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Vidéo

Ça balance pas mal chez Fary

25/08/2020 - par Marie-Caroline Royet

Pour cet humoriste touche-à-tout, se lancer dans un format jamais vu auparavant tombe sous le sens. En association avec la chaîne YouTube Colors, il a monté « Faciès », un projet innovant, poignant et bourré de vérités.

Pour la seconde partie de son spectacle Hexagone, actuellement diffusé sur Netflix, l’humoriste Fary se lance dans un coup de com magistral. Habitué des scènes françaises, il se retrouve cette fois-ci derrière la caméra, en studio, dans une vidéo YouTube intitulée «Faciès». «Je sais pas comment l’idée est née mais c’est autour d’une discussion en ping-pong qu'on s’est dit que ça serait incroyable de pouvoir faire un Colors», débute Fary. Alors Colors –avis aux boomers– c’est une chaîne musicale berlinoise sur YouTube. Habituellement, elle déniche des artistes en devenir, des perles rares issues de la pop rock indé. Alors trouver un humoriste –français qui plus est– sur cette chaîne, ça surprend. «C’est comme ma coupe de cheveux, je tente des choses différentes. J’ai pris un risque. Nous vivons dans un pays où les gens qui sortent de leurs cases sont mal vus. La France s’inscrit dans une culture qui aime le travail de l’artisan avec un savoir-faire propre, passé de génération en génération, une vision très traditionnelle. Il y a la peur du ridicule aussi. Que les spectateurs ne s’arrêtent qu’à ça et en oublient le propos du texte», admet Fary. 

Pamphlet fredonné

Un texte poignant qui mélange plusieurs genres et qui, au-delà de l’innovation, cache un réel propos. Fary délivre un texte pleins d’émotions, de ressentis. Un pamphlet fredonné sur un beat, imprégné de sarcasme. «On dirait que tu veux que je change pour que je sois plus chez moi mais quand je me sens plus chez moi tu crois que je vais te grand remplacer?», lance l’artiste dans la vidéo. Le texte est fort. Les paroles sonnent juste et les mots pèsent. Dans un monde où les questions de racisme et de diversité restent –pour certains– un problème, en témoignent les émeutes qui ont fait renaître le mouvement Black Lives Matter, ses propos restent malheureusement d’actualité. Colors a d’ailleurs décidé de traduire le texte en anglais, afin de lui donner un écho international et intemporel. «Même s’il se réfère à des événements qui se sont passés en France, le message que délivre Fary dans cette performance est tiré d'une expérience personnelle avec laquelle tous les BIPOC (Black, Indigenous and People of Color) du monde entier peuvent s'identifier, comme le racisme institutionnel et la négrophobie qui sont profondément enracinés dans les médias, la culture et la politique», explique la chaîne.

Disiz le coach

Plus les secondes passent, plus la pression monte. La musique en arrière-plan tient en haleine. Le spectateur bloque sa respiration. C’est alors que Fary se met à fredonner. «C’était la première fois que je passais à la chanson et forcément, on se prête au jeu. Même si je ne suis pas dans ce domaine, en tant qu’artiste je sais où je veux aller. Je recherche toujours l’inatteignable, les choses un peu hype –même si je crois que ce mot a beaucoup évolué depuis–, les projets stylés et rares et Colors s’inscrivait là-dedans», relance l'artiste. Cette hybridation, il la doit à son ami et artiste, Disiz La Peste. «Quand j’ai su que le projet allait se faire, mon premier réflexe a été d’appeler Disiz. Il m’a proposé d’aller en studio avec lui. On a passé deux nuits à chercher la bonne instru, trouver la vibe, les paroles, comment poser ma voix, à quel moment mettre une partie chantée… J’ai vraiment travaillé comme un artiste musical en l’espace de 72 heures», sourit Fary.

Sous un micro suspendu, sur fond bleu pastel, l’artiste avait la pression de la bonne prise. Filmé en one shot, sans possibilité de montage, il aura fallu 17 prises avant d’avoir la bonne. En dix jours, la vidéo a déjà fait plus de 650 000 vues. Même si Fary est habitué aux grandes audiences, il admet que pour un contenu pareil, c’est forcément gratifiant. «Je suis pas en train de m’adresser à quelqu’un, je suis en studio et je livre mes pensées», rappelle l'artiste. Certes, mais des pensées qui semblent parler au plus grand nombre. 

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