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numérique

"On va nourrir la social TV"

09/10/2013 - par Amaury de Rochegonde

Laurent Solly, le directeur général de Facebook France, explique pourquoi son groupe a signé un accord de partenariat sur la social TV avec TF1 et Canal+.

Après NBC, CNN ou ABC aux Etats-Unis, Facebook annonce un partenariat avec les groupes TF1 et Canal+ visant à partager des données socio-démographiques de social TV avec des chaînes. Pourquoi?

Laurent Solly. C'est un accord stratégique, précurseur en Europe, avec deux groupes leaders. Canal+ veut l'utiliser sur trois de ses chaînes, D8, iTélé et Canal+, pour des émissions, des news et peut-être des rendez-vous politiques en 2014. C'est une première étape. Il s'agit de deux nouvelles applications ou API. La première permet de faire remonter beaucoup plus largement les discussions autour d'un programme. Pour une grande émission de flux en prime time, sur TF1, on pourra remonter à travers le hashtag, la page ou toute discussion. La deuxième permettra de faire remonter, au delà de la conversation, des données disponibles sur Facebook: le sexe, l'âge, la localisation. Nous allons nourrir la social TV de nouvelles données d'expression autour des programmes TV. Il s'agit bien sûr d'analyse de données anonymisées en temps réel.

 

Ces données pourront-elles servir à des fins commerciales pour les chaînes?

L.S. A ce stade non. Pour cela, il faudrait qu'il y ait des démarches commerciales arrêtées avec des prix, des produits, etc. On n'en est pas là. Nous apportons des outils qui font ressortir davantage de conversations et de données. Charge ensuite à l'éditeur de les utiliser et des intégrer dans ses programmes. Il s'agit d'ailleurs d'un accord non exclusif. D'autres pourraient suivre: il y a un intérêt très fort des autres chaînes [notamment France Télévisions et M6]. Selon le baromètre Orange-Terra Femina de juillet, 52% des conversations autour de la télé ont lieu sur Facebook contre 11% pour Twitter. Les programmes TV comptent 15 millions de fans.

 

S'agit-il d'une risposte à Twitter qui a acquis en août Trendrr, spécialisé dans l'analyse des messages sur la TV échangés depuis les réseaux sociaux?

L.S. Non, car les chiffres montrent que la plateforme leader autour de la télé et qui peut nourrir plus de conversations et plus de données, c'est Facebook. Notre stratégie, c'est de conclure des partenariats avec les grand médias, comme il y en a avec les personnalités ou les événements. Sur l'info, les grandes rencontres sportives ou les grands show TV, la plateforme possède des données extrêmement utiles à la conversation sociale autour de la télé. Nous renforçons ainsi notre position de leader et d'innovateur.

 

N'est-ce pas aussi une façon de montrer que vous n'avez plus une vision confiscatoire des données personnelles?

L.S. La plateforme est ouverte. Il ne s'agit pas de données privées, mais publiques. On sait qu'il y a 18 millions de Français chaque jour sur Facebook. C'est une plateforme d'échange, d'engagement. Les médias l'utilisent déjà: les gens prennent la parole chaque jour sur l'actualité. Aux Etats-Unis, il a été testé la place que prend un sujet d'actualité par rapport à un autre. Cela va nourrir l'intérêt du public.

 

Faut-il s'attendre à l'intégration de la vidéo publicitaire dans le fil d'actualité ?

L.S. Pas encore. L'expérience utilisateurs prime. Nous innovons en simplifiant les produits. Notre priorité est d'intégrer la communication des marques dans le fil d'actualité des utilisateurs. Avec plus 26 millions de visiteurs uniques par mois, 18 millions par jour, nous avons avons la capacité d'engagement sociale, de ciblage et de mesure des résultats. Et nous sommes première marque sur mobile, en captant 20% du temps passé. 

 

Pourquoi Facebook n'a-t-il pas communiqué lorsqu'il y avait un doute sur l'origine des  soutiens au bijoutier de Nice?

L.S. Nous avons pour principe la neutralité sur des sujets qui peuvent être sensibles pour un pays. Des agences spécialisées ont montré qu'il y avait énormément de likes mais surtout des centaines de milliers de commentaires qui validaient qu'il s'agissait bien de "j'aime" réels. Cela a montré la force de la plateforme en nombre d'utilisateurs français et le fait qu'ils pouvaient s'exprimer.

 

Derrière 1,6 million de like, il y a donc bien 1,6 million de personnes?

L.S. Oui. Il y a chez nous une politique extrêmement forte pour lutter contre les pratiques des faux likes. Si certains s'y adonnent, l'entreprise réagit.

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