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Digital

Ces start-up qui ont bénéficié de la crise

09/06/2020 - par Cécilia Di Quinzio

Travail à domicile, information, divertissement… Certaines jeunes pousses du digital se sont paradoxalement renforcées durant la pandémie et le confinement, grâce à un produit qui répond aux besoins inédits du public.

Pour la plupart des start-up, l’impact de la crise sur la trésorerie a été d’une ampleur catastrophique: 75% des dirigeants de jeunes entreprises technologiques ont fait la demande d’un prêt garanti, tandis que 47% ont sollicité un versement accéléré du CIR ou des aides PIA, selon un sondage réalisé par la banque Cambon Partners et le cabinet de conseil 2C Finance. Pourtant, plusieurs sociétés ont rencontré un très vif succès durant la crise et une augmentation sans précédent de leur activité.

 

• Ollca, plateforme de boutiques en ligne

 

Secteur : E-commerce.

Cœur de métier : Ollca, anagramme du mot «local», est une marketplace pour les artisans et commerçants fondée en 2017 par le Dieppois Victor Gobourg. Avec 400 commerçants partenaires dans 17 villes françaises, elle apporte une possibilité, pour les commerces de proximité, d'offrir à leurs clients des services supplémentaires comme le retrait express en boutique (click and collect) et la livraison. 
L’effet confinement : Les boutiques en lignes sur Ollca ont vu leur activité exploser avec le confinement: une augmentation de +1 655% de chiffre d’affaires apporté aux artisans et commerçants entre février et mars sur l'ensemble des régions dans lesquelles Ollca est implantée. La plateforme a également observé une hausse de 623% de visiteurs sur les boutiques en ligne.

 

• Spliiit, service d’abonnement collaboratif

 

Secteur : SVOD.

Cœur de métier : Spliiit se définit comme «le BlaBlaCar de l’abonnement». Créée en 2019 par Brice Vincent, Jonathan Lalinec et Stéphane Phung, il s’agit d’un service d’abonnement collaboratif qui permet de partager entre utilisateurs un compte sur une plateforme de streaming de films (Netflix…), de jeux vidéos (Twitch…), de musique (Spotify…), etc. Concrètement, celui qui s’inscrit a la possibilité de diffuser son identifiant et son mot de passe à d’autres personnes, qui lui remboursent une partie de son paiement. 
L’effet confinement : Avec la crise, la fréquentation sur Spliiit est passé de 50 à 100 nouveaux abonnés par jour. Actuellement, entre 500 et 1 000 personnes s’inscrivent quotidiennement, sur un total de 100 000 utilisateurs.

 

• Smash, le «WeTransfer de la com»

 

Secteur :  Télétravail.

Cœur de métier : La start-up lyonnaise Smash, spécialisée dans le partage de fichiers digitaux, est souvent comparée à un «WeTransfer de la com». Smash permet aux entreprises de mener de véritables campagnes de communication sur la page d’attente lors du téléchargement des fichiers, en intégrant leurs propres contenus promotionnels (photos, vidéos, carrousels...). 
L’effet confinement : Comme de nombreux outils en ligne, Smash profite du télétravail généralisé. La plateforme a gagné pas moins de 100 000 nouveaux utilisateurs.

 

• Chance, coach de nouvelle vie


Secteur :  Psytech.

Cœur de métier : En 2014, au Bangladesh, Ludovic de Gromard et Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix, décident d’associer les dernières avancées en psychologie et en technologie pour créer un service d’orientation professionnelle à la portée de tous: Chance. Fondée à San Francisco dans la Silicon Valley, Chance siège depuis plus d’un an à Station F pour se concentrer sur le marché français.
L’effet confinement : En contexte de crise sanitaire, Chance propose ses services aux personnes souhaitant changer de voie. Et c’est un carton: dès le mois de mars, le service de coaching digital professionnel voit ses ventes augmenter à hauteur de 70%. Aussi, elle réussit la prouesse de lever 5,6 millions d'euros auprès d'investisseurs français et internationaux comme le fonds anglais Zulu Group ou Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF.

 

• Moneway, la néobanque qui compte


Secteur : Fintech.

Cœur de métier : Moneway, qui s’adresse principalement aux 18-25 ans, est une néo-banque grand public 100% mobile, qui propose un compte courant et une carte de débit gratuits. Lancée en 2019, elle se présente comme « évolutive et collaborative », c’est-à-dire que son API fonctionne en micro-services, ce qui la rend flexible et légère pour ajouter à tout moment de nouvelles fonctionnalités demandées par ses utilisateurs.
L’effet confinement : En plein boom avant la crise, les néobanques ont profité de la période pour gagner du terrain sur les banques classiques. Moneway aurait ainsi constaté, selon sa cofondatrice, une augmentation du nombre d’utilisateurs de 25% depuis le mois de mars. La fréquentation des réseaux sociaux de la marque aurait également été multipliée par deux, et le support client par trois. Les questions les plus posées étant pincipalement relatives au maintien des services.

 

• Youboox, le « Netflix du livre »


Secteur : Culture.

Cœur de métier : Application française de lecture en streaming créée en 2012 par Hélène Mérillon, Youboox offre à ses quelque 500 000 abonnés payants la possibilité de lire de manière illimitée et à tout moment parmi plus de 250 000 titres divers (quotidiens, magazines, romans, bandes dessinées, livres audio, guides pratiques, guides de voyage, essais, etc). Le « Netflix du livre français » est accessible sur smartphone, tablette, liseuse ou ordinateur, online ou offline.
L’effet confinement : Sans surprise, les sociétés comme Youboox, proposant de la culture à consommer en ligne, ont tiré parti de la fermeture des espaces culturels tels que les cinémas, les musées ou, en l'occurrence, les librairies. La start-up a connu un bond de plus de 100% depuis le début du confinement et a multiplié par quatre le nombre de ses nouveaux abonnés en comparaison aux autres mois de ce début d'année. Le nombre de pages lues a quant à lui bondi de 80% entre le 15 et le 22 mars.