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«Le numérique, un espace commun»

 

Louis-Cyrille Trébuchet, consultant spécialisé dans les médias et les entreprises culturelles, est le co-auteur d'une note de Terra Nova appelant à une adaptation technologique de l'audiovisuel public.



Votre note s'intitule «Audiovisuel public: tous ensemble vers le numérique». Est-ce que vous préconisez un modèle à la BBC?

Louis-Cyrille Trébuchet. Il ne s'agit pas de relancer un débat sur l'ORTF mais de poser la question d'un audiovisuel public unifié dans le numérique. Ce serait un vrai plus pour l'usager. Dans un environnement mondialisé, face à des groupes puissants, il faut être bien référencé si l'on veut arriver en haut des moteurs de recherche. En regroupant les offres numériques, on les met davantage en valeur.

 

Comment cela doit-il se traduire en termes de compétences?

L.-C.T. Chez les différents acteurs, il y a des directions des nouveaux médias mais chacun ne dispose pas de tout le savoir-faire. Je ne suis pas sûr que Radio France ou TV5, spécialiste des réseaux sociaux, disposent des mêmes compétences que France Télévisions en matière de créations numériques ou de l'INA pour ce qui est de l'indexation des contenus.  On a aussi des capacités de développement, mais du mal à fidéliser les talents. Une entité commune - qui n'empêche pas que chacun développe des offres spécifiques, éphémères ou différenciées - permettrait d'aller beaucoup plus vite pour développer de nouveaux services.



S'agit-il de dégager des économies dans des budgets sous contrainte?

L.-C.T. Ce n'est pas le fond de notre projet. Il se trouve qu'il génère des économies. On peut envisager des synergies avec des contrats globaux de distribution ou d'hébergement. Et on ne coupe pas à des mutualisations sur le news avec des offres communes et des thématiques transverses. Mais l'important est d'offrir un meilleur service. C'est en étant attractif, au cœur d'un écosystème, avec un mode de management peut être plus moderne, que l'on attire les talents. La problématique de rémunération n'est pas essentielle.

 

 

Encadré :

 

Les effets pervers de l'intégration

Pour s'attaquer à la précarité, France Télévisions a l'objectif de ramener de 19 à 15% la part des emplois non permanents (CDD d'intermittents) à la fin 2015. «Nous en sommes à 14-15%, on va pouvoir aller plus loin», se réjouit le DRH Patrice Papet. En s'appuyant sur la pyramide des âges des départs en retraite, l'entreprise devrait continuer à intégrer des CDD, comme elle l'a fait pour 1200 d'entre eux depuis 2010, dont un quart à la suite d'un contentieux. Selon la CGT, ces requalifications ont abouti un «plan social silencieux» portant sur 700 équivalents temps plein. «Un grand nombre de non permanents ont été priés d'aller se faire précariser ailleurs, et nous avons 350 dossiers aux Prud'hommes qu'on gagne à chaque fois», souligne son délégué Marc Chauvelot.

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