Selon une étude de l'agence de relation publics Oxygen, les journalistes sont de plus en plus sollicités par les sujets RSE... et de plus en plus suspicieux.

L'agence de relations publics Oxygen a dévoilé les résultats d’une enquête menée cet été auprès de 200 journalistes français afin d’étudier leur approche des sujets liés à la responsabilité sociale des entreprises (RSE) et aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Réchauffement climatique, limites planétaires, pollution, énergies renouvelables, ces gros titres occupent en effet aujourd'hui une place prépondérante dans le paysage médiatique et reflètent un changement significatif de la part des rédactions dans la manière de se confronter aux défis planétaires, remarque l'étude. À une époque où la planète est confrontée à des défis environnementaux sans précédent, ¾ des journalistes interrogés dans le cadre de l’étude considèrent que ces thématiques «green» occupent une place croissante dans leur média, et 65% des répondants estiment être de plus en plus sollicités pour des sujets abordant des problématiques RSE/ESG. Malgré cet engouement des rédactions vis-à-vis de ces thématiques, 80% des journalistes restent prudents lorsqu’ils reçoivent une communication autour de la RSE, du développement durable ou des engagements environnementaux d'une entreprise et cherchent par réflexe s'il s'agit de greenwashing.

La suspicion du greenwashing

Pour tenter de détecter ces tentatives de RSE-washing ou de greenwashing, les rédactions s'intéressent en détail à l'historique de l’entreprise, aux actions concrètes déjà mises en place, ou encore analysent précisément le langage utilisé et les KPIs environnementaux (s’il y en a). Au total, 94% d’entre eux ont d’ailleurs déjà eu l’impression que les organisations “surfent” sur des tendances green pour essayer d’être plus visibles dans les médias.

Autre chiffre important à relever : encore ⅓ des journalistes interrogés rencontrent des freins à traiter les sujets liés à l'environnement, le climat, la RSE, par manque d’expertises, de preuves très concrètes de la part des organisations, mais également par manque de temps car ces thématiques demandent bien souvent de longues investigations.

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