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Réseaux sociaux

Brexit : Facebook accepte d'élargir son enquête sur une ingérence russe

18/01/2018 - par Sorlin Chanel avec AFP

La commission du numérique, de la culture, des médias et du sport de la chambre des Communes réclame au réseau social de lui fournir des éléments sur d'éventuelles «ingérences» russes ayant influé sur le vote.

Facebook a accepté d'élargir son enquête sur une possible ingérence russe dans le référendum sur le Brexit, a annoncé mercredi le président d'une commission parlementaire britannique, que les réponses initialement fournies par le géant américain n'avaient guère convaincu. La commission du numérique, de la culture, des médias et du sport (DCMS) de la chambre des Communes réclame à Facebook et Twitter de lui fournir des éléments sur d'éventuelles «ingérences» russes à la suite notamment des révélations sur l'Internet Research Agency.

Cette société de Saint-Pétersbourg, liée au renseignement russe, est accusée d'avoir publié des milliers de messages pour influencer l'élection présidentielle américaine de 2016. Fin 2017, Facebook avait affirmé n'avoir trouvé que trois publicités financées par cette société et ayant touché une audience britannique, pour une valeur modique.

Des résultats très attendus

Assurant avoir enquêté «très sérieusement», Facebook avait ajouté que ces messages avaient trait à l'immigration mais pas au référendum sur l'UE. Cette réponse avait été jugée très insuffisante par le président de la commission, Damian Collins, qui avait sommé Facebook de faire preuve d'une toute autre diligence, faute de quoi il s'exposerait à des sanctions.

Dans une lettre adressée au parlementaire, et publiée mercredi par ce dernier, un responsable de Facebook Royaume-Uni, Simon Milner, affirme que les équipes de sécurité du réseau social cherchent désormais à identifier d'éventuels réseaux de comptes qui auraient pu avoir été «engagés dans une activité coordonnée» pendant le référendum sur le Brexit. Leurs travaux, ajoute Simon Milner, prendront «plusieurs semaines». M. Collins s'est «félicité» sur Twitter de la réponse de Facebook, et a dit attendre avec «impatience» les résultats de l'enquête.

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