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Prestataires de l'événementiel

Après une année 2007 affichant une croissance de 3 à 4%, boostée par l'élection présidentielle et la Coupe du monde de rugby, le secteur de l'événementiel aborde 2008 avec confiance. Les prestataires (traiteurs, technique, signalétique, décoration et mobilier, lieux de réception et centres de congrès) doivent néanmoins s'adapter aux changements d'une société de plus en plus sensible aux exigences de respect de l'environnement et de développement durable.

Les clients, eux, veulent toujours plus d'opérations sur mesure, bien déterminés à se singulariser dans un univers médiatique encombré. En matière de localisation, par exemple, Paris reste le lieu incontournable pour organiser son événement, ce qui conduit un gérant de sites comme Paris Expo (parc des Expositions de la porte de Versailles, Cnit de la Défense, etc.) à rénover ses installations. Parallèlement, les clients sont très attirés par le haut de gamme et son cortège de prestations VIP. Mais si les donneurs d'ordre réclament une attention particulière, des produits de premier choix et une scénographie unique, ils ne semblent pas prêts, pour autant, à dépenser plus.

Néanmoins, les professionnels du secteur restent optimistes, tout en sachant que leur activité, l'organisation d'événements, est, plus que d'autres, sensible aux aléas conjoncturels, qu'ils soient politiques ou économiques. Il leur faut donc sans cesse faire preuve d'imagination. Professionnelles de l'éphémère, les entreprises prestataires de services dans l'événementiel surfent donc sur les tendances du moment. Les évolutions techniques sont incessantes, quel que soit le secteur concerné. Cuisine moléculaire pour les traiteurs, LED chez les prestataires techniques, retour du noir et blanc et utilisation de matériaux écologiques pour les décorateurs, originalité des lieux de réception, convergence entre centres de congrès et parcs d'expositions... la liste des tendances et des innovations n'est pas exhaustive et évolue en permanence. Tour d'horizon des propositions pour les mois à venir.

Traiteurs et organisateurs de réceptions : luxe et cuisine moléculaire

L'univers des traiteurs pour l'événementiel et des organisateurs de réceptions est géographiquement divisé en deux en France. D'un côté, Paris et sa région, où les six sociétés principales réalisent 80% de l'activité. De l'autre, la province, où une multitude de PME assurent aussi bien mariages et anniversaires que séminaires et conventions. On peut estimer ce marché entre 180 et 200 millions d'euros, dont 150 millions pour les 39 sociétés réunies dans l'association Traiteurs de France.

Ce secteur se caractérise par une tendance: le retour du «vrai luxe», selon Anne Guyon, directrice des relations extérieures de Dalloyau, un des six grands traiteurs avec Potel&Chabot, Lenôtre,

Butard Enescot, Passion Traiteur et Reynier Marchetti. «Cela passe par l'utilisation de matières premières irréprochables, des chefs créatifs, un service décoration et R&D, et enfin l'alliance du gustatif et du visuel, détaille-t-elle. Le client a besoin de sentir que le produit est unique.» Éric-Helen Louis, président de Traiteurs de France, renchérit: «On assiste à une recherche constante de l'originalité et une thématisation de plus en plus forte.»

L'univers des traiteurs pour l'événementiel et des organisateurs de réceptions est géographiquement divisé en deux en France. D'un côté, Paris et sa région, où les six sociétés principales réalisent 80% de l'activité. De l'autre, la province, où une multitude de PME assurent aussi bien mariages et anniversaires que séminaires et conventions. On peut estimer ce marché entre 180 et 200 millions d'euros, dont 150 millions pour les 39 sociétés réunies dans l'association Traiteurs de France.

Ce secteur se caractérise par une tendance: le retour du «vrai luxe», selon Anne Guyon, directrice des relations extérieures de Dalloyau, un des six grands traiteurs avec Potel&Chabot, Lenôtre,

Butard Enescot, Passion Traiteur et Reynier Marchetti. «Cela passe par l'utilisation de matières premières irréprochables, des chefs créatifs, un service décoration et R&D, et enfin l'alliance du gustatif et du visuel, détaille-t-elle. Le client a besoin de sentir que le produit est unique.» Éric-Helen Louis, président de Traiteurs de France, renchérit: «On assiste à une recherche constante de l'originalité et une thématisation de plus en plus forte.»

«vrai luxe», selon Anne Guyon, directrice des relations extérieures de Dalloyau, un des six grands traiteurs avec Potel&Chabot, Lenôtre,

Butard Enescot, Passion Traiteur et Reynier Marchetti. «Cela passe par l'utilisation de matières premières irréprochables, des chefs créatifs, un service décoration et R&D, et enfin l'alliance du gustatif et du visuel, détaille-t-elle. Le client a besoin de sentir que le produit est unique.» Éric-Helen Louis, président de Traiteurs de France, renchérit: «On assiste à une recherche constante de l'originalité et une thématisation de plus en plus forte.»

Au niveau gustatif, la dernière innovation en date se nomme cuisine moléculaire: il s'agit de modifier l'aspect physique des aliments en employant des gaz ou des gélifiants. Ce qui donne des plats originaux, comme un Paris-Brest... à boire, réalisé pour la Coupe du monde de rugby, ou des sucettes de fraises au champagne. «Pour un plat à base de mozzarella, par exemple, on trempe une boule de fromage dans un bain de potassium, on la repêche et l'on ajoute du vinaigre balsamique, indique Xavier Bellet, fondateur de Cannelle&Safran et spécialiste de cette cuisine «new look». Elle se liquéfie en bouche. On peut aussi se servir d'agar-agar, un gélifiant d'origine végétale qui permet d'obtenir une gelée qui résiste à la chaleur. Il est ainsi possible de solidifier une sauce autour d'une brochette.» Les émulsions à base d'azote ou de CO2

permettent également de rendre liquide les solides, et inversement.

La présentation des mets dans les buffets évolue aussi. «Pour l'héritière Fendi, qui lançait une collection de bijoux à motif "tête de mort", nous avons réalisé des moules spéciaux pour les pièces cocktail qui reprenaient cette forme», explique Nathalie Debeine, responsable de la communication chez Potel&Chabot. Les supports se font transparents, avec des piques et des plaques en Plexiglas. Autre innovation: le plateau «boîte à chapeau». La société Passion Traiteur a mis au point un concept de «tout en un» nommé Impulsion. «Il s'agit d'une boîte ronde de 20 cm de diamètre, avec un emplacement pour le verre, les couverts, etc. Elle est conçue pour manger avec une pince en bambou. Nous l'avons déclinée en boîte petit déjeuner, salé/sucré...», détaille Françoise Hendrickx, directrice générale déléguée. Sortie en septembre, cette boîte fait déjà un tabac, au point que la société conceptrice est en discussion avec un opérateur ferroviaire national pour l'exploiter en exclusivité.

«Pour un plat à base de mozzarella, par exemple, on trempe une boule de fromage dans un bain de potassium, on la repêche et l'on ajoute du vinaigre balsamique, indique Xavier Bellet, fondateur de Cannelle&Safran et spécialiste de cette cuisine «new look». Elle se liquéfie en bouche. On peut aussi se servir d'agar-agar, un gélifiant d'origine végétale qui permet d'obtenir une gelée qui résiste à la chaleur. Il est ainsi possible de solidifier une sauce autour d'une brochette.» Les émulsions à base d'azote ou de CO2

permettent également de rendre liquide les solides, et inversement.

