Vous êtes ici

Pour bénéficier des alertes ou des favoris, vous devez vous identifier sur le site :

Vous avez déjà un identifiant sur stratégies.fr ? Identifiez-vous

Pas encore d'identifiant ? Créez vos identifiants

Le musée de la Grande Guerre a bonne presse

04/12/2013 - par Cathy Leitus

Le musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux obtient, avec son agence DDB Paris, le Grand Prix Stratégies des relations publics 2013 pour son opération "Facebook 1914".

Léon Vivien, c'est l'histoire d'un poilu fictif qui nous raconte, au jour le jour, sa vie et ses émotions sur sa page... Facebook. Voilà l'idée de l'agence DDB Paris pour favoriser la notoriété du musée de la Grande Guerre du Pays de Meaux auprès d'un public jeune! Raconter l'histoire de la Première Guerre mondiale et intéresser les 15-35 ans en utilisant leur mode de communication.

La page de ce jeune instituteur - un commercial de DDB lui prête ses traits - a été ouverte au public à la date du 10 avril 1915 (2013), mais pour mieux le connaître, ses publications  remontent, jusqu'au 28 juin 1914, jour de l'assassinat de l'archiduc autrichien François-Joseph et de la création de sa page. Du 10 avril au 23 mai, notre poilu a publié chaque jour plusieurs posts (confidences, dessins, affiches, documents d'époque, etc.), échangé avec sa femme (également une collaboratrice de DDB), sa mère et ses camarades. Et ses fans ont pu suivre ses adieux à sa classe, son départ pour le front, la naissance de son fils... et appris sa mort.

 

62 600 fans dans 20 pays

«On tablait sur 10 000 fans et puis on a vu le compteur grimper, afficher 20 000 fans en 48 heures, pour atteindre fin novembre 62 600 fans dans 20 pays, notamment au Québec», raconte Michel Rouger, 37 ans, directeur du musée, qui salue le talent du team créatif, Jean-François Bouchet, concepteur-rédacteur, fondu d'histoire, à l'écriture juste et sensible, et Emmanuel Courteau, directeur artistique.

«Des milliers de commentaires ont été laissés, les gens se sont attachés à Léon, la naissance de son fils a généré plus de 3 000 “like”, la nouvelle de sa mort partagée près de 500 fois a suscité 850 commentaires émouvants, ajoute Jean-Luc Bravi, coprésident de DDB. A partir d'une conférence de presse avec 60 journalistes, tout n'a été que du “earned media”».
«Sans budget médias, tout reposait sur les retombées presse, raconte Anne-Marie Gibert, directrice des relations presse de DDB Paris, en charge de la presse grand public, aux côtés de Lyse Hautecœur, directrice de la communication du musée. Pas facile quand on sait à quel point les journalistes sont submergés.» Le carton d'invitation, reproduction d'un appel sous les drapeaux rédigée à la main, à l'adresse d'une centaine de journalistes, a intrigué et plu, puis la conférence de presse a fait le reste. Six cents journalistes ont été contactés, dont soixante se sont déplacés chez DDB. «On a senti une réelle émotion lors de la conférence de presse», poursuit Anne-Marie Gibert. L'originalité et l'audace du projet, le travail de recherche historique réalisé par les documentalistes, les publicitaires et le directeur du musée lui-même, la présence de l'historien Jean-Pierre Verney qui a offert les 50 000 objets de sa collection personnelle au musée et les airs d'époque joués par l'ensemble de musique de chambre Calliopée, ont fait de la presse le coéquipier de cette aventure.

 

Une campagne multiprimée

Une dépêche AFP, un premier tweet de David Abiker qui invite, le soir du lancement de la page, Michel Rouger et Jean-François Bouchet dans son émission Des clics et des claques sur Europe 1, et voilà c'est parti! «Nous avons eu plus de 200 retombées presse, autant que pour l'ouverture du musée, avec des interviews en radio et télé», indique Lyse Hautecœur. Et même une brève dans Grazia!

Consécration, le jury du Grand Prix Stratégies des relations publics 2013, également conquis, attribue à l'opération «Facebook 1914», la plus haute distinction, après une finale face à Carambar et Fred&Farid et leur coup de bluff sur l'arrêt des blagues, qui lui vaut le prix spécial du Jury.
Pour le musée de la Grande Guerre, DDB Paris a toujours travaillé à titre gracieux. «Il faut pouvoir donner aux créatifs des bouffées d'oxygène sans contrainte commerciale», explique Jean-Luc Bravi. Et si la passion libérée peut être source de récompenses... C'est en effet le cas.

Après des prix pour la campagne print de 2012, le musée a reçu pour «Facebook 1914», 4 Lions à Cannes et le prix spécial du Grand Prix Stratégies du brand content 2013. De cet engouement est né le livre de Léon Vivien, qui paraît ces jours-ci, avec ses posts et du contenu additionnel comme de la musique à activer via un QR code. «L'opération "Facebook 1914" a été lancée en 2013 pour permettre au musée d'être identifié comme un acteur référent dans la perspective des commémorations de 2014», souligne Marlène Bertranine, directrice de clientèle chez DDB. Pari gagné au-delà des espérances. Et une pression supplémentaire pour le centenaire!

 

 

Entretien

"Le musée se situe à hauteur d'homme"

 

Michel Rouger, directeur du musée de la Grande Guerre du pays de Meaux, revient sur la genèse de "Facebook 1914".

 

Quel type de relation entretenez-vous avec DDB Paris ?

 

Michel Rouger. L'agence DDB Paris a eu un coup de cœur pour notre muséographie, dès l'ouverture fin 2011, et nous soutient depuis dans une logique de mécénat de compétence. Pour le premier anniversaire du musée, elle nous a offert la campagne «Découvrez ce qu'aucun homme n'aurait jamais dû connaître», totalement en accord avec le positionnement du musée, qui se situe à hauteur d'homme.

 

Comment avez-vous accueilli ce projet de faire revivre un poilu via Facebook ?

 
M.R. Nous avons tout de suite été partants, et le maire de Meaux, Jean-François Coppé, a  donné un accord immédiat. Facebook, c'est le média de ma génération - j'ai 37 ans - et de celle de mon équipe et c'est un moyen de toucher les jeunes.

 
Pourquoi avoir inventé ce personnage Léon Vivien ?

 
M.R. Il était déontologiquement difficile d'exploiter le vrai carnet d'un soldat et de lui inventer une famille et des amis. Avec Léon, on peut raconter la Première Guerre mondiale et mettre en avant les archives et les sections du musée et son fonds unique de 50 000 objets de la collection Jean-Pierre Verney.

 
Avez-vous atteint vos objectifs ?

 
M.R. On visait les 10 000 fans, on est à plus de 62 000. Du coup, un livre sur Léon Vivien vient de paraître et nous avons été invités au rencontre numérique de la BNF. Le musée a dépassé les 230 000 visiteurs après deux ans, alors que nous tablions sur 80 à 100 000 par an. Nous sommes fin prêts pour le centenaire l'an prochain.

Envoyer par mail un article

Le musée de la Grande Guerre a bonne presse

Séparer les adresses par des virgules
M’envoyer une copie par e-mail
Email this Article

Thank you for your interest in spreading the word about Stratégies.

NOTE: We only request your email address so that the person you are recommending the page to knows that you wanted them to see it, and that it is not junk mail. We do not capture any email address.

Plus d’informations sur les agences avec les Guides Stratégies