Pour enrichir l’expérience en réalité virtuelle, certaines sociétés travaillent sur l’odorat, d’autres sur le toucher. Zoom sur quatre entreprises présentes au salon Laval Virtual, qui a réuni du 12 au 14 avril les acteurs du secteur des technologies immersives.

Olfy

L’idée est séduisante. Et si vous ajoutiez à votre expérience en réalité virtuelle des odeurs ? C’est ce que propose la start-up Olfy, créée en juin 2021. Elle commercialise un petit module qui peut se clipser sur les casques de VR, dans lequel on peut mettre jusqu’à cinq fioles de parfum ou d’huiles essentielles. Une fonctionnalité qui pourrait intéresser le secteur du luxe et du marketing pour enrichir l’expérience de marque proposée au grand public lors d’événements. La marque peut choisir non seulement les senteurs qu’elle souhaite diffuser mais également leur intensité et leur fréquence de diffusion. La connexion se fait en wifi, en attendant le Bluetooth.

La start-up a déjà déployé sa solution avec Piveteaubois, fabricant français de produits en bois pour la construction, l’aménagement extérieur et le bois énergie. Dans le cadre d’une opération de communication interne, des odeurs de bois venaient s’ajouter à une vidéo 360° projetée à travers un casque. Un projet est également en cours de développement avec le Musée de la chartreuse de Douai autour de la promesse « Sentez le jardin de roses à Monaco ».

Actronika

Actronika propose une veste haptique baptisée Skinetic, qui s’enfile comme un gilet sans manches. Connectée à votre casque de VR, elle permet de ressentir des sensations, comme la pluie qui tombe ou un impact de balle. C’est principalement à des salles d’escape game ou de jeux d’arcade que ce produit se destine, pour rendre l’expérience de jeu la plus réaliste possible. « L’illusion haptique est très proche de la réalité grâce à notre travail sur la vibration », explique Pierre Comot, COO d’Actronika. Pour l’heure, seuls sept prototypes existent. L’objectif est d’arriver fin 2022 à une phase d’industrialisation. Chaque veste coûte autour de 500 euros, 800 euros si elle est sans fil.

Holusion

Fondée en 2014, Holusion est une entreprise spécialisée dans les bornes holographiques, qui peuvent aller de 50 cm à 2 mètres. On n’est plus ici dans la réalité virtuelle mais dans les hologrammes, qui permettent par exemple à un promoteur immobilier de montrer de façon réaliste à quoi pourrait ressembler le projet sur lequel il travaille. Si l’immobilier représente le gros des clients d’Holusion, la société a par exemple travaillé avec Decathlon sur un système innovant de PLV. L’enseigne a ainsi pu proposer en magasin une borne holographique permettant aux clients de voir un mapping d’une trottinette électrique.

Le domaine de la culture fait aussi partie des axes de développement de l’entreprise. Un projet de témoignage holographique a été mené autour du peintre Renoir avec la Maison Fournaise à Chatou. Un autre est en cours avec le musée du Quai Branly pour montrer dans des bornes holographiques des œuvres qui ont été scannées en 3D avant d’être restituées à leur pays d’origine.

Barco

Barco est un fabricant de murs led, une technologie qui permet des résolutions d’affichage rarement égalées. La société qui existe depuis une trentaine d’années a par exemple vendu au groupe Stellantis un mur led de 3 mètres par 7 qui permet la visualisation d’un véhicule à l’échelle 1. Ces écrans permettent l’affichage en ultra haute définition de contenus en 2D ou en 3D, que les utilisateurs peuvent voir à travers des lunettes. BNP et la SNCF se sont également équipés de murs led Barco pour faire des présentations internes. Reste le prix de tels écrans. Pour une résolution 4K, un mur led de 4x3 mètres tourne autour des 150 000 euros.

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