Plateformes

La plateforme de livraison de repas a annoncé sur internet un plan social qui prévoirait le licenciement d'environ 9% de son effectif total, soit 350 personnes.

Après avoir été dopée par la pandémie, la plateforme britannique de livraison de repas Deliveroo subit à présent la crise économique qui pèse sur la demande, et a annoncé qu'elle pourrait licencier jusqu'à 350 personnes. « Nous entamons un processus de licenciement (...) qui pourrait voir environ 9% de l'effectif de l'entreprise - environ 350 postes - s'en aller », a annoncé son fondateur et directeur général Will Shu dans un message aux employés publié sur le site internet de l'entreprise.

Le dirigeant précise que des redéploiements au sein de la compagnie pourraient permettre de réduire le nombre de départs à environ 300. Ces suppressions de postes auront lieu dans tout le réseau, mais principalement au Royaume-Uni où l'entreprise emploie le plus grand nombre de personnes, a précisé à l'AFP un porte-parole. Elles ne concernent pas les livreurs, au statut d'indépendants. « Ces dernières années, nous avons augmenté nos effectifs très rapidement », notamment en réponse à « des taux de croissance sans précédent soutenus par une dynamique favorable liée au Covid », a expliqué Will Shu.

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Selon lui, l'entreprise est désormais « confrontée à des vents contraires économiques graves et imprévus », notamment « une inflation record, des taux d'intérêt en hausse, une crise énergétique et des craintes de récession au Royaume-Uni » qui pèsent sur la demande des clients. Deliveroo a récemment abandonné plusieurs marchés, en particulier les Pays-Bas et l'Australie à la fin de l'an dernier, « ce qui signifie que nous n'avons pas besoin de la même taille de main-d'oeuvre pour subvenir aux besoins de nos opérations », a ajouté Will Shu.

Ces sorties de marchés s'étaient là aussi traduites par des licenciements, en particulier 120 en Australie. Les suppressions de postes annoncées jeudi viennent s'y ajouter, a précisé à l'AFP un porte-parole. Le groupe avait annoncé fin janvier que la valeur brute des transactions, une unité de mesure équivalant à son chiffre d'affaires, avait progressé en 2022 de 9% (hors Australie et Pays-Bas), mais affichait une marge d'exploitation toujours négative et prévenait de « perspectives incertaines pour 2023 ». L'action de Deliveroo évoluait jeudi vers 16H10 GMT en hausse de 0,22% à 89,12 pence, toujours très en deçà de son prix d'introduction en Bourse en avril 2021, à 390 pence.

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