La présentation des mets dans les buffets évolue aussi. «Pour l'héritière Fendi, qui lançait une collection de bijoux à motif "tête de mort", nous avons réalisé des moules spéciaux pour les pièces cocktail qui reprenaient cette forme», explique Nathalie Debeine, responsable de la communication chez Potel&Chabot. Les supports se font transparents, avec des piques et des plaques en Plexiglas. Autre innovation: le plateau «boîte à chapeau». La société Passion Traiteur a mis au point un concept de «tout en un» nommé Impulsion. «Il s'agit d'une boîte ronde de 20 cm de diamètre, avec un emplacement pour le verre, les couverts, etc. Elle est conçue pour manger avec une pince en bambou. Nous l'avons déclinée en boîte petit déjeuner, salé/sucré...», détaille Françoise Hendrickx, directrice générale déléguée. Sortie en septembre, cette boîte fait déjà un tabac, au point que la société conceptrice est en discussion avec un opérateur ferroviaire national pour l'exploiter en exclusivité.

Lumière, son et vidéo : LED, HD et 3D

Les prestataires de matériel pour la lumière, le son, la vidéo et les effets spéciaux évoluent dans un secteur riche d'innovations technologiques. Côté lumière, c'est la LED (pour Light Emitting Device, diode électroluminescente en français) qui constitue la nouveauté du moment. «Elle est multifonction, les combinaisons de couleurs sont infinies. Mais avec 3 watts seulement, la LED n'est pas très puissante», constate Franck de Caneva, cofondateur et directeur de Vision Events. Cela n'empêche pas certains événements d'être éclairés avec ce procédé, comme l'a fait le groupe Novelty pour TF1. Avec sa barre LED Ledlite Pixled, JLT Services (filiale de Novelty) a réuni les trois couleurs de base (rouge, vert, bleu), ce qui permet des variations de couleur inédites. En associant plusieurs barres, on peut même disposer d'un «écran LED».

Pour Stanislas Surun, directeur associé de la société Magnum, «les LED ont un double intérêt: forte polyvalence et faible consommation d'énergie. C'est une vraie innovation.» Quant au manque de puissance, cela dépend de la taille de l'installation: «Nous avons mis un écran LED de plusieurs milliers de diodes sur la tour Eiffel pour la Coupe du monde de rugby. Quand on l'allumait, on éclairait le Trocadéro! Ce système est de plus en plus compétitif en termes de rendu lumineux.» Reste que la LED est toujours plus onéreuse qu'une lampe à incandescence, même si l'écart de prix se réduit.

Dans l'univers de la vidéo, c'est la haute définition (HD) qui fait figure d'innovation phare. Mais cette technique ne fonctionne que si les images sont préalablement captées en HD, avant d'être retransmises via des projecteurs adaptés. Pour Richard Dimeglio, directeur général de VLS, la haute définition fournit «une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«Elle est multifonction, les combinaisons de couleurs sont infinies. Mais avec 3 watts seulement, la LED n'est pas très puissante», constate Franck de Caneva, cofondateur et directeur de Vision Events. Cela n'empêche pas certains événements d'être éclairés avec ce procédé, comme l'a fait le groupe Novelty pour TF1. Avec sa barre LED Ledlite Pixled, JLT Services (filiale de Novelty) a réuni les trois couleurs de base (rouge, vert, bleu), ce qui permet des variations de couleur inédites. En associant plusieurs barres, on peut même disposer d'un «écran LED».

Pour Stanislas Surun, directeur associé de la société Magnum, «les LED ont un double intérêt: forte polyvalence et faible consommation d'énergie. C'est une vraie innovation.» Quant au manque de puissance, cela dépend de la taille de l'installation: «Nous avons mis un écran LED de plusieurs milliers de diodes sur la tour Eiffel pour la Coupe du monde de rugby. Quand on l'allumait, on éclairait le Trocadéro! Ce système est de plus en plus compétitif en termes de rendu lumineux.» Reste que la LED est toujours plus onéreuse qu'une lampe à incandescence, même si l'écart de prix se réduit.

Dans l'univers de la vidéo, c'est la haute définition (HD) qui fait figure d'innovation phare. Mais cette technique ne fonctionne que si les images sont préalablement captées en HD, avant d'être retransmises via des projecteurs adaptés. Pour Richard Dimeglio, directeur général de VLS, la haute définition fournit «une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«les LED ont un double intérêt: forte polyvalence et faible consommation d'énergie. C'est une vraie innovation.» Quant au manque de puissance, cela dépend de la taille de l'installation: «Nous avons mis un écran LED de plusieurs milliers de diodes sur la tour Eiffel pour la Coupe du monde de rugby. Quand on l'allumait, on éclairait le Trocadéro! Ce système est de plus en plus compétitif en termes de rendu lumineux.» Reste que la LED est toujours plus onéreuse qu'une lampe à incandescence, même si l'écart de prix se réduit.

Dans l'univers de la vidéo, c'est la haute définition (HD) qui fait figure d'innovation phare. Mais cette technique ne fonctionne que si les images sont préalablement captées en HD, avant d'être retransmises via des projecteurs adaptés. Pour Richard Dimeglio, directeur général de VLS, la haute définition fournit «une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

Mobiliers, stands, chapiteaux, podiums

et décoration : noir et blanc, transparence et modularité

Les professionnels de la décoration et du mobilier pour les événements sont également soumis à cette course à l'innovation. Des sociétés comme GL Events et Jaulin produisent ainsi des catalogues deux fois par an, un peu à l'image de la mode vestimentaire. Le choix de mobilier se fait surtout en fonction des zones à aménager: espace VIP, restaurant, accueil et réception, etc.

Pour 2008, certaines orientations se dessinent dans les couleurs et les matières. Pour le mobilier, par exemple, on assiste au retour du noir et blanc, avec le rouge en couleur complémentaire. «Le noir et le blanc sont systématiques cette année», affirme Lucile Valentin, chef de produit mobilier chez GL Events. Tendance confirmée par Dominique Vachon, PDG de la société homonyme, spécialisée dans le mobilier de designer pour VIP: «Il y a de plus en plus de noir et blanc. Mais on trouve aussi du vert absinthe et du bleu Klein.»

«Le noir et le blanc sont systématiques cette année», affirme Lucile Valentin, chef de produit mobilier chez GL Events. Tendance confirmée par Dominique Vachon, PDG de la société homonyme, spécialisée dans le mobilier de designer pour VIP: «Il y a de plus en plus de noir et blanc. Mais on trouve aussi du vert absinthe et du bleu Klein.»

Les meubles dessinés par des grands noms du design, comme Philippe Starck ou Le Corbusier, sont d'ailleurs de plus en plus demandés par les organisateurs d'événements: «Il existe en ce moment une grosse demande de designers connus. Même si le modèle n'est pas joli, on veut un nom», pense Nadine Jaulin, directrice commerciale de Jaulin. Au milieu de ces coloris plutôt sombres, «la note joyeuse vient de la vaisselle et des plantes», assure-t-elle.

