
17/06/2010 - Libéré de sa clause de non-concurrence avec Publicis, il reprend l'offensive dans l'univers de la communication événementielle avec le premier New York Forum, les 22 et 23 juin.
Richard Attias revient sur le devant de la scène. Libéré de sa clause de non-concurrence avec Publicis Groupe, il déclarait à Challenges, mi-mai, à propos de ses relations avec Maurice Lévy: «Nos relations sont cordiales. Je ne sais pas si elles le seront encore dans quelques jours, car ma clause de non-concurrence vient de se terminer et j'ai un immense plaisir à pouvoir me remettre à collaborer avec des entreprises et des clients fidèles.»
Il y a quelques jours, à New York, il est entré dans le vif du sujet. L'ancien PDG de Publicis Events, aujourd'hui président de The Experience, n'aura mis que quelques mois, après son expérience malheureuse à Dubai, pour mettre sur pied un événement d'envergure internationale: le New York Forum.
Pendant deux jours, les 22 et 23 juin, des grands de ce monde se retrouveront à Big Apple. Cet événement, destiné à être annuel et qui se tiendra toujours à New York, rappelle bien sûr le célèbre rendez-vous de Davos, l'incontournable forum suisse que Richard Attias a lui-même produit durant treize ans et que Publicis a racheté en 1998.
Mais la star de l'événementiel assure avoir tourné la page du grand happening helvète. Il trouve aujourd'hui la mégapole de New York bien mieux équipée que les montagnes suisses pour recevoir les grands patrons, les jeunes entrepreneurs, les représentants des fonds souverains (Koweït, Oman, Dubai…), les universitaires et quelques politiques, tous triés sur le volet pour ce premier New York Forum. Ils seront ainsi 300 à 350 à participer à l'événement.
«Je ne veux pas les obliger à prendre des jets privés pour se rendre à la conférence. Je veux respecter l'économie durable et montrer que nous allons dans une nouvelle direction», a-t-il lancé récemment, lors de la présentation de son nouvel événement au Foreign Press Center new-yorkais, où il est venu accompagné de son épouse Cécilia, plongée pendant toute la séance dans ses textos. Et d'ajouter : «C'est là que la crise financière a commencé. C'est là, donc, qu'on devrait y trouver des solutions.»
Plus centré sur l'économie
Même s'il dit avoir tourné la page, Richard Attias ne peut s'empêcher de poursuivre la comparaison avec le forum suisse. «Davos est un forum global, avec 320 sessions qui vont des changements climatiques aux problèmes religieux», rappelle-t-il, alors que le New York Forum sera plus centré sur l'économie.
Les participants seront d'ailleurs priés de sortir de leurs longues séances de «brainstorming» avec des propositions concrètes sur la création d'emplois, la relance de l'économie, les relations entre public et privé… Le tout sera consigné dans un livre blanc envoyé quelques jours plus tard à la réunion du G20 à Toronto, les 26 et 27 juin.
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