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Journaliste business et tech au sein de The Economist, Ludwig Siegele revient sur les grands sujets de la semaine.

Elon Musk qui finance le rachat de Twitter en vendant des millions d’actions Tesla.

Le sujet, c’est d’abord celui de la liberté d’expression. Elon Musk en est un absolutiste. Il pense que la modération de contenus est devenue trop stricte et envisage même peut-être de laisser Donald Trump revenir sur la plateforme. Le problème est que le monde tourne dans l’autre direction avec, en Europe, le DSA (Digital Services Act) ou encore, aux États-Unis, les projets de réforme de la section 230 du Communications Decency Act, qui permet aux plateformes de ne pas être poursuivies. Mais c’est aussi le cas dans d’autres pays comme l’Angleterre ou l’Inde. Les gouvernements se rendent compte qu’ils doivent avoir des règles de modération de contenus. Par ailleurs, il n’est pas sûr que le deal soit bouclé car le financement n’est pas clair. Elon Musk veut utiliser en grande partie son propre argent mais il voit que c’est trop risqué donc il cherche d’autres partenaires. Il aurait demandé à Jack Dorsey de ne pas vendre ses actions Twitter.

L’accord trouvé le 23 avril par l’Union européenne autour du Digital Services Act (DSA), qui lutte contre les contenus haineux et la désinformation sur internet.

Le DSA force les plateformes à créer une structure de modération de contenus et aussi à être plus transparentes dans cette modération de contenus. C’est un peu comme lorsque l’on audite les finances d’une entreprise : le but de l’Union européenne est de réaliser quelque chose de comparable. Par ailleurs, le DSA indique également que les plateformes doivent ouvrir certaines de leurs données aux chercheurs pour que des gens indépendants puissent savoir ce qui s’y passe. Il va créer un standard de règles globales, comme le RGPD.

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Meta qui ouvre sa première boutique physique en Californie, le 9 mai.

Le modèle n’est pas celui des Apple stores, qui est l’une des plus grosses chaînes de distribution mondiales en termes de revenus et qui est aussi très importante pour la marque. Dans cette boutique, Meta souhaite montrer ce qu’il fait dans les univers virtuels, avec par exemple le casque Oculus. Si c’est couronné de succès, peut-être qu’ils iront plus loin mais pour l’heure, ce n’est pas l’idée principale. Dans la même veine, Snapchat, qui se voit comme une « camera company », vient de lancer un drone équipé d’une caméra. Toutes ces entreprises spécialisées dans le software, les logiciels, les services, commencent à développer du hardware. À long terme, elle auront ces deux volets.

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Les baskets en NFT de Nike qui s’arrachent dans le métaverse.

Les NFT, c’est beaucoup de hype. Un instrument de relations publiques. C’est difficile de comprendre à quoi cela sert. Cela peut avoir une utilité dans des univers virtuels qui attirent beaucoup de monde. Cela marche car les gens sont prêts à mettre beaucoup d’argent, souvent d’ailleurs ceux qui ont gagné beaucoup par ce biais. Une façon de perpétuer la hype. Même si les prix ont chuté dernièrement.

Un autre sujet tech important en ce moment est que dans le cadre du Conseil du commerce et des technologies, les États-Unis et l’Union européenne vont se réunir à Saclay près de Paris mi-mai pour évoquer ce qu’ils vont faire ensemble dans le domaine de la tech, sur différents sujets comme le contrôle des exportations ou la régulation des grandes plateformes. C’est très important car cela peut constituer un réveil des relations transatlantiques sur la tech. Cinq ministres seront concernés, deux pour les États-Unis et trois pour l’UE.

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