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Talent à suivre

Quentin Deronzier au bout de ses rêves

25/09/2019 - par Marie-Caroline Royet

Cet artiste visuel ne doit rien à la chance, il s'est construit avec l'expérience. Dans son univers féerique, Quentin Deronzier jongle entre l'envie de toujours faire mieux et le doute.

Assis dans le recoin d’un restaurant des Grands Boulevards, un homme de l’ombre. Pourtant, une carrière sous les feux de la rampe l'attendait en agence de pub. Son bac pro art et métiers d’arts en poche, Quentin Deronzier est embauché chez Havas. Il a alors 18 ans et devient directeur artistique. «J’ai appris sur le tas et en aucun cas cela m’a desservi», assume-t-il. Il continue son ascension en agence chez FF Paris et Grey, jusqu’à son dernier job chez SuperHeroes, une agence d'Amsterdam. «J’ai posé ma démission car le monde publicitaire me frustrait trop, autant au niveau de la liberté de création que du fait de côtoyer certains imposteurs en agences.» C’était en septembre 2015. Depuis, il s’est mis en freelance, a voyagé un an et demi à Tokyo, pour ensuite revenir à ses racines : Annecy. Avec un ami motion designer, ils ont décidé d’y ouvrir le studio Wove avec quatre autres freelances. «J’avais peur de ressentir un gap culturel, mais les allers-retours entre ma ville natale et Paris me permettent de combiner les bons côtés des deux villes.»

Voyage introspectif
Un choix qu’il ne regrette pas, même si les débuts en indépendant se sont avérés difficiles. Des mois sans paie et des propositions qui se sont fait attendre. Mais quels projets ! Le premier s'est concrétisé avec le label Next Wave, par l’intermédiaire du manager de Billie Eilish. Une porte d’entrée dans le monde de la musique. En deux ans, sa carte de visite est validée aux USA. De l’autre côté de l’Atlantique, le démarrage a été un peu plus timide. «Après compétition, j’ai gagné la réalisation des visuels des pochettes du DJ Petit Biscuit.» Actuellement, 70% de ses clients travaillent dans le monde de la musique et 30% sont des marques. Un juste équilibre quand on sait que l'une d'elles est Nike. «En juin dernier, j’ai reçu un appel de la société de production La Pac qui tombait à pic. Elle m’a proposé de devenir réalisateur, un projet dans lequel je voulais me lancer depuis un moment.» 

Pour cet artiste visuel, les productions commencent avec une base de réel couplée d’une couche d’onirique à l'aide de la 3D. Ses œuvres sont une échappatoire face à une réalité qu’il qualifie parfois de «boring». Un voyage introspectif qu'il remet souvent en question. Malgré son talent, son hésitation reste un obstacle qu’il a notamment rencontré lors de la réalisation du clip du groupe Foals, sorti fin septembre. «Je ne suis pas pleinement satisfait du résultat. Mais je me dis qu’il vaut mieux douter, sinon je n’évoluerai pas.» 

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