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Communication politique

Havas au cœur d'une enquête sur un déplacement de Macron à Las Vegas

15/03/2017 - par Cécilia Di Quinzio, avec AFP

Dans le cadre d'un déplacement d’Emmanuel Macron au CES à Las Vegas en 2016, une opération de séduction aurait été confiée à l'agence Havas par Business France sans qu’aucun appel d’offres n'ait été lancé.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur des soupçons de favoritisme autour d’un déplacement en janvier 2016 à Las Vegas d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, selon une source judiciaire.

Cette enquête a été ouverte pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme, plus précisément, ce qui confirme une information de France Inter.

L’Inspection générale des finances (IGF) soupçonne un délit de favoritisme concernant l’organisation d’une soirée à Las Vegas en 2016, où Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, avait rencontré des entrepreneurs français, selon Le Canard enchaîné dans son édition du mercredi 8 mars.

Le 6 janvier 2016, en plein Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas (États-Unis), grand-messe mondiale de l’innovation technologique, Emmanuel Macron avait été ovationné par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-up français.

 

«Macron n’est pas concerné par ces soupçons»

 

«Cette opération de séduction, montée dans l’urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France [l’organisme de promotion de la French Tech dépendant de Bercy] sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé», révélait Le Canard enchaîné.

«La commande de la prestation Havas est susceptible de relever du délit de favoritisme», soulignait l’IGF après enquête.

Le journal satirique précisait le coût de la soirée: «381 759 euros, dont 100 000 rien que pour l’hôtel, où la moindre chambre était facturée plus de 300 euros la nuit».

Reprenant les conclusions de l’IGF, le Canard révèlait que Business France ou certains de ses salariés «pourraient être incriminés pour "favoritisme"» et Havas France ou ses dirigeants «au titre de la complicité ou du recel».

«Emmanuel  Macron n’est absolument pas concerné par ces soupçons», avait-t-on alors souligné dans l’entourage du candidat d’En Marche ! «Je n’ai pas pris connaissance de cela, mais je ne pense pas que ce soit mon ministère qui ait organisé un événement sans appel d’offres», avait réagi mardi Emmanuel Macron. «Mon ministère, lorsque j’étais ministre, a toujours respecté les règles des appels d’offres et des marchés publics», avait également assuré le candidat.

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