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Audiovisuel

Marc du Pontavice, un destin animé

31/10/2018 - par Delphine Soulas-Gesson

Vingt ans après la création d’Oggy et les cafards, Marc du Pontavice, patron du studio d’animation Xilam, œuvre à la diffusion, à travers le monde, des séries animées qu'il produit. Avec une obsession : leur durabilité.

Il aurait pu travailler à la télévision ou dans le cinéma, mais c’est dans le dessin animé que Marc du Pontavice a construit sa carrière. « Mon obsession a toujours été de créer des œuvres qui durent et qui voyagent. C’est ma façon à moi de résister contre ce monde qui privilégie tout le temps la nouveauté », justifie ce Parisien d’origine de 55 ans, fils d’universitaire et de médecin, aujourd’hui à la tête d’un des plus gros studios d’animation français, Xilam, qu’il a créé en 1999. À son actif, la série animée Oggy et les cafards, qui en vingt ans a cumulé un chiffre d’affaires de plus de 50 millions d’euros et dont la huitième saison est en développement. Xilam compte aussi dans son catalogue Les Zinzins de l’espace, créé en 1997, mais également Zig & Sharko, Les Dalton ou encore Paprika. Au total, 25 titres de séries animées ont été créés de toutes pièces par Xilam, quand d’autres studios privilégient l’adaptation d’œuvres ou de licences, moins risquée. La croissance de l’entreprise a de quoi faire des envieux : l’an dernier, son chiffre d’affaires a progressé de 54 %, à 24,4 millions d’euros, après une année 2016 à déjà +40 %. Ces performances économiques ont permis à la société de relocaliser en France l’essentiel de sa production, avec l’ouverture d’un studio à Lyon et Angoulême en 2016, en plus de son siège parisien et d’un studio au Vietnam.

Sans regret

« En deux ans, nous avons créé plus de 150 emplois en France, pour un total de 400 employés dont 300 artistes », avance fièrement Marc du Pontavice. Il œuvre également dans les jurys des prestigieuses écoles d’animation, aux côtés des plus grands studios américains comme Pixar ou Dreamworks. « Il y a une bataille à gagner pour garder nos talents en France », insiste-t-il.

Lui n’est pas un créatif, mais ce n’est pas un regret : « Un artiste fait un nombre limité d’œuvres dans sa vie ; moi, en tant que producteur, j’accompagne beaucoup plus de choses ». « Artistiquement, il s’implique vraiment dans notre travail de dessinateur, quitte à être parfois intrusif », raconte Olivier Jean-Marie, réalisateur d’Oggy et les cafards depuis sa création.

Visionnaire

Pour Morgann Favennec, directrice des ventes et du développement international de Xilam, Marc du Pontavice est aussi quelqu’un de « très visionnaire ». Dès 2014, le studio est allé sur YouTube avec Oggy et les cafards. Cette année, l’entreprise totalisera 4 milliards de vues sur la plateforme, sans parler de Netflix et des réseaux sociaux. « Les plateformes nous offrent une capacité inouïe de projection dans le monde. Elles mettent à bas toutes les barrières qui s’érigeaient jusque-là entre l’œuvre et sa diffusion », insiste Marc du Pontavice.

Parcours

1989. Entre à la Compagnie française cinématographique, où il cofonde Gaumont Télévision en 1990.

1995. Participe au lancement de Gaumont Multimédia.

1998. Création d’Oggy et les cafards.

1999. Crée le studio Xilam.

2002. Entrée en Bourse.

2008. Rachète le studio Armada au Vietnam.

2018. Nouveau siège parisien dans les anciens locaux de Dupuis.

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