Côté matériaux, la transparence fait fureur, avec l'utilisation du Plexiglas, qui peut être coloré et découpé, ce qui permet de reproduire des motifs dentelle ou moucharabieh dans les dossiers de chaises. De même, le PVC peut aussi être travaillé pour devenir, par exemple, un chandelier. Un nouveau matériau, le Lackfolie, apparaît aussi dans les prestations en matière de décoration. «On dirait de la toile cirée. Il possède une grande panoplie de couleurs et se tend à la chaleur: paré à froid et approché d'un radiateur, il donne un habillage lisse et tendu», décrit Stéphane Kerdraon, directeur communication et marketing d'Options.

Autre innovation: le lustre radian d'Interpel (groupe Novelty), un système d'apport calorifique qui permet de chauffer tout ou partie de sites volumineux. Ce produit est plus économique que les traditionnels chauffages à air pulsé.

Pour Nadine Jaulin, la période est au spécifique: «Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

«Il existe en ce moment une grosse demande de designers connus. Même si le modèle n'est pas joli, on veut un nom», pense Nadine Jaulin, directrice commerciale de Jaulin. Au milieu de ces coloris plutôt sombres, «la note joyeuse vient de la vaisselle et des plantes», assure-t-elle.

Côté matériaux, la transparence fait fureur, avec l'utilisation du Plexiglas, qui peut être coloré et découpé, ce qui permet de reproduire des motifs dentelle ou moucharabieh dans les dossiers de chaises. De même, le PVC peut aussi être travaillé pour devenir, par exemple, un chandelier. Un nouveau matériau, le Lackfolie, apparaît aussi dans les prestations en matière de décoration. «On dirait de la toile cirée. Il possède une grande panoplie de couleurs et se tend à la chaleur: paré à froid et approché d'un radiateur, il donne un habillage lisse et tendu», décrit Stéphane Kerdraon, directeur communication et marketing d'Options.

Autre innovation: le lustre radian d'Interpel (groupe Novelty), un système d'apport calorifique qui permet de chauffer tout ou partie de sites volumineux. Ce produit est plus économique que les traditionnels chauffages à air pulsé.

Pour Nadine Jaulin, la période est au spécifique: «Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

«On dirait de la toile cirée. Il possède une grande panoplie de couleurs et se tend à la chaleur: paré à froid et approché d'un radiateur, il donne un habillage lisse et tendu», décrit Stéphane Kerdraon, directeur communication et marketing d'Options.

Autre innovation: le lustre radian d'Interpel (groupe Novelty), un système d'apport calorifique qui permet de chauffer tout ou partie de sites volumineux. Ce produit est plus économique que les traditionnels chauffages à air pulsé.

Pour Nadine Jaulin, la période est au spécifique: «Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

«Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

Hôtels et lieux de réception: haut de gamme et convivialité

En matière d'événement, le choix du lieu est primordial. Les hôtels accueillent de plus en plus de séminaires, conventions et autres lancements de produits, et les chaînes développent des concepts adaptés à cette clientèle professionnelle, comme Starwood avec Le Méridien ou Accor avec Pullman. «Nous avons accueilli récemment l'Union internationale des avocats», raconte Anne-Françoise Blotin, «sales manager» chez Starwood. La chaîne a mis en place un programme d'incentive pour les apporteurs d'affaires, le «Starwood Preferred Planner», afin de développer cette activité événementielle dans ses hôtels. En cumulant des «Starpoints», on peut faire baisser l'addition jusqu'à 1500dollars.

Ces efforts en direction de la clientèle entreprises semblent porter leurs fruits, selon Coach Omnium. Au sein de ce cabinet d'études spécialisé dans le tourisme d'affaires, on note que «les entreprises françaises et étrangères établies en France ont dépensé en 2006 un volume global estimé à 8,8 milliards d'euros sur le marché des groupes affaires, soit une hausse de 1,8% par rapport à 2005.

Le volume global consacré aux conventions, congrès et séminaires est en amélioration sensible.»

«Nous avons accueilli récemment l'Union internationale des avocats», raconte Anne-Françoise Blotin, «sales manager» chez Starwood. La chaîne a mis en place un programme d'incentive pour les apporteurs d'affaires, le «Starwood Preferred Planner», afin de développer cette activité événementielle dans ses hôtels. En cumulant des «Starpoints», on peut faire baisser l'addition jusqu'à 1500dollars.

Ces efforts en direction de la clientèle entreprises semblent porter leurs fruits, selon Coach Omnium. Au sein de ce cabinet d'études spécialisé dans le tourisme d'affaires, on note que «les entreprises françaises et étrangères établies en France ont dépensé en 2006 un volume global estimé à 8,8 milliards d'euros sur le marché des groupes affaires, soit une hausse de 1,8% par rapport à 2005.

Le volume global consacré aux conventions, congrès et séminaires est en amélioration sensible.»

«les entreprises françaises et étrangères établies en France ont dépensé en 2006 un volume global estimé à 8,8 milliards d'euros sur le marché des groupes affaires, soit une hausse de 1,8% par rapport à 2005.

Le volume global consacré aux conventions, congrès et séminaires est en amélioration sensible.»

Par ailleurs, les entreprises recherchent des lieux toujours plus originaux, mais sont obligées de favoriser le centre-ville, là où se trouvent grandes salles et hôtels, et où l'accessibilité est meilleure. Pourtant, cette préférence pour l'intra-muros n'empêche pas Disneyland Resort Paris, situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, de développer ses activités à destination des entreprises. Avec ses deux centres de congrès totalisant 23000 m², deux parcs à thèmes et quelque 8000 chambres, le parc de loisirs est une destination à part entière: c'est le cinquième lieu d'événements en France, après Paris, l'Aude, Nice et Lyon.

Disneyland Resort Paris propose à ses clients affaires une solution globale qui intègre aussi le transport: «De plus en plus les clients veulent avoir toutes les composantes de leur événement réunies dans un seul endroit. Nous avons ainsi signé des conventions avec Air France pour l'Allemagne et Eurostar pour le Royaume-Uni. Notre forfait séminaire comprend désormais l'hébergement et le transport», détaille Carlo Olejniczak, directeur de la division «Business Solutions» du parc de loisirs. La taille des groupes augmente, avec des conventions d'entreprises de plus de 2000 personnes, au lieu de 300 à 400 auparavant, note-t-il, avant d'ajouter: «La tendance est toujours au "team building", avec une demi-journée d'activités "fun" ou pédagogiques, sur des thèmes de retour à la nature et de bien-être.»

«De plus en plus les clients veulent avoir toutes les composantes de leur événement réunies dans un seul endroit. Nous avons ainsi signé des conventions avec Air France pour l'Allemagne et Eurostar pour le Royaume-Uni. Notre forfait séminaire comprend désormais l'hébergement et le transport», détaille Carlo Olejniczak, directeur de la division «Business Solutions» du parc de loisirs. La taille des groupes augmente, avec des conventions d'entreprises de plus de 2000 personnes, au lieu de 300 à 400 auparavant, note-t-il, avant d'ajouter: «La tendance est toujours au "team building", avec une demi-journée d'activités "fun" ou pédagogiques, sur des thèmes de retour à la nature et de bien-être.»

