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Portrait

Frédéric Sadarnac, le gai luron

06/02/2019 - par emmanuel Gavard

Ce cerveau incontrôlable a mille idées par jour à canaliser. Hyperactif par plaisir de faire et de connaître, Frédéric Sadarnac incarne la simplicité dans le monde obscur de l’ad tech.

Ce qu’il fuit plus que tout ? Les gens qui se prennent au sérieux. Frédéric Sadarnac est de ceux pour qui tout est simple. Rendez-vous au Hoxton, rue du Sentier. « Un lieu sérieux sans prise de tête », lance-t-il en commandant son India Pale Ale. Une bière qui lui rappelle le goût des États-Unis, où ses jeunes enfants résident. Affalé sur la banquette, il a le ton décomplexé du bon pote qui vous fait sentir que tous les sujets peuvent être abordés. Et sous son petit sourire, il peut parler foot et adtech pendant des heures. Il a le plus grand réseau en la matière ! Sa société, Ratecard, qu’il dirige avec son acolyte Bertrand Pichot, est le seul revendeur de mètres carrés en France pour le salon Dmexco, à Cologne.

Autodérision

« La mission de Frédéric Sadarnac est d’avoir des idées dans le secteur de la publicité digitale. Souvent débiles, elles débouchent parfois sur des succès. » indique-t-il lui-même dans sa bio. L’autodérision ne lui fait pas peur. Aujourd’hui, sa société décline tout ce qu’on peut faire sur l’ad tech : RP, Event, Media, Conseil… Elle doit beaucoup à son sens de la simplicité. Sociable, sympa, il est aussi lunaire. « Fred est extraverti quand je suis introverti, explique Bertrand Pichot, la main droite de Ratecard. S’il était seul, il lancerait plein de projets, mais ils iraient tous dans le mur par manque de structure. En revanche, si j'étais seul, jamais aucun projet ne serait lancé… » Le duo fonctionne à merveille.

En 1998, après l’ESCP, Fred choisit la régie Hi-Media, encore naissante, mais il n'y restera que trois mois. Un patron ? Non ! « Déjà quand ma mère me demandait de ranger ma chambre, je refusais. Elle me disait qu’on ne faisait pas ce qu’on voulait dans la vie. Et je répondais : moi, si. » Par ambition adolescente, mais aussi par goût de la liberté. Résultat, il montera sa boîte : un back-office de connexion aux adservers. « À l’époque, rien n’existait dans la pub digitale. Il suffisait de comprendre un peu et de se lancer », raconte-t-il. Mais dans le bazar de l’époque, l’idée de la décennie fut Ratecard, un recueil des acteurs à appeler pour acheter des impressions digitales. La société passera la crise de 2001 mais lui coûtera un appartement. Il la revendra en 2007 pour un joli paquet. « Ensuite, je n’ai plus rien fait. Enfin, si, deux enfants », se reprend-il.

Toujours curieux de tout, il s’amuse sur Twitter, avec Bertrand Pichot, à créer des faux comptes un peu potaches. « On avait développé une vraie expertise ! En 2012, notre faux DSK était le deuxième compte de France. On est passé à la télé pour la campagne de Sarkozy ! » rit-il encore. En coulisse, il fait des expériences sur le ROI des tweets… Finalement, le duo rachètera une partie de son entreprise en 2012, pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui. Avec, chaque jour, son lot de nouvelles idées à gérer.

Parcours

1971 : naissance dans le 19e arrondissement de Paris

1998 : diplômé de l’ESCP 

2008 : Vend sa société Fivia et « fait une pause »

2010 : s’amuse avec de nombreux comptes Twitter parodiques (DSK, Sarkozy)

2011 : Rachète et développe Ratecard 

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