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Tech

Ils vont faire 2020 de côté de la tech

03/01/2020 - par Cécilia di Quinzio et Emmanuel Gavard

Margrethe Vestager,   à coup de règles

Ce n’était pas joué d’avance tant les enjeux étaient importants. Et pourtant, Margrethe Vestager a été reconduite en septembre 2019 au poste de commissaire européenne à la Concurrence. Cette Danoise, membre du parti social libéral, restera dans l’histoire comme la personne qui a porté un coup à l’impunité de certains géants : redressement fiscal d’Apple en 2016, amendes distribuées à Facebook… Elle titille les mastodontes de l’économie numérique. En 2020 ? Elle a pour mission d’actualiser les règles européennes sur la concurrence datant de 1997. Un chantier considérable poussé par la présidente de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen, afin d’adapter la loi aux nouvelles donnes économiques et technologiques : le numérique et la mondialisation.

 

Thomas Rebaud,  serial entrepreneur

C’est une belle année qui s’annonce pour le jeune entrepreneur. Sa start-up Meero vient de devenir la sixième licorne française en récoltant la somme record de 205 millions d’euros (230 millions de dollars). La plus grosse levée de fonds de l’année 2019. La société parisienne anime un réseau de 50 000 photographes à travers le monde, en s’aidant d’une plateforme de gestion de toutes les relations avec les photographes sur le terrain, et d’une solution d’intelligence artificielle pour la retouche automatique. À 32 ans, Thomas Rebaud est déjà un serial entrepreneur, Meero étant la quatrième entreprise qu’il fonde. De 50 salariés il y a un an et demi à 600 aujourd’hui, sa jeune pousse vise les 1 200 prévus à la fin de l’année. Une croissance fulgurante qui va la rendre incontournable dès 2020 dans tous les métiers liés à l’image.

 

Alex Zhu,  sur tous  les fronts

Alex Zhu a fondé Musical.ly avec Luyu Yang en 2014. Rachetée par ByteDance en 2017, l’application est devenue TikTok, et tout le monde en parle : elle fait la une des revues de tendances. L’application de partage de vidéos musicales, plébiscitée par les ados du monde entier, commence à faire de l’ombre au monopolistique réseau social Facebook. En France, les équipes sont sur tous les fronts  : ouverture de la monétisation, lancement de différents formats publicitaires et constitution d’une équipe. Fabien Laxague, dircom, et Sarah Khemis, directrice des affaires publiques, sont à pied d’œuvre, même si leur agitation reste secrète. L’entreprise est en phase de séduction féroce du marché publicitaire. 2020 pourrait aussi être l’année de l’introduction en Bourse pour la start-up, valorisée à plus de 70 milliards de dollars. Mais la petite bête qui monte fait l’objet de nombreux soupçons et inquiète, notamment en termes de gestion des données personnelles : elle transférerait des informations en Chine. De même, le rachat de Musical.ly par ByteDance fait l’objet d’une enquête aux États-Unis. En bien ou en mal, TikTok fera couler de l’encre. C.D.Q.

 

David Marcus, l’artisan de Libra 

À 46 ans, le Français David Marcus est à la tête du projet controversé Libra. Cet ancien patron de Messenger a toujours eu un pied dans les services de paiement (il a été président de Paypal) et des cryptomonnaies. Il a rejoint le conseil d’administration de la plateforme de bitcoin Coinbase en 2017 pour un an. Peu habitué des lumières médiatiques, c’est lui l’artisan de Libra. Il a convaincu Visa, Uber, Ebay et Paypal de prendre part au consortium. Mais face à la réticence des autorités bancaires du monde entier, plusieurs quittent le projet quelques mois après. En 2020, David Marcus devra œuvrer à sauver Libra. Facebook a plusieurs fois fait machine arrière de manière indirecte, pour rassurer les autorités. Le Français va devoir faire face aux projets nationaux de monnaie digitale, sur lesquels les pays comme la France commencent à plancher.

 

Nicolas Maurer,  Vitality in the city

Le club d’e-sport français fondé en 2013 par Nicolas Maurer et Fabien Devide multiplie les succès. Au fil des ans, Vitality est devenue la structure e-sport n°1 en France. Et il y a fort à parier que ce n’est que le début. En novembre, la start-up a réalisé sa deuxième levée de fonds en moins d’un an, d’un montant de 14 millions d’euros auprès de Rewired, fonds d’investissement spécialisé. L’équipe, qui comprend une centaine de personnes, avait levé 20 millions d’euros en novembre 2018, ce qui porte à 34 millions d’euros le total des investissements. Et Nicolas Maurer a de grandes ambitions pour son club, qu’il souhaite imposer comme l’une des marques majeures du secteur. Vitality s’apprête d’ailleurs à ouvrir son QG, un espace dédié à l’e-sport, au cœur de Paris.

 

Marie-Laure Denis, gendarme des données

Cette diplômée du parcours classique Sciences Po-ENA impressionne les patrons du secteur de l’ad tech par sa capacité à avoir embrassé le sujet. Elle est arrivée en février 2019 à la présidence de la Cnil après être passée par la commission radio du CSA et par l’Arcep. À peine son poste pris, elle montre une parfaite maîtrise des détails techniques d’un secteur éminemment complexe, et ne s’en laisse pas compter. L’interprofession de la publicité digitale a demandé à la rencontrer, craignant des mises en demeure publiques de sociétés de l’ad tech, et demandant des clarifications sur l’interprétation du RGPD en matière de consentement. Marie-Laure Denis est au cœur, littéralement parlant, de la bataille entre le secteur de la publicité et les associations de lutte contre le recueil des données personnelles. Les deux camps, d’ailleurs, ont soulevé une question auprès du Conseil d’État, sur le bien-fondé de la procédure. Les juges de la rue de Montpensier ont choisi de réaffirmer l’autorité de la Cnil et ont considéré légale la concertation en cours sur les modalités pratiques de recueil du consentement des internautes. En 2020, la Cnil publiera des recommandations écrites qui devront, cette fois, et après une période d’adaptation, être suivie par toutes les entreprises, sous peine de sanction.

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