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Communication interne

De la start-up au stand-up

12/02/2020 - par Delphine Soulas-Gesson

My Little Paris, la PME du groupe TF1 connue pour ses box, réunit ses 130 salariés quatre fois par an au Théâtre de l’Atelier pour une nouvelle édition du Mégalab. Le format mêle communication interne, team building et formation.

En ce froid et ensoleillé matin de janvier, des dizaines de personnes affluent devant le Théâtre de l’Atelier, à deux pas de la place des Abbesses, dans le 18ème arrondissement de Paris. Le public est plutôt jeune – moins de 35 ans – et majoritairement féminin. La plupart travaillent pour My Little Paris, le site qui s’est d’abord fait connaître pour ses newsletters puis pour ses box, et que le groupe TF1 a racheté dans la corbeille d'Aufeminin en 2018. Comme quatre fois par an depuis sept années, la PME réunit ce jour-là ses 130 salariés pour une nouvelle édition du Mégalab, un rituel d’inspiration au cours duquel six personnes de l’équipe vont monter sur scène pour partager un sujet qui leur tient à cœur. Une sorte de « Live magazine » version com interne, pour ceux qui connaissent ce spectacle d’un nouveau genre.
Il est 9 heures, les salariés s’agglutinent dans le minuscule vestibule du théâtre en attendant l’ouverture des portes. Pour la première fois, My Little Paris a aussi invité des personnalités extérieures, des influenceuses, des journalistes, des « amis ». Olivier Abecassis, le patron d’Unify, qui regroupe les nouvelles activités digitales de TF1, est bien sûr de la partie. Après une brève introduction du maître de cérémonie Maxime Froissant, rédacteur en chef de Merci Alfred, le site masculin du groupe, Céline Orjubin et Anne-Flore Chapellier, cofondatrices de My Little Paris, montent sur scène pour lancer ce nouveau numéro. Comme les six salariés qui suivront, elles partagent avec la salle des choses qui les ont inspirées ces derniers mois, comme la conférence House of Beautiful Business qui s'est tenue en novembre dernier à Lisbonne ou l’ouvrage du fondateur du MIT, C. Otto Scharmer, Theory U. Suivront quelques infos sur les projets du groupe et les derniers chiffres. « Être dans un théâtre offre une attention particulière », confie après la représentation Céline Orjubin.

Humour et PowerPoint

Pour l’heure, place aux prestations du jour, à commencer par celle de Matéia Markov, cheffe de projet évènementiel, qui livre ses six leçons du succès de Shake Shack, le roi du burger. La présentation est rythmée, PowerPoint et notes d’humour à l’appui. On voit que la jeune femme à l’habitude de parler en public, ce qui n’est pas le cas de tous les salariés qui montent sur scène. Moins coutumiers de ce type d’exercice, Xavier Rotivel, responsable IT, et Alexandre Blin, développeur iOS, narrent ce jour-là « le pouvoir du bricolage ». L’assistance rigole quand les deux comparses évoquent parmi leurs sources d’inspiration MacGyver ou Gaston Lagaffe, moins lorsqu’ils livrent leurs conseils pour se lancer en bricolage (« n’ayez pas peur de casser les choses », « prenez des photos à chaque étape pour pouvoir le remonter »). « Je ne suis pas quelqu’un à l’aise pour m’exprimer en public mais le Mégalab m’a donné l’occasion de le faire, dans un contexte très bienveillant car on est entre collègues. Ça aide à être à l’aise », assure à la fin de la séance Xavier Rotivel, qui en est à son deuxième passage.
« Le Mégalab est un format qui demande beaucoup de travail en amont », raconte Maxime Froissant, qui participe à l’élaboration du sommaire de l’événement puis au coaching des personnes retenues. « Nous les aidons à construire leur présentation, que ce soit le message, le visuel ou la prestation orale. Ça permet d’avoir des prez beaucoup plus abouties », ajoute Elisa Rummelhard, directrice de la marque et des talents. Au total, quatre à cinq répétitions d’une demi-heure à une heure sont organisées avant chaque édition, avec la volonté dans la sélection des participants de varier les sujets et les services impliqués. « Le Mégalab permet de découvrir des talents qu’on n’avait pas forcément identifiés chez les autres », renchérit Céline Orjubin.

Des potentiels qui se révèlent

D’ordinaire plutôt réservée, Adeline Perrault, cheffe de projet customer happiness, a ainsi surpris bon nombre de ses camarades avec sa présentation passionnée et passionnante sur la ponctuation, intitulée « Une virgule et tout bascule ». Durant une dizaine de minutes, la jeune femme partage avec ses collègues son goût immodéré pour les guillemets, les points-virgules, les espaces insécables, mais aussi pour l’ancienne correctrice au New Yorker Mary Norris, surnommée la « comma queen », ou encore pour les artistes qui jouent avec la ponctuation, comme le projet Entre les mots. On apprend même qu’en chinois, ce ne sont pas trois mais six points de suspension qui terminent certaines phrases. « Le Mégalab est un super révélateur de potentiel. Adeline Perrault a explosé sur scène. Plus le sujet est personnel, plus il y a de surprises », s’enthousiasme Maxime Froissant. Selon Elisa Rummelhard, « participer à un Mégalab peut même faire partie des objectifs que se fixe un salarié lors de son entretien annuel. C’est un bon moyen pour sortir de sa zone de confort ».

Autre intérêt du format, nourrir la créativité des équipes. C’est d’ailleurs sa fonction première depuis sa mise en place peu après la création de My Little Paris en 2008. À l’époque, le Mégalab se fait dans les bureaux de la start-up, avec un simple vidéoprojecteur qui permettait à chacun de partager sa veille. Puis c’est dans un petit théâtre du côté de Château d’eau qu’il est organisé, avant d’investir le Théâtre de l’Atelier en 2012.
En ce 22 janvier 2020, Joséphine Schertz, responsable acquisition de My Little Box, parle growth hacking, ou « comment tripler sa communauté avec trois fois rien ». Parmi les exemples décortiqués, le cas du groupe de rap PNL qui pour lancer son nouveau clip début 2017 avait mené une mystérieuse campagne d’affichage qui lui avait permis de récolter 135 000 nouveaux contacts. Pour beaucoup, le Mégalab permet également de mieux connaître le travail de leurs collègues. « Il n’y a pas toujours de ponts entre les différentes équipes. Ce format permet de créer un cerveau collectif », insiste Elisa Rummelhard. Et de renforcer l’esprit d’équipe. De grandes entreprises s’en sont d’ailleurs déjà inspirées, comme Engie dans la formation de ses managers.

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