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Les rédactions également atteintes

Le sexisme et le harcèlement semblent aussi bien installés dans les rédactions, où plusieurs plaintes ont été déposées ces dix-huit derniers mois.

Le sexisme, le harcèlement ou les agressions sexuelles frappent aussi les rédactions. Selon une étude des collectifs Nous Toutes, Prenons la Une et Paye Ton Journal, à laquelle plus de 1 800 personnes ont répondu (dont 80 % de femmes), 67 % ont été victimes de propos sexistes dans le cadre de leur travail, 49 % de propos à connotation sexuelle tandis que 13 % ont été victimes d’agression sexuelle. « L’affaire de la Ligue du LOL a libéré la parole. Ce qui change tout dans une entreprise, c’est quand les victimes ont l’appui du plus haut placé », estime Aude Lorriaux, porte-parole de Prenons la Une et journaliste freelance. Mais selon Dominique Pradalié, porte-parole du SNJ, les directions ferment trop souvent les yeux : « C’est comme chez les curés. Elles ne veulent jamais remettre en cause leur hiérarchie. Quand elles ne peuvent pas faire autrement, elles déplacent la personne. »

Mediapart et Le Figaro ne sont pas épargnées

Dans la foulée de MeToo, à l’automne 2017, les langues se déliaient, à Radio France, à France 2, à La Chaîne Parlementaire… Mediapart et Le Figaro ne sont pas épargnés. Puis « le couvercle est retombé », note Dominique Pradalié. En février 2018, « l’enquête du magazine Ebdo sur Nicolas Hulot, qui n’était sans doute pas assez aboutie et qui a fait parler des victimes sans leur consentement, a mis un coup de frein », ajoute Aude Lorriaux.

En août 2018, la direction du quotidien Sud Ouest a bien licencié son directeur adjoint de l’information, Laurent Cramaregeas, pour harcèlement, après des mois d’enquête à la suite des témoignages d’une dizaine de femmes. Mais le classement sans suite de la plainte visant Éric Monnier, directeur de la rédaction de TF1, et le simple rappel à la loi de Frédéric Haziza, finalement écarté de l’antenne de LCP à la rentrée 2018, neuf mois après le dépôt d’une plainte pour agression sexuelle, en ont découragé beaucoup. « L’affaire de la Ligue du LOL paraît être une exception, mais les victimes pouvaient apporter des preuves. Ce n’est pas comme une main aux fesses dans un couloir », regrette Dominique Pradalié.

C’est pour tenter de remédier à ce phénomène que les patrons de 17 groupes médias devaient signer le 13 mars une charte de bonne conduite, élaborée par l’association Pour les femmes dans les médias, dans laquelle ils s’engagent contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes. Reste à vérifier que ce texte ne se limite pas à une déclaration de bonnes intentions. 

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