe Iliad, maison mère de l'opérateur Free, souhaite que le gouvernement clarifie sa position sur les équipementiers autorisés pour construire les futurs réseaux mobiles 5G en France et veut conserver une « flexibilité » dans ses choix, a déclaré son directeur général Thomas Reynaud.

« Nous avons fait de longue date un choix européen », a dit Thomas Reynaud dans une interview aux Échos dans leur édition de lundi, revenant sur le renouvellement pour la 5G du contrat de Free avec le finlandais Nokia annoncé en septembre. « Mais nous devons conserver la flexibilité de travailler avec l'ensemble des équipementiers. (...) Ce que nous demandons avant tout, c'est une clarification avec les mêmes règles pour chacun des quatre opérateurs (Orange, Bouygues Telecom, SFR et Free, NDLR). C'est une question de concurrence équitable et de visibilité pour nos investissements », a-t-il ajouté.

Sujet sensible

L'opérateur télécoms français Orange a également annoncé fin janvier poursuivre sa collaboration avec les équipementiers européens Nokia et Ericsson pour déployer en France les antennes de son futur réseau mobile 5G. Les décisions à ce sujet de SFR et Bouygues Telecom, seuls opérateurs français à utiliser des antennes Huawei pour équiper une partie de leurs réseaux 4G, sont attendues dans les prochaines semaines, après avoir été validées par les autorités françaises.

Ce sujet est devenu sensible et stratégique car les autorités américaines accusent Huawei, très en pointe sur la 5G, de pouvoir utiliser ses équipements à des fins d'espionnage au profit de Pékin en divulguant des données sur leurs clients, ce que réfute le groupe chinois.

Lire aussi : La France choisira-t-elle Huawei ?

Les premières offres de 5G au grand public sont attendues en France dans le courant de l'année 2020. Thomas Reynaud a également précisé l'ambition de son groupe d'investir le marché du très haut débit via la fibre optique pour les entreprises, promettant un « choc d'innovation, d'usage, de simplicité » dans un marché « sclérosé dans un duopole depuis trop longtemps » par Orange et SFR. « Nous lancerons nos offres cette année. (...) Free vise de 4 à 5% de part de marché d'ici à 2024 sur le marché entreprise », a-t-il déclaré.

La Chine s’insurge

De son côté, l'Ambassade de Chine en France a mis en garde dimanche Paris contre d'éventuelles « mesures discriminatoires » à l'encontre du fleuron technologique chinois Huawei. Se référant dans un communiqué à « des reportages récents dans plusieurs médias français », la représentation diplomatique évoque « des mesures restrictives contre Huawei dans le déploiement de la 5G » que la France envisagerait de prendre.

« Nous en sommes profondément choqués et inquiets. Le Président Emmanuel Macron et d'autres hauts responsables français ont réaffirmé à plusieurs reprises que sur la question de la 5G, la France ne prendrait pas de mesures discriminatoires contre un pays ou une entreprise spécifique, ni n'exclurait pas Huawei », note l'ambassade. « Donc, si les informations susmentionnées des médias français s'avèrent exactes, c'est visiblement contraire à l'engagement pris par le gouvernement français », poursuit-elle.

Soupçon d’espionnage

Fin janvier, l'Union européenne a ouvert partiellement sa porte à Huawei pour développer la 5G, défiant ainsi les Américains qui accusent l'équipementier d'espionnage au profit de Pékin.

Numéro deux sur le marché des smartphones, le chinois s'est imposé dans le développement de l'internet mobile ultra-rapide 5G face à ses rivaux suédois Ericsson, finlandais Nokia et sud-coréen Samsung. Réfutant tout « risque technique ou sécuritaire » des équipements de Huawei, l'ambassade de Chine en France remarque aussi que « si, par souci de sécurité, le gouvernement français a réellement besoin de fixer des contraintes aux opérateurs, il devrait établir à cet égard des critères transparents et traiter toutes les entreprises de la même manière ».

« Nous ne souhaitons pas voir le développement des entreprises européennes dans le marché chinois affecté à cause de la discrimination et du protectionnisme de la France et d'autres pays européens à l'égard de Huawei », prévient-elle encore. Dont acte.

 

Lire aussi : Interview de Sébastien Soriano, président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes

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