Et pour ceux qui ne souhaitent pas organiser leur événement dans un hôtel ou dont les groupes sont plus restreints, de nouveaux lieux de réception sont disponibles, axés sur le design et la convivialité. Dans cette catégorie en vogue, on trouve par exemple l'Espace Charles-Louis Havas à Neuilly (Hauts-de-Seine) rénové par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, l'Atelier Renault à Paris, sur les Champs-Élysées, ou le Karé Magik, situé à Boulogne-Billancourt. Ce dernier, un espace de 800 m² sur quatre niveaux, peut accueillir 150 à 200 personnes. Son propriétaire, Philippe Focard de Fontefiguières, constate que «les traiteurs ont tendance à fonctionner toujours de la même façon». Son ambition est donc, pour se démarquer, de «théâtraliser les repas de conventions ou de séminaires». Pour ce faire, il vient de lancer trois formules originales de restauration: celle baptisée «4/3/2/1» propose un repas multiculturel et multicultuel. «C'est la première fois que tous les croyants pourront manger le même repas. L'entreprise est là pour fédérer, il faut que tout le monde participe au repas», décrypte son concepteur. Avec «assis/debout», on mange debout comme pour un repas assis, avec des contenants et une présentation ad hoc. Enfin, «pêle-mêle» propose des contenants biodégradables et un réceptacle commun. En 2008, Philippe Focard de Fontefiguières va ouvrir deux lieux réservés aux petits groupes (6 à 12 participants) situés à 45 minutes en RER de Paris. «Ce sera bio, beau et bobo», annonce le propriétaire du Karé Magik.

«les traiteurs ont tendance à fonctionner toujours de la même façon». Son ambition est donc, pour se démarquer, de «théâtraliser les repas de conventions ou de séminaires». Pour ce faire, il vient de lancer trois formules originales de restauration: celle baptisée «4/3/2/1» propose un repas multiculturel et multicultuel. «C'est la première fois que tous les croyants pourront manger le même repas. L'entreprise est là pour fédérer, il faut que tout le monde participe au repas», décrypte son concepteur. Avec «assis/debout», on mange debout comme pour un repas assis, avec des contenants et une présentation ad hoc. Enfin, «pêle-mêle» propose des contenants biodégradables et un réceptacle commun. En 2008, Philippe Focard de Fontefiguières va ouvrir deux lieux réservés aux petits groupes (6 à 12 participants) situés à 45 minutes en RER de Paris. «Ce sera bio, beau et bobo», annonce le propriétaire du Karé Magik.

Parcs des expositions

et palais des congrès : high- tech et ouverture

Bien que les parcs des expositions accueillent principalement des salons, leur activité liée à l'événementiel se développe. On assiste ainsi à une convergence entre parc des expositions et palais des congrès. Les congrès sont de plus en plus tentés de proposer un espace d'exposition, tandis que les parcs accueillent toujours plus de colloques et de séminaires. «L'événement d'entreprise est un bon complément d'activités, dès lors que l'on arrive à le situer hors des pics saisonniers que sont le printemps et l'automne», explique Yves Asseline, vice-président de la société Foires, salons et congrès de France (FSCF), qui regroupe trente-neuf sites en province, soit plus de 2 millions de mètres carrés couverts.

Même s'il ne compte que pour une petite part (10 à 15%) du chiffre d'affaires des gestionnaires de parcs d'exposition, ce segment est en croissance. «Ce secteur se développe, de 3 à 4% par an», selon Laurent Chiron, directeur commercial de Paris Expo, structure qui gère les espaces de la porte de Versailles, du Cnit et du Carrousel du Louvre. Pour attirer ces événements, les lieux se dotent de matériel high-tech, comme le Wifi, voire, pour certains, de fibre optique: «Le centre de

conventions et d'expositions de Lyon l'a fait, mais cela reste très onéreux», note Yves Asseline.

Autre pratique à signaler: les événements «propriétaires» de marques s'ouvrent à des publics différents. «En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«L'événement d'entreprise est un bon complément d'activités, dès lors que l'on arrive à le situer hors des pics saisonniers que sont le printemps et l'automne», explique Yves Asseline, vice-président de la société Foires, salons et congrès de France (FSCF), qui regroupe trente-neuf sites en province, soit plus de 2 millions de mètres carrés couverts.

Même s'il ne compte que pour une petite part (10 à 15%) du chiffre d'affaires des gestionnaires de parcs d'exposition, ce segment est en croissance. «Ce secteur se développe, de 3 à 4% par an», selon Laurent Chiron, directeur commercial de Paris Expo, structure qui gère les espaces de la porte de Versailles, du Cnit et du Carrousel du Louvre. Pour attirer ces événements, les lieux se dotent de matériel high-tech, comme le Wifi, voire, pour certains, de fibre optique: «Le centre de

conventions et d'expositions de Lyon l'a fait, mais cela reste très onéreux», note Yves Asseline.

Autre pratique à signaler: les événements «propriétaires» de marques s'ouvrent à des publics différents. «En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«Ce secteur se développe, de 3 à 4% par an», selon Laurent Chiron, directeur commercial de Paris Expo, structure qui gère les espaces de la porte de Versailles, du Cnit et du Carrousel du Louvre. Pour attirer ces événements, les lieux se dotent de matériel high-tech, comme le Wifi, voire, pour certains, de fibre optique: «Le centre de

conventions et d'expositions de Lyon l'a fait, mais cela reste très onéreux», note Yves Asseline.

Autre pratique à signaler: les événements «propriétaires» de marques s'ouvrent à des publics différents. «En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

Après une année 2007 affichant une croissance de 3 à 4%, boostée par l'élection présidentielle et la Coupe du monde de rugby, le secteur de l'événementiel aborde 2008 avec confiance. Les prestataires (traiteurs, technique, signalétique, décoration et mobilier, lieux de réception et centres de congrès) doivent néanmoins s'adapter aux changements d'une société de plus en plus sensible aux exigences de respect de l'environnement et de développement durable.

Les clients, eux, veulent toujours plus d'opérations sur mesure, bien déterminés à se singulariser dans un univers médiatique encombré. En matière de localisation, par exemple, Paris reste le lieu incontournable pour organiser son événement, ce qui conduit un gérant de sites comme Paris Expo (parc des Expositions de la porte de Versailles, Cnit de la Défense, etc.) à rénover ses installations. Parallèlement, les clients sont très attirés par le haut de gamme et son cortège de prestations VIP. Mais si les donneurs d'ordre réclament une attention particulière, des produits de premier choix et une scénographie unique, ils ne semblent pas prêts, pour autant, à dépenser plus.

Néanmoins, les professionnels du secteur restent optimistes, tout en sachant que leur activité, l'organisation d'événements, est, plus que d'autres, sensible aux aléas conjoncturels, qu'ils soient politiques ou économiques. Il leur faut donc sans cesse faire preuve d'imagination. Professionnelles de l'éphémère, les entreprises prestataires de services dans l'événementiel surfent donc sur les tendances du moment. Les évolutions techniques sont incessantes, quel que soit le secteur concerné. Cuisine moléculaire pour les traiteurs, LED chez les prestataires techniques, retour du noir et blanc et utilisation de matériaux écologiques pour les décorateurs, originalité des lieux de réception, convergence entre centres de congrès et parcs d'expositions... la liste des tendances et des innovations n'est pas exhaustive et évolue en permanence. Tour d'horizon des propositions pour les mois à venir.

