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Carte blanche

« La pop culture s’ouvre au pseudo underground »

31/08/2020 - par Marie-Caroline Royet

Avant de devenir directeur de la création au sein de la maison de production londonienne Unit9, Romain Demongeot a parcouru des agences et du pays : France, Angleterre, États-Unis, Shanghai... Véritable touche-à-tout, il alterne entre la pub, la réalisation de film et la recherche.

La mode du streetwear
J’ai grandi en banlieue, en cité plus exactement. Grâce à une bourse, j’ai pu intégrer l'école d'art Penninghen. Quand je suis arrivé dans ce nouvel environnement, il m’a fallu réapprendre à parler, à m’habiller afin de mieux m’intégrer. Mais depuis une dizaine d’années, j’observe toutes les marques de luxe s'amouracher du streetwear, que ce soit chez Marc Jacobs ou Balenciaga. Le streetwear qui était mal vu à l’époque, devient acceptable. Le plus flagrant est à Singapour où j’ai vécu pour le travail, surtout chez les jeunes : ils pouvaient mixer sarouels de griffes et sacs de marques. Actuellement, j'ai comme clients à l'agence Nike et Adidas dont toutes les campagnes sont inspirées des artistes urbains. La pop culture traditionnelle s’ouvre au pseudo underground, et ces deux cultures sont impossibles à dissocier désormais.

Les biopics et les biographies
J’ai perdu mes parents quand j’étais jeune. Pour pallier le besoin de représentation, j’ai dû me reposer sur de nouveaux modèles. 50 Cent, Jeff Bezos… Ces gens ne faisaient pas partie de mon cercle, en revanche la lecture de leur parcours m'a permis de grimper socialement, de me relever et d’avancer. Tous ont un point commun, la réussite. Lire ces success stories était une manière pour moi de comprendre comment je pouvais m'en sortir seul. Aujourd’hui, je continue à lire des biographies et à regarder des biopics mais ils sont plus ciblés, autour du business. D’ailleurs, les dernières que j’ai lues concernaient les quatre « horsemen » (les Gafa).

La thérapie
Petit, déjà, je me demandais comment le cerveau marchait. En parallèle, j’ai commencé une thérapie. À la base, c’était pour soigner des maux, mettre des béquilles là où j’en avais besoin. Et puis quand j’ai fini de travailler sur moi-même, j’ai voulu le faire pour les autres. Indirectement ou machiavéliquement, cette recherche s’est transformée en aspect marketing à cause de mon travail. Autant la psychologie, que l’hypnose ou l’haptonomie sont des thérapies qui m’ont aidé à établir une image de l’humanité, comprendre les émotions et la pyramide des besoins. 

L’horreur et la science fiction
J’aime ces deux univers fantastiques pour leur worldbuilding. Il s’agit de la construction d’un univers imaginaire mais avec des règles. Prenons l’exemple d’Asimov ou Tolkien, ces deux auteurs sont allés loin dans la construction de leurs histoires et, justement, pour que leur histoire marche, ils ont inventé des règles. Ces genres permettent entre autres l’utilisation d’effets spéciaux, de supers maquillages et de costumes. Ils permettent aux spectateurs de travailler leur imagination. Quand je réalise des films ou des publicités, j'essaie toujours de rechercher des trucs visuellement imprévus.

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