Tribune
Selon ses objectifs, une marque peut avoir intérêt à privilégier des vidéos courtes facilement partageables sur les réseaux sociaux ou, au contraire, des formats beaucoup plus longs, avec une forte valeur ajoutée. Voire concilier les deux, dans le cadre d'une stratégie globale de création de contenu.

La vidéo est devenue pour les marques et entreprises l’un des outils clé d’une stratégie de marketing de contenu efficace. Mais dans l’élaboration de cette dernière, deux approches sont possibles : le snack content et le slow content. La première repose sur la régularité des publications quand la seconde se concentre sur la qualité des contenus. Alors quels sont les avantages de ces vidéos ainsi que les petits plus qui feront la différence ? Et quels formats privilégier ? À l’heure où de plus en plus de vidéos se noient dans la masse des contenus diffusés sur les plateformes, serait-il venu le temps de prendre le temps ?

Le concept de snack content peut se traduire par «contenu à grignoter». La vidéo snack est une vidéo courte et synthétique, ne devant pas dépasser une minute. Aussi appelée «vidéo sociale», car conçue pour un usage mobile et/ou pour les réseaux sociaux, elle est facile à regarder et légère. L’intérêt est qu’elle ne requiert qu’un court instant d’attention de la part de l’internaute, capté lorsqu’il survole son fil d’actualité.

Ce type de vidéos transmet des messages en allant à l’essentiel. Qu’elles prennent la forme de teasers, de conseils et anecdotes, de témoignages de collaborateurs et de clients de façon synthétique ou encore d’extraits de webinaires, l’idée n’est pas de vendre mais de se faire connaître. Moins conventionnel, le contenu snack est conçu pour faire réagir. Ces vidéos ont donc vocation à développer les interactions de l’entreprise avec ses publics (réactions, partages…) et donc à générer de l’engagement.

Dans les campagnes marketing où l’objectif est que la vidéo devienne virale, le snack content est idéal, les internautes ayant tendance à partager plus facilement du contenu court. Elles sont ainsi tout à la fois un bon moyen pour une entreprise de renforcer sa présence sur les réseaux sociaux et une manière de faire vivre sa marque de façon ludique, en évitant les publications rébarbatives.

L'impératif d'une publication régulière

Cependant, pour que cela fonctionne, il est nécessaire de mettre en place une démarche de publication régulière. En effet, les vidéos disparaissent rapidement dans le flot des actualités auxquelles l’audience cible est abonnée et doivent donc être régulièrement renouvelées. Par ailleurs, ce rythme de publication – via la réalisation de séries de vidéos sur des thématiques bien précises – va permettre de construire un storytelling et d’habituer ainsi son audience à des rendez-vous dans la semaine.

La première raison de réaliser ce type de vidéos est donc de développer la notoriété de son entreprise tout en se démarquant de ses concurrents. Mais l’objectif ici sera également d’apporter de la crédibilité aux produits distribués par l’entreprise. Pour ce faire, il est important de créer du contenu qui réponde à des problèmes rencontrés par son audience. Outre le fait de faire découvrir ses produits à ses clients et prospects, cela aura aussi comme point positif de les rassurer dans leur phase d’achat comme de renforcer le sentiment d’appartenance à l’entreprise des salariés.

A l'inverse, le slow content est une pratique marketing à travers laquelle l’entreprise fait le choix de proposer des contenus plus approfondis et d’une durée plus longue. Alors que la qualité du contenu est privilégiée, la quantité diffusée est réduite. Si la vidéo snack ne doit pas pour autant être de mauvaise qualité, le slow content est un contenu plus efficace, plus soigné et plus authentique, et dans certain cas simplement plus technique.

Générer du trafic et des leads

L’un des avantages à proposer ce type de contenus utiles, durables et responsables réside dans le référencement de l’entreprise. En effet, le temps que passe l’internaute à visionner une vidéo est l'un des critères importants du SEO. Par ailleurs, les vidéos plus travaillées et plus affinées auront une forte valeur ajoutée pour les publics, et vont donc remonter dans les moteurs de recherche. À travers la valorisation de la qualité du contenu, les vidéos slow content vont renforcer l’image de marque de l’entreprise. Ces vidéos informatives, si elles sont bien ficelées, pourront par ailleurs apporter du trafic sur le site web et des leads pendant plusieurs mois, voire durant des années.

Le slow content peut également avoir des visées écologiques. À travers, par exemple, la réutilisation de contenus déjà produits mais toujours d’actualité, il est ainsi possible d’éviter de gaspiller de l’énergie en temps de chargement des vidéos sur les plateformes, mais aussi en termes de stockage sur les serveurs, très énergivores. Ces effets peuvent sembler minimes mais ils sont souvent considérés dans le cadre d’une démarche RSE plus globale de l’entreprise.

Alors, est-il préférable d’opter pour le snack content ou pour le slow content ? Utiliser l’une de ces deux pratiques dans un but particulier n’empêche pas de faire le choix de l’autre pour un objectif différent. Il est même tout à fait possible (et recommandé) de jouer sur les deux tableaux. En effet, en proposant uniquement des vidéos slow content, l’internaute peut plus facilement se lasser et arrêter la lecture.

De plus, si le message est trop long, il peut oublier quel était le but initial de la vidéo. Ces dangers peuvent être évités en variant les formats. Ainsi, sur le même principe qu’une bande-annonce présente un film, il est possible d’amener les internautes à visionner des vidéos slow content grâce à des contenus snack.

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