Traiteurs et organisateurs de réceptions : luxe et cuisine moléculaire

L'univers des traiteurs pour l'événementiel et des organisateurs de réceptions est géographiquement divisé en deux en France. D'un côté, Paris et sa région, où les six sociétés principales réalisent 80% de l'activité. De l'autre, la province, où une multitude de PME assurent aussi bien mariages et anniversaires que séminaires et conventions. On peut estimer ce marché entre 180 et 200 millions d'euros, dont 150 millions pour les 39 sociétés réunies dans l'association Traiteurs de France.

Ce secteur se caractérise par une tendance: le retour du «vrai luxe», selon Anne Guyon, directrice des relations extérieures de Dalloyau, un des six grands traiteurs avec Potel&Chabot, Lenôtre,

Butard Enescot, Passion Traiteur et Reynier Marchetti. «Cela passe par l'utilisation de matières premières irréprochables, des chefs créatifs, un service décoration et R&D, et enfin l'alliance du gustatif et du visuel, détaille-t-elle. Le client a besoin de sentir que le produit est unique.» Éric-Helen Louis, président de Traiteurs de France, renchérit: «On assiste à une recherche constante de l'originalité et une thématisation de plus en plus forte.»

L'univers des traiteurs pour l'événementiel et des organisateurs de réceptions est géographiquement divisé en deux en France. D'un côté, Paris et sa région, où les six sociétés principales réalisent 80% de l'activité. De l'autre, la province, où une multitude de PME assurent aussi bien mariages et anniversaires que séminaires et conventions. On peut estimer ce marché entre 180 et 200 millions d'euros, dont 150 millions pour les 39 sociétés réunies dans l'association Traiteurs de France.

Ce secteur se caractérise par une tendance: le retour du «vrai luxe», selon Anne Guyon, directrice des relations extérieures de Dalloyau, un des six grands traiteurs avec Potel&Chabot, Lenôtre,

Butard Enescot, Passion Traiteur et Reynier Marchetti. «Cela passe par l'utilisation de matières premières irréprochables, des chefs créatifs, un service décoration et R&D, et enfin l'alliance du gustatif et du visuel, détaille-t-elle. Le client a besoin de sentir que le produit est unique.» Éric-Helen Louis, président de Traiteurs de France, renchérit: «On assiste à une recherche constante de l'originalité et une thématisation de plus en plus forte.»

«vrai luxe», selon Anne Guyon, directrice des relations extérieures de Dalloyau, un des six grands traiteurs avec Potel&Chabot, Lenôtre,

Butard Enescot, Passion Traiteur et Reynier Marchetti. «Cela passe par l'utilisation de matières premières irréprochables, des chefs créatifs, un service décoration et R&D, et enfin l'alliance du gustatif et du visuel, détaille-t-elle. Le client a besoin de sentir que le produit est unique.» Éric-Helen Louis, président de Traiteurs de France, renchérit: «On assiste à une recherche constante de l'originalité et une thématisation de plus en plus forte.»

Au niveau gustatif, la dernière innovation en date se nomme cuisine moléculaire: il s'agit de modifier l'aspect physique des aliments en employant des gaz ou des gélifiants. Ce qui donne des plats originaux, comme un Paris-Brest... à boire, réalisé pour la Coupe du monde de rugby, ou des sucettes de fraises au champagne. «Pour un plat à base de mozzarella, par exemple, on trempe une boule de fromage dans un bain de potassium, on la repêche et l'on ajoute du vinaigre balsamique, indique Xavier Bellet, fondateur de Cannelle&Safran et spécialiste de cette cuisine «new look». Elle se liquéfie en bouche. On peut aussi se servir d'agar-agar, un gélifiant d'origine végétale qui permet d'obtenir une gelée qui résiste à la chaleur. Il est ainsi possible de solidifier une sauce autour d'une brochette.» Les émulsions à base d'azote ou de CO2

permettent également de rendre liquide les solides, et inversement.

La présentation des mets dans les buffets évolue aussi. «Pour l'héritière Fendi, qui lançait une collection de bijoux à motif "tête de mort", nous avons réalisé des moules spéciaux pour les pièces cocktail qui reprenaient cette forme», explique Nathalie Debeine, responsable de la communication chez Potel&Chabot. Les supports se font transparents, avec des piques et des plaques en Plexiglas. Autre innovation: le plateau «boîte à chapeau». La société Passion Traiteur a mis au point un concept de «tout en un» nommé Impulsion. «Il s'agit d'une boîte ronde de 20 cm de diamètre, avec un emplacement pour le verre, les couverts, etc. Elle est conçue pour manger avec une pince en bambou. Nous l'avons déclinée en boîte petit déjeuner, salé/sucré...», détaille Françoise Hendrickx, directrice générale déléguée. Sortie en septembre, cette boîte fait déjà un tabac, au point que la société conceptrice est en discussion avec un opérateur ferroviaire national pour l'exploiter en exclusivité.

«Pour un plat à base de mozzarella, par exemple, on trempe une boule de fromage dans un bain de potassium, on la repêche et l'on ajoute du vinaigre balsamique, indique Xavier Bellet, fondateur de Cannelle&Safran et spécialiste de cette cuisine «new look». Elle se liquéfie en bouche. On peut aussi se servir d'agar-agar, un gélifiant d'origine végétale qui permet d'obtenir une gelée qui résiste à la chaleur. Il est ainsi possible de solidifier une sauce autour d'une brochette.» Les émulsions à base d'azote ou de CO2

permettent également de rendre liquide les solides, et inversement.

La présentation des mets dans les buffets évolue aussi. «Pour l'héritière Fendi, qui lançait une collection de bijoux à motif "tête de mort", nous avons réalisé des moules spéciaux pour les pièces cocktail qui reprenaient cette forme», explique Nathalie Debeine, responsable de la communication chez Potel&Chabot. Les supports se font transparents, avec des piques et des plaques en Plexiglas. Autre innovation: le plateau «boîte à chapeau». La société Passion Traiteur a mis au point un concept de «tout en un» nommé Impulsion. «Il s'agit d'une boîte ronde de 20 cm de diamètre, avec un emplacement pour le verre, les couverts, etc. Elle est conçue pour manger avec une pince en bambou. Nous l'avons déclinée en boîte petit déjeuner, salé/sucré...», détaille Françoise Hendrickx, directrice générale déléguée. Sortie en septembre, cette boîte fait déjà un tabac, au point que la société conceptrice est en discussion avec un opérateur ferroviaire national pour l'exploiter en exclusivité.

Lumière, son et vidéo : LED, HD et 3D

Les prestataires de matériel pour la lumière, le son, la vidéo et les effets spéciaux évoluent dans un secteur riche d'innovations technologiques. Côté lumière, c'est la LED (pour Light Emitting Device, diode électroluminescente en français) qui constitue la nouveauté du moment. «Elle est multifonction, les combinaisons de couleurs sont infinies. Mais avec 3 watts seulement, la LED n'est pas très puissante», constate Franck de Caneva, cofondateur et directeur de Vision Events. Cela n'empêche pas certains événements d'être éclairés avec ce procédé, comme l'a fait le groupe Novelty pour TF1. Avec sa barre LED Ledlite Pixled, JLT Services (filiale de Novelty) a réuni les trois couleurs de base (rouge, vert, bleu), ce qui permet des variations de couleur inédites. En associant plusieurs barres, on peut même disposer d'un «écran LED».

