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Pauline Cousseau, les yeux dans les yeux

21/11/2018 - par Marie-Caroline Royet

À la tête d’un petit empire dans le monde de la lunette à bas prix, Pauline Cousseau, cofondatrice de Polette, a fait de la lunette pour tous une affaire de style.

Quel métier feras-tu plus tard ? À cette question, nombreux sont les enfants qui répondent médecin, avocat ou vétérinaire. Pauline Cousseau, elle, s’est toujours vue « boss ». « Ma sœur m’a rappelée ce qu’on avait imaginé petite, j’affirmais déjà vouloir détenir ma propre entreprise », avoue la cofondatrice de l’entreprise de lunettes Polette. Comme ancré en elle, ce désir d’indépendance ne semble pas venir de ses origines familiales - ses deux parents sont professeurs - mais plutôt de son éducation. « Nous avons toujours été libres dans notre expression et dans nos agissements, du moment que nous restions dans la limite de l’entendement », se souvient-elle.

Changement d'optique

Après une enfance tranquille à Cholet près de Nantes, la jeune femme n’a pas attendu que les opportunités lui tombent dessus pour se construire. À 19 ans, elle décide d’étudier le mandarin en LEA à l’université de Nantes, ce qui lui permet par la suite de s’envoler pour Shanghai. Une fois sur place, elle rencontre Pierre Wizman, qui deviendra son futur collaborateur. Ensemble, ils créent Polette. Leur concept ? La mise en relation de l’usine au consommateur final, via le site internet de la marque et - depuis quelques années - les showrooms européens. « L’idée, c’est la transparence des prix. Nous ne passons pas par des intermédiaires, nous produisons directement en Chine. On dessine nos propres modèles, on renouvelle les collections toutes les semaines et nous n’avons aucune usine de stockage », explique Pauline Cousseau.

Mais l’entreprise de quelque 60 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 se veut aussi un subtil mélange de mode, de génération internet et d’ambition. « On veut casser l’image de l’optique comme métier de santé, désacraliser les lunettes comme besoin vital et montrer leur côté accessoire de mode », conclut la jeune femme.

Chauffe Marcel 

Femme de caractère, la cheffe d’entreprise de 29 ans sait ce qu’elle veut. Ce qui n’est jamais sans conséquence : « Mon plus gros défaut c’est d’être catégorique », tranche-t-elle. Seul son co-équipier peut lui faire changer d’avis. « Le problème avec notre génération, confie-t-elle, c’est que nous sommes des passionnés du travail et de la vie en général : on prend tout à coeur. Personne ne nous a habitués à exprimer ni même à ressentir des sentiments ». Seul le temps lui a permis de comprendre qu’elle ne doit pas devenir l’esclave de son entreprise. Et avec un siège social assis au beau milieu des canaux d’Amsterdam, le cadre paraît idyllique. Apaisant, même. On le doit surement à la présence de Marcel, le chat de la boss et la mascotte de la société. « Je l’ai adopté quand on a lancé Polette », sourit-elle. En plus d’être un compagnon, il semble humaniser le travail de toute une vie. Voilà sept ans qu’ils ne se quittent plus. Sept ans, sept vies ?

Parcours :

1989. Naissance à Nantes

2008. Licence de LEA à l’université de Nantes et départ pour Shanghai

Août 2011. Lancement de la marque Polette

2015. Déménagement du siège social et ouverture du premier showroom à Amsterdam

2017. Ouverture du premier point de vente parisien

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