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Lait contaminé

Lactalis est aussi dans le collimateur des parlementaires

25/01/2018 - par Caroline Bonacossa avec l'AFP

Une commission d'enquête sur le lait contaminé va être ouverte tandis qu'un juge d'instruction pourrait être nommé suite à l'ouverture d'une enquête préliminaire.

Des députés socialistes ont annoncé, mercredi 25 janvier, l'ouverture d'une commission d'enquête sur le lait contaminé à la salmonelle de Lactalis, tandis que le groupe, faute de publier ses comptes, promet de collaborer avec l'observatoire des prix et des marges.

«La commission devra tirer au clair tous les dysfonctionnements au niveau de l'entreprise elle-même, de la grande distribution, de la surveillance administrative et de la communication du gouvernement», a expliqué Olivier Faure, chef de file des députés socialistes. «Il faut en tirer les leçons pour éviter que cela ne se reproduise», a-t-il estimé, près de deux mois après la découverte de salmonelles dans du lait maternisé produit par Lactalis. 37 bébés ont été touchés en France, et le groupe a finalement dû rappeler en janvier toute la production de lait infantile de son usine de Craon, distribuée dans 83 pays.

 

Quand et comment est arrivée la bactérie ? Qu'a-t-il été fait entre 2005 et 2017 par l'entreprise pour s'assurer de la disparition de la bactérie ? Ces questions ont été réitérées mercredi par Quentin Guillemain, président de l'association des familles de victimes de Lactalis.  

«Mais notre enquête sera beaucoup plus large que la seule entreprise Lactalis. On parlera des moyens des services de la répression des fraudes, de la réaction du ministère de la Santé qu'on a n'a pas beaucoup entendu pendant  la crise, de l'attitude de la grande distribution, etc.», a expliqué à l'AFP le député du Nord Christian Hutin (gauche), qui présidera la commission  d'enquête.    

Non publication des comptes

Devant la commission des Affaires économiques du Sénat, où il était  parallèlement auditionné, le directeur de la communication de Lactalis, Michel Nalet, a également dû répondre à des questions ne concernant pas directement  la crise des salmonelles, comme la non publication des comptes du géant laitier.      

Mardi, des députés de plusieurs groupes ont justement déposé un amendement  au projet de loi sur le droit à l'erreur pour sanctionner plus sévèrement les groupes qui ne publient pas leurs comptes annuels, avec en ligne de mire...  Lactalis.   

«Nous sommes un groupe familial et nous sommes attachés à notre  indépendance. Nous ne sommes pas opposés au dépôt des comptes mais nous sommes  opposés au jeu de la communication qui pourrait en être fait», a déclaré Michel Nalet. «L'administration fiscale connaît très bien nos comptes. Notre groupe paye ses impôts en France. Il y a une très grande transparence vis-à-vis de cette administration», a-t-il assuré.        

Transparence et secret des affaires      

Michel Nalet a cependant assuré aux sénateurs que Lactalis allait collaborer avec l'observatoire des prix et des marges, et que le PDG Emmanuel Besnier viendrait rencontrer en personne les parlementaires.    

Il a estimé qu'il était du «ressort» de Lactalis «d'avancer pour que  l'observatoire des prix et des marges ait des données claires, précises et concises sur les marges effectuées par notre profession», même si «nous souhaitons pouvoir aussi protéger le secret des affaires», a-t-il rappelé.    

C'est avec l'aide de cet observatoire que le ministre de l'Agriculture compte mettre en place des «indicateurs» de coûts de revient, filière par filière, pour que les négociations annuelles sur les prix auxquels la distribution achète aux industriels reposent sur des «données objectives».

Absence d'Emmanuem Besnier, PDG de Lactalis

Jusqu'à présent, ces indicateurs n'ont pas pu être mis en place, en raison de groupes comme Lactalis et Bigard qui ne publient aucun chiffre.   

Répondant aux remarques des sénateurs déçus de ne pas avoir en face d'eux Emmanuel Besnier, Michel Nalet a déclaré que «dans le contexte dans lequel nous  sommes, il n'a effectivement pas souhaité venir. Cela ne veut pas dire qu'il  ne le fera pas dans le futur». «Je suis proche de M. Besnier et il s'est engagé auprès de moi à vou rencontrer les uns les autres», a-t-il ajouté.    

La présidente de la commission, Sophie Primas (LR) a indiqué avoir pris «note de la proposition de recevoir M. Besnier dans un contexte dépassionné».    

Sur le plan judiciaire, une enquête préliminaire a été ouverte fin décembre, tandis que les parents d'un enfant qui a consommé du lait infantile ont déposé une plainte pour que soit désigné un juge d'instruction.

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