Pour Stanislas Surun, directeur associé de la société Magnum, «les LED ont un double intérêt: forte polyvalence et faible consommation d'énergie. C'est une vraie innovation.» Quant au manque de puissance, cela dépend de la taille de l'installation: «Nous avons mis un écran LED de plusieurs milliers de diodes sur la tour Eiffel pour la Coupe du monde de rugby. Quand on l'allumait, on éclairait le Trocadéro! Ce système est de plus en plus compétitif en termes de rendu lumineux.» Reste que la LED est toujours plus onéreuse qu'une lampe à incandescence, même si l'écart de prix se réduit.

Dans l'univers de la vidéo, c'est la haute définition (HD) qui fait figure d'innovation phare. Mais cette technique ne fonctionne que si les images sont préalablement captées en HD, avant d'être retransmises via des projecteurs adaptés. Pour Richard Dimeglio, directeur général de VLS, la haute définition fournit «une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«Elle est multifonction, les combinaisons de couleurs sont infinies. Mais avec 3 watts seulement, la LED n'est pas très puissante», constate Franck de Caneva, cofondateur et directeur de Vision Events. Cela n'empêche pas certains événements d'être éclairés avec ce procédé, comme l'a fait le groupe Novelty pour TF1. Avec sa barre LED Ledlite Pixled, JLT Services (filiale de Novelty) a réuni les trois couleurs de base (rouge, vert, bleu), ce qui permet des variations de couleur inédites. En associant plusieurs barres, on peut même disposer d'un «écran LED».

Pour Stanislas Surun, directeur associé de la société Magnum, «les LED ont un double intérêt: forte polyvalence et faible consommation d'énergie. C'est une vraie innovation.» Quant au manque de puissance, cela dépend de la taille de l'installation: «Nous avons mis un écran LED de plusieurs milliers de diodes sur la tour Eiffel pour la Coupe du monde de rugby. Quand on l'allumait, on éclairait le Trocadéro! Ce système est de plus en plus compétitif en termes de rendu lumineux.» Reste que la LED est toujours plus onéreuse qu'une lampe à incandescence, même si l'écart de prix se réduit.

Dans l'univers de la vidéo, c'est la haute définition (HD) qui fait figure d'innovation phare. Mais cette technique ne fonctionne que si les images sont préalablement captées en HD, avant d'être retransmises via des projecteurs adaptés. Pour Richard Dimeglio, directeur général de VLS, la haute définition fournit «une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«les LED ont un double intérêt: forte polyvalence et faible consommation d'énergie. C'est une vraie innovation.» Quant au manque de puissance, cela dépend de la taille de l'installation: «Nous avons mis un écran LED de plusieurs milliers de diodes sur la tour Eiffel pour la Coupe du monde de rugby. Quand on l'allumait, on éclairait le Trocadéro! Ce système est de plus en plus compétitif en termes de rendu lumineux.» Reste que la LED est toujours plus onéreuse qu'une lampe à incandescence, même si l'écart de prix se réduit.

Dans l'univers de la vidéo, c'est la haute définition (HD) qui fait figure d'innovation phare. Mais cette technique ne fonctionne que si les images sont préalablement captées en HD, avant d'être retransmises via des projecteurs adaptés. Pour Richard Dimeglio, directeur général de VLS, la haute définition fournit «une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«une définition inégalée». Et d'assurer: «Depuis deux ans, c'est la grande révolution.» Mais l'investissement pour bénéficier de cette qualité reste important: «La haute définition est environ deux fois plus chère qu'une projection numérique normale. Il faut investir beaucoup en matériel. C'est pourquoi il y a encore très peu d'opérations en HD», estime ainsi Franck de Caneva (Vision Events).

Toujours dans la vidéo, le multifenêtrage est aussi très prisé. La machine utilisée permet d'ouvrir plusieurs fenêtres dans un écran projeté en fond de scène. D'après Vision Events, 80% des conventions et séminaires l'utilisent aujourd'hui. «Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«Nous l'avons fait récemment pour une convention KPMG avec six interlocuteurs dans six fenêtres en même temps», évoque Richard Dimeglio (VLS).

Autre technique qui se développe: la stéréo-

scopie ou 3D. Les produits sont modélisés, filmés et projetés. Des lunettes spéciales permettent de visionner en relief, selon le principe de la double couche avec balayage actif. Mais ce qui fait rêver tous les professionnels, c'est l'holographie, qui permet de faire apparaître sur scène des hologrammes de voitures ou d'autres objets en grandeur réelle. «Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

«Tout le monde rêve des hologrammes et du relief. Mais c'est encore peu fiable. Et cela demande une modélisation énorme en amont, ce qui coûte très cher. On y travaille. C'est la révolution de demain», prédit le directeur général de VLS. Il y a déjà eu des expériences d'hologrammes publicitaires, comme en décembre 2006 dans le magasin C&A de Berlin. Derrière la vitrine, une jeune femme en sous-vêtements attirait l'oeil des passants, un hologramme très réaliste...

Mobiliers, stands, chapiteaux, podiums

et décoration : noir et blanc, transparence et modularité

Les professionnels de la décoration et du mobilier pour les événements sont également soumis à cette course à l'innovation. Des sociétés comme GL Events et Jaulin produisent ainsi des catalogues deux fois par an, un peu à l'image de la mode vestimentaire. Le choix de mobilier se fait surtout en fonction des zones à aménager: espace VIP, restaurant, accueil et réception, etc.

Pour 2008, certaines orientations se dessinent dans les couleurs et les matières. Pour le mobilier, par exemple, on assiste au retour du noir et blanc, avec le rouge en couleur complémentaire. «Le noir et le blanc sont systématiques cette année», affirme Lucile Valentin, chef de produit mobilier chez GL Events. Tendance confirmée par Dominique Vachon, PDG de la société homonyme, spécialisée dans le mobilier de designer pour VIP: «Il y a de plus en plus de noir et blanc. Mais on trouve aussi du vert absinthe et du bleu Klein.»

«Le noir et le blanc sont systématiques cette année», affirme Lucile Valentin, chef de produit mobilier chez GL Events. Tendance confirmée par Dominique Vachon, PDG de la société homonyme, spécialisée dans le mobilier de designer pour VIP: «Il y a de plus en plus de noir et blanc. Mais on trouve aussi du vert absinthe et du bleu Klein.»

Les meubles dessinés par des grands noms du design, comme Philippe Starck ou Le Corbusier, sont d'ailleurs de plus en plus demandés par les organisateurs d'événements: «Il existe en ce moment une grosse demande de designers connus. Même si le modèle n'est pas joli, on veut un nom», pense Nadine Jaulin, directrice commerciale de Jaulin. Au milieu de ces coloris plutôt sombres, «la note joyeuse vient de la vaisselle et des plantes», assure-t-elle.

