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« Le terme d'épidémie peut être utilisé »

Trois questions à François Baumann, médecin généraliste, spécialisé dans les pathologies du monde du travail, auteur de Le brown-out, quand le travail n’a plus aucun sens (éditions Josette Lyon)

 

Peut-on redouter une vague de brown-out ?

La problématique du sens n’est pas dans les tuyaux des entreprises, aujourd’hui. Et l’approche ludique, avec les babies foot, ne va rien résoudre. Or, le travail est, plus que jamais, au centre de l’équilibre de la vie. D’où l’impact de ces pathologies ! Et plus on parle des choses, plus on les voit aussi. C’est certes un peu fort, mais le terme d’épidémie peut être utilisé. La difficulté du brown-out est qu’il est multi-centré. Il affecte plusieurs sphères de l’être humain, philosophique, politique…. La patientèle va se développer. Il y a une prise de conscience que l’on peut devenir malade à cause de son travail. Un Grenelle de la souffrance au travail devrait être organisé.

 

Cette pathologie fragilise-t-elle le salarié sur la durée ?

Je le crains. C’est une blessure qui a du mal à cicatriser. Le risque de récidives est grand, et même celui de dépressions nerveuses. Le brown-out en fait des collaborateurs fragilisés. Le burn-out vient de l’extérieur. C’est plus facile ou confortable de mettre en cause la pression du chef, par exemple. À la différence, le brown-out vient du salarié lui-même. « Ce que je fais est absurde ». C’est plus violent.

 

Des soupapes permettraient d’y échapper ?

Plus le travail est intellectuel, plus le salarié est protégé. Il peut alors trouver des ressources pour s’en échapper. Ainsi, la culture sauve des gens. Le terme de soupape est parfaitement approprié. Et il est bon aussi de chasser le perfectionnisme. Dans les établissements d’enseignement supérieur renommés, les jeunes sont formés à être les plus parfaits. C’est très dangereux. La perfection est un fantasme. De quoi alimenter le mal-être au travail.

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Le brown-out, le travail en panne de sens

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