Consommation
Alors que Bruno Le Maire a appelé à un report du Black Friday, le Medef, par la voix de son président Geoffroy Roux de Bézieux, considère que cette option n’est «pas raisonnable».

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a estimé jeudi 19 novembre qu'il n'était «pas raisonnable» de vouloir décaler le Black Friday alors que l'opération promotionnelle doit se tenir vendredi prochain, jugeant plutôt que la solution est d'ouvrir tous les commerces dès le 27 novembre. «Tout est imaginable, mais pas huit jours avant. Il y a des supermarchés qui ont préparé leur catalogue. (...) On parle beaucoup d'Amazon (...) mais il y a plein de commerçants français qui ont préparé leurs promotions», a affirmé le président du Medef sur RTL. «Et il ne faut pas que ce soit un prétexte pour nous dire, on repousse le Black Friday donc vous n'ouvrez pas le 27, ce qui est peut-être ce qui peut se dessiner derrière», s'est-il inquiété.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a demandé mercredi aux distributeurs de décaler cette opération promotionnelle, Bercy assurant dans la foulée que cette demande ne préjugeait en rien de la décision sur la date de réouverture des commerces. Pour Geoffroy Roux de Bézieux, «il faut que tout le monde soit ouvert» le 27 novembre. Les professionnels «attendent une décision de bon sens», a-t-il insisté, ajoutant ces derniers étaient prêts à renforcer les règles sanitaires dans leurs commerces.

Un équilibre entre économie et santé

Pour lui, la bonne solution est de durcir les jauges de clients autorisés en même temps dans les magasins. Outre des extensions d'horaires, mais qui ont «une limite», il a aussi avancé qu'il était possible de réfléchir à ouvrir des dimanches supplémentaires en janvier.

Au-delà de la réouverture des commerces, les entreprises, notamment les restaurants et tous les autres secteurs fermés, attendent «une vision à moyen terme, sur trois-quatre mois, sur une saine cohabitation, un bon équilibre entre économie et santé». S'inquiétant d'un pays «à cran», il a jugé important que le gouvernement concerte sur les restrictions qui vont perdurer au-delà du confinement. «Cela ne peut pas tomber verticalement», a-t-il prévenu, reprenant la critique formulée la veille par le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger.

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