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Plateformes

Le Royaume-Uni veut brider Google et Facebook

02/07/2020 - par EG avec AFP

Après un an d’enquête, l’autorité de la concurrence britannique a proposé des mesures pour limiter la domination des deux géants dans le domaine de la presse et de la publicité en ligne.

Le gendarme britannique de la concurrence propose mercredi des mesures pour limiter la domination des géants américains Facebook et Google sur le marché de la publicité en ligne dans le pays. Ces propositions faites au gouvernement par la CMA (Competition and Markets Authority) interviennent au terme d'un examen d'un an du marché, selon un communiqué. Selon la CMA, les dépenses dans les publicités en ligne ont atteint environ 14 milliards de livres en 2019 au Royaume-Uni, dont 80% sont captées par Facebook et Google. «Ce que nous avons découvert est inquiétant. Si nous ne nous intéressons pas à leur pouvoir, la population et les entreprises vont en pâtir», souligne 
Andrea Coscelli, directeur général de l'autorité. 

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Selon le régulateur, leur domination est en outre un problème pour la presse puisque les journaux dépendent de Google et Facebook pour près de 40% des visites sur leurs sites. La CMA estime que les lois actuelles ne permettent pas de réguler suffisamment le marché et demande donc la création d'une unité en charge des marchés numériques afin d'encourager la concurrence et de mettre au point un code de conduite. Ce nouveau régulateur pourrait forcer Google à ouvrir ses données à des concurrents pour qu'ils améliorent leurs algorithmes, ou encore limiter la possibilité du moteur de recherche d'être celui configuré par défaut sur les mobiles et navigateurs. Il pourrait en outre exiger de Facebook qu'il demande à ses utilisateurs s'ils veulent recevoir des publicités personnalisées. Google et Facebook ont tous les deux réagi en expliquant chacun de leur côté être prêts à discuter avec les autorités britanniques des moyens de protéger les consommateurs et d'aider les entreprises. La CMA indique avoir choisi de faire des recommandations au gouvernement qui doit décider de légiférer ou non, plutôt que d'ouvrir une enquête sur le marché de la publicité en ligne comme le régulateur en a le pouvoir. 

Un rapport in extremis

Ce rapport est publié deux semaines après le départ du président de la CMA Andrew Tyrie qui est resté seulement deux ans à ce poste. Monsieur Tyrie a expliqué n'avoir pas pu mettre en place des changements plus radicaux dans le fonctionnement du régulateur. Le responsable conservateur s'était fait connaître pour avoir fait passer sur le gril responsables économiques et financiers quand il était président de la puissante commission du Trésor du Parlement britannique pendant de longues années après la crise de 2008. Son passage à la tête de la CMA aura notamment été marqué par le blocage en 2019 de la fusion entre les supermarchés Sainsbury's et Asda, qui aurait fait de l'ombre au numéro un Tesco.  

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