Côté matériaux, la transparence fait fureur, avec l'utilisation du Plexiglas, qui peut être coloré et découpé, ce qui permet de reproduire des motifs dentelle ou moucharabieh dans les dossiers de chaises. De même, le PVC peut aussi être travaillé pour devenir, par exemple, un chandelier. Un nouveau matériau, le Lackfolie, apparaît aussi dans les prestations en matière de décoration. «On dirait de la toile cirée. Il possède une grande panoplie de couleurs et se tend à la chaleur: paré à froid et approché d'un radiateur, il donne un habillage lisse et tendu», décrit Stéphane Kerdraon, directeur communication et marketing d'Options.

Autre innovation: le lustre radian d'Interpel (groupe Novelty), un système d'apport calorifique qui permet de chauffer tout ou partie de sites volumineux. Ce produit est plus économique que les traditionnels chauffages à air pulsé.

Pour Nadine Jaulin, la période est au spécifique: «Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

«Il existe en ce moment une grosse demande de designers connus. Même si le modèle n'est pas joli, on veut un nom», pense Nadine Jaulin, directrice commerciale de Jaulin. Au milieu de ces coloris plutôt sombres, «la note joyeuse vient de la vaisselle et des plantes», assure-t-elle.

Côté matériaux, la transparence fait fureur, avec l'utilisation du Plexiglas, qui peut être coloré et découpé, ce qui permet de reproduire des motifs dentelle ou moucharabieh dans les dossiers de chaises. De même, le PVC peut aussi être travaillé pour devenir, par exemple, un chandelier. Un nouveau matériau, le Lackfolie, apparaît aussi dans les prestations en matière de décoration. «On dirait de la toile cirée. Il possède une grande panoplie de couleurs et se tend à la chaleur: paré à froid et approché d'un radiateur, il donne un habillage lisse et tendu», décrit Stéphane Kerdraon, directeur communication et marketing d'Options.

Autre innovation: le lustre radian d'Interpel (groupe Novelty), un système d'apport calorifique qui permet de chauffer tout ou partie de sites volumineux. Ce produit est plus économique que les traditionnels chauffages à air pulsé.

Pour Nadine Jaulin, la période est au spécifique: «Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

«On dirait de la toile cirée. Il possède une grande panoplie de couleurs et se tend à la chaleur: paré à froid et approché d'un radiateur, il donne un habillage lisse et tendu», décrit Stéphane Kerdraon, directeur communication et marketing d'Options.

Autre innovation: le lustre radian d'Interpel (groupe Novelty), un système d'apport calorifique qui permet de chauffer tout ou partie de sites volumineux. Ce produit est plus économique que les traditionnels chauffages à air pulsé.

Pour Nadine Jaulin, la période est au spécifique: «Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

«Il n'y a pas vraiment de révolution, mais un matériel de plus en plus modulaire, avec du sur-mesure à chaque événement. À l'image de ce que nous avons installé pour BMW sur la plage de Cannes, constitué d'une tente en forme de vague, ou pour la Mairie de Paris, avec des igloos pour la patinoire éphémère. Pour 2007, la municipalité veut des tipis avec double pente.»

Hôtels et lieux de réception: haut de gamme et convivialité

En matière d'événement, le choix du lieu est primordial. Les hôtels accueillent de plus en plus de séminaires, conventions et autres lancements de produits, et les chaînes développent des concepts adaptés à cette clientèle professionnelle, comme Starwood avec Le Méridien ou Accor avec Pullman. «Nous avons accueilli récemment l'Union internationale des avocats», raconte Anne-Françoise Blotin, «sales manager» chez Starwood. La chaîne a mis en place un programme d'incentive pour les apporteurs d'affaires, le «Starwood Preferred Planner», afin de développer cette activité événementielle dans ses hôtels. En cumulant des «Starpoints», on peut faire baisser l'addition jusqu'à 1500dollars.

Ces efforts en direction de la clientèle entreprises semblent porter leurs fruits, selon Coach Omnium. Au sein de ce cabinet d'études spécialisé dans le tourisme d'affaires, on note que «les entreprises françaises et étrangères établies en France ont dépensé en 2006 un volume global estimé à 8,8 milliards d'euros sur le marché des groupes affaires, soit une hausse de 1,8% par rapport à 2005.

Le volume global consacré aux conventions, congrès et séminaires est en amélioration sensible.»

«Nous avons accueilli récemment l'Union internationale des avocats», raconte Anne-Françoise Blotin, «sales manager» chez Starwood. La chaîne a mis en place un programme d'incentive pour les apporteurs d'affaires, le «Starwood Preferred Planner», afin de développer cette activité événementielle dans ses hôtels. En cumulant des «Starpoints», on peut faire baisser l'addition jusqu'à 1500dollars.

Ces efforts en direction de la clientèle entreprises semblent porter leurs fruits, selon Coach Omnium. Au sein de ce cabinet d'études spécialisé dans le tourisme d'affaires, on note que «les entreprises françaises et étrangères établies en France ont dépensé en 2006 un volume global estimé à 8,8 milliards d'euros sur le marché des groupes affaires, soit une hausse de 1,8% par rapport à 2005.

Le volume global consacré aux conventions, congrès et séminaires est en amélioration sensible.»

«les entreprises françaises et étrangères établies en France ont dépensé en 2006 un volume global estimé à 8,8 milliards d'euros sur le marché des groupes affaires, soit une hausse de 1,8% par rapport à 2005.

Le volume global consacré aux conventions, congrès et séminaires est en amélioration sensible.»

Par ailleurs, les entreprises recherchent des lieux toujours plus originaux, mais sont obligées de favoriser le centre-ville, là où se trouvent grandes salles et hôtels, et où l'accessibilité est meilleure. Pourtant, cette préférence pour l'intra-muros n'empêche pas Disneyland Resort Paris, situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, de développer ses activités à destination des entreprises. Avec ses deux centres de congrès totalisant 23000 m², deux parcs à thèmes et quelque 8000 chambres, le parc de loisirs est une destination à part entière: c'est le cinquième lieu d'événements en France, après Paris, l'Aude, Nice et Lyon.

Disneyland Resort Paris propose à ses clients affaires une solution globale qui intègre aussi le transport: «De plus en plus les clients veulent avoir toutes les composantes de leur événement réunies dans un seul endroit. Nous avons ainsi signé des conventions avec Air France pour l'Allemagne et Eurostar pour le Royaume-Uni. Notre forfait séminaire comprend désormais l'hébergement et le transport», détaille Carlo Olejniczak, directeur de la division «Business Solutions» du parc de loisirs. La taille des groupes augmente, avec des conventions d'entreprises de plus de 2000 personnes, au lieu de 300 à 400 auparavant, note-t-il, avant d'ajouter: «La tendance est toujours au "team building", avec une demi-journée d'activités "fun" ou pédagogiques, sur des thèmes de retour à la nature et de bien-être.»

«De plus en plus les clients veulent avoir toutes les composantes de leur événement réunies dans un seul endroit. Nous avons ainsi signé des conventions avec Air France pour l'Allemagne et Eurostar pour le Royaume-Uni. Notre forfait séminaire comprend désormais l'hébergement et le transport», détaille Carlo Olejniczak, directeur de la division «Business Solutions» du parc de loisirs. La taille des groupes augmente, avec des conventions d'entreprises de plus de 2000 personnes, au lieu de 300 à 400 auparavant, note-t-il, avant d'ajouter: «La tendance est toujours au "team building", avec une demi-journée d'activités "fun" ou pédagogiques, sur des thèmes de retour à la nature et de bien-être.»

Et pour ceux qui ne souhaitent pas organiser leur événement dans un hôtel ou dont les groupes sont plus restreints, de nouveaux lieux de réception sont disponibles, axés sur le design et la convivialité. Dans cette catégorie en vogue, on trouve par exemple l'Espace Charles-Louis Havas à Neuilly (Hauts-de-Seine) rénové par l'architecte Jean-Michel Wilmotte, l'Atelier Renault à Paris, sur les Champs-Élysées, ou le Karé Magik, situé à Boulogne-Billancourt. Ce dernier, un espace de 800 m² sur quatre niveaux, peut accueillir 150 à 200 personnes. Son propriétaire, Philippe Focard de Fontefiguières, constate que «les traiteurs ont tendance à fonctionner toujours de la même façon». Son ambition est donc, pour se démarquer, de «théâtraliser les repas de conventions ou de séminaires». Pour ce faire, il vient de lancer trois formules originales de restauration: celle baptisée «4/3/2/1» propose un repas multiculturel et multicultuel. «C'est la première fois que tous les croyants pourront manger le même repas. L'entreprise est là pour fédérer, il faut que tout le monde participe au repas», décrypte son concepteur. Avec «assis/debout», on mange debout comme pour un repas assis, avec des contenants et une présentation ad hoc. Enfin, «pêle-mêle» propose des contenants biodégradables et un réceptacle commun. En 2008, Philippe Focard de Fontefiguières va ouvrir deux lieux réservés aux petits groupes (6 à 12 participants) situés à 45 minutes en RER de Paris. «Ce sera bio, beau et bobo», annonce le propriétaire du Karé Magik.

«les traiteurs ont tendance à fonctionner toujours de la même façon». Son ambition est donc, pour se démarquer, de «théâtraliser les repas de conventions ou de séminaires». Pour ce faire, il vient de lancer trois formules originales de restauration: celle baptisée «4/3/2/1» propose un repas multiculturel et multicultuel. «C'est la première fois que tous les croyants pourront manger le même repas. L'entreprise est là pour fédérer, il faut que tout le monde participe au repas», décrypte son concepteur. Avec «assis/debout», on mange debout comme pour un repas assis, avec des contenants et une présentation ad hoc. Enfin, «pêle-mêle» propose des contenants biodégradables et un réceptacle commun. En 2008, Philippe Focard de Fontefiguières va ouvrir deux lieux réservés aux petits groupes (6 à 12 participants) situés à 45 minutes en RER de Paris. «Ce sera bio, beau et bobo», annonce le propriétaire du Karé Magik.

Parcs des expositions

et palais des congrès : high- tech et ouverture

Bien que les parcs des expositions accueillent principalement des salons, leur activité liée à l'événementiel se développe. On assiste ainsi à une convergence entre parc des expositions et palais des congrès. Les congrès sont de plus en plus tentés de proposer un espace d'exposition, tandis que les parcs accueillent toujours plus de colloques et de séminaires. «L'événement d'entreprise est un bon complément d'activités, dès lors que l'on arrive à le situer hors des pics saisonniers que sont le printemps et l'automne», explique Yves Asseline, vice-président de la société Foires, salons et congrès de France (FSCF), qui regroupe trente-neuf sites en province, soit plus de 2 millions de mètres carrés couverts.

Même s'il ne compte que pour une petite part (10 à 15%) du chiffre d'affaires des gestionnaires de parcs d'exposition, ce segment est en croissance. «Ce secteur se développe, de 3 à 4% par an», selon Laurent Chiron, directeur commercial de Paris Expo, structure qui gère les espaces de la porte de Versailles, du Cnit et du Carrousel du Louvre. Pour attirer ces événements, les lieux se dotent de matériel high-tech, comme le Wifi, voire, pour certains, de fibre optique: «Le centre de

conventions et d'expositions de Lyon l'a fait, mais cela reste très onéreux», note Yves Asseline.

Autre pratique à signaler: les événements «propriétaires» de marques s'ouvrent à des publics différents. «En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«L'événement d'entreprise est un bon complément d'activités, dès lors que l'on arrive à le situer hors des pics saisonniers que sont le printemps et l'automne», explique Yves Asseline, vice-président de la société Foires, salons et congrès de France (FSCF), qui regroupe trente-neuf sites en province, soit plus de 2 millions de mètres carrés couverts.

Même s'il ne compte que pour une petite part (10 à 15%) du chiffre d'affaires des gestionnaires de parcs d'exposition, ce segment est en croissance. «Ce secteur se développe, de 3 à 4% par an», selon Laurent Chiron, directeur commercial de Paris Expo, structure qui gère les espaces de la porte de Versailles, du Cnit et du Carrousel du Louvre. Pour attirer ces événements, les lieux se dotent de matériel high-tech, comme le Wifi, voire, pour certains, de fibre optique: «Le centre de

conventions et d'expositions de Lyon l'a fait, mais cela reste très onéreux», note Yves Asseline.

Autre pratique à signaler: les événements «propriétaires» de marques s'ouvrent à des publics différents. «En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«Ce secteur se développe, de 3 à 4% par an», selon Laurent Chiron, directeur commercial de Paris Expo, structure qui gère les espaces de la porte de Versailles, du Cnit et du Carrousel du Louvre. Pour attirer ces événements, les lieux se dotent de matériel high-tech, comme le Wifi, voire, pour certains, de fibre optique: «Le centre de

conventions et d'expositions de Lyon l'a fait, mais cela reste très onéreux», note Yves Asseline.

Autre pratique à signaler: les événements «propriétaires» de marques s'ouvrent à des publics différents. «En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«En informatique, par exemple, certains événements sont presque des petits salons, avec des exposants. Ce qui peut d'ailleurs nous créer des problèmes avec les salons professionnels du secteur», décrypte Laurent Chiron. Par ailleurs, les agences semblent s'intéresser de plus en plus à ces «grosses boîtes» que sont les parcs d'exposition, qu'elles peuvent aménager à leur guise pour leurs clients. Ainsi, les 40 ans du salon Silmo (optique) ont été organisés dans un hall de la porte de Versailles totalement relooké pour l'occasion.

La taille des événements augmente régulièrement, ce qui conforte Paris et sa région comme première terre d'accueil de ces manifestations. Dans l'Hexagone, seule la capitale peut absorber des groupes de mille personnes et plus, grâce à son infrastructure hôtelière et ses transports variés. «On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli

«On parle beaucoup de concurrence internationale, avec Barcelone ou Milan. Mais Paris reste un des seuls lieux en Europe qui possède les capacités pour des événements internationaux», estime le directeur commercial de Paris Expo. Au point que certains réclament un nouveau parc des expositions en région parisienne: «On manque de surface», déclare Yves Asseline (FSCF). Il sera bientôt exaucé. L'annonce récente de la création d'Airapolis devrait donner naissance, en 2010, à un centre de congrès sur 13 hectares au pied des pistes de l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Patrick Cappelli