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Levées de fonds : les billets verts de la crise sanitaire

10/06/2020 - par Amélie Moynot

La crise impacte aussi les levées de fonds. Elle pourrait conduire les investisseurs de la tech à privilégier, encore plus qu’avant, les entreprises rentables plutôt que celles en ultra-croissance.

Quel est le point commun entre les entreprises Back Market (vente de produits high-tech reconditionnés), Vestiaire Collective (mode) et D-AIM (marketing) ? Toutes ont annoncé des levées de fonds entre mi-avril et début mai, c’est-à-dire en plein confinement - respectivement 110 millions d'euros, 59 millions et 10 millions. De là à déduire que les levées ne sont pas affectées par la période, il n’y a qu’un pas... à ne pas franchir ! Ce sont en effet autant d’investissements vraisemblablement initiés en amont de la crise, qui ne doivent pas aveugler sur les effets de celle-ci en la matière.

Durant la période, le travail des investisseurs ne s’est pas arrêté. « Nous sommes concentrés sur notre portefeuille », témoigne Benoist Grossmann, managing partner du fonds de private equity Idinvest Partners et coprésident de France Digitale, association des entrepreneurs et investisseurs de la tech. D’autres fonds, en parallèle, continuent à rencontrer de nouvelles start-up. « Les fonds ont de l’argent. Il faut continuer à construire son portefeuille », explique Claire Houry, general partner du fonds de capital-risque Ventech. Mais quelles que soient les priorités au plus fort de la crise ou les métiers des fonds (amorçage…), le constat est le même chez les investisseurs interrogés. Les entreprises considérées, à l’avenir, ne devront pas seulement être en mesure de grandir vite, elles devront être rentables.

Une attention plus soutenue à la dépense

« L’un des mérites de la crise est que l’on revient à un modèle de croissance vertueux qui un jour devient profitable », déclare Arnaud Delattre, associé du fonds Starquest Capital. « La croissance à outrance, cela n’a jamais été notre tasse de thé et le sera encore moins », abonde Claire Houry, qui ne croit pas au « critère de l’ultra-croissance au détriment de la profitabilité ». L’approche globale pourrait être revue. « Les sociétés vont enfin privilégier le cash, l’Ebitda, là où, avant, l’on regardait le chiffre d’affaires et la croissance. Auparavant, les entreprises levaient des sommes monstrueuses et ne faisaient pas attention à la dépense. Maintenant, elles feront davantage attention », complète Benoist Grossmann.

Autrement dit, la crise pourrait contribuer à calmer le jeu, alors que, parole de spécialistes, la mortalité des entreprises était plutôt une sous-mortalité ces derniers temps et que la quantité d’argent disponible poussait les entrepreneurs à moins regarder à la dépense.

Dans ce contexte, certains secteurs pourraient se démarquer : « la santé, l’IA appliquée à l’optimisation de process et à l’humain "augmenté", la fintech et les secteurs liés à la transformation des comportements comme la circularité », détaille Claire